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Différence et unité. La partition du concept dans la Logique de Hegel
Jarczyk Gwendoline
KIME
20,00 €
Épuisé
EAN :9782841748723
La Science de la logique est le développement, "dans toute son ampleur", du résultat auquel parvient la Phénoménologie de l'esprit : le savoir pur comme l'unité de la certitude de soi-même et de la vérité - les deux a la fois inséparables et différents. Et parce qu'ils "se trouvent sus en même temps comme différents", leur unité se révèle non plus abstraite mais "concrète". Scindé en lui-même, le concept répond de cette différence dans l'unité. Le présent ouvrage a tenté d'en rechercher et d'en accompagner les implications, depuis le rapport de l'être pur et du néant pur, jusqu'à la déprise de soi de l'Idée pure comme Nature. Cela, en ayant pour témoin la méthode absolue, elle qui "prend de son ob-jet lui-même le déterminé, puisqu'elle est elle-même son principe et [son] âme". Cette réflexion est sous-tendue par l'inlassable exploration des ressources du négatif.
La philosophie dialectique est parfois soupçonnée d'avoir traité du mal par prétérition, ne voyant en lui qu'un épiphénomène destiné à une reprise dans un procès global qui ne verrait là que retard ou complication secondaire. Chez Hegel pourtant, cette réalité est de grande importance. Le mal y apparaît comme l'opposé du bien, au sein d'un rapport de double unilatéralité caractéristique du mode de connaissance par représentation. Mais l'accès à une compréhension conceptuelle transcrit pareille opposition dans la forme d'une contradiction vivante qui, en les dépassant, accomplit l'un et l'autre de ces termes en mettant en lumière leur inséparabilité de principe et de fait. Contradiction dissoute qui soustrait le mal -et le bien- à toute figure autostante -mal et bien défigurés- pour faire d'eux les moments d'un procès de réalisation positif et négatif. Telle est la posture logique de pareille réflexion. Quant au mal tel qu'il revient à l'homme d'en juger sur le plan éthique -pour le déchiffrer, le comprendre et le combattre- on trouvera ici ample moisson de vues originales, au plus près de la contingence et de l'histoire, en particulier avec la fameuse dialectique du Mal et de son Pardon dans la Phénoménologie de l'esprit, et dans ce qui regarde l'objectivité de l'existence individuelle et sociale dont traitent les Principes de la Philosophie du droit.
Intitulé La Contingence dans sa finitude fondatrice - Dans la Science de la logique de Hegel, ce nouvel ouvrage de Gwendoline Jarczyk est une recherche portant sur la contingence, alors même que le processus logique exclut toute intervention extérieure, forcément marquée de contingence, c'est-à-dire d' "arbitraire" . Cependant, la nécessité, qui marsue la Logique objective, implique sa négativité, son autre, la contingence, précisément, de telle sorte que lorsque la nécessité parvient à sa manifestation comme liberté, la contingence elle aussi se manifeste comme liberté - quoique de façon inverse. Il est donc légitime d'affirmer qu'il y a une contingence logique. A partir de là, l'auteure aborde la contingence humaine.
Résumé : A l'oeuvre dans la philosophie, le négatif est au c?ur de ce nouvel ouvrage dont les thèmes de l'oubli et du ressouvenir, de la pensée comme liberté dans ses ressources proprement créatrices, exposent les implications logiques d'un abîmeraient essentiellement duel, parlant instaurateur à la manière où l'est précisément le négatif. C'est pourquoi les vocables tels chue disparaître, fonder, poser, vide selon leur fonction duelle, positive et négative, se révèlent intimement liés au travail du concept, c'est-à-dire à la pensée en quête de détermination, cette négation dont dépend justement sa positivité. Car c'est bien à ce niveau, on le sait, que vient à affleurer la véritable infinité ; pour autant justement que "le négatif est à prendre comme la négativité véritable de l'infini".
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.
Et si la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert exigeait un effort de prospective ? En effet, de quel texte majeur l'oeuvre de Flaubert, fondamentalement matricielle, sera-t-elle finalement l'oeuvre source ? La critique s'est beaucoup intéressée aux lectures du romancier et aux textes qui ont pu l'inspirer ; elle a longuement analysé les principes de sa poétique et la manière patiente dont elle s'est élaborée. Mais quid des influences multiples sur ses contemporains ? Elle a beaucoup moins observé comment les héritiers autoproclamés se sont emparés de l'esthétique flaubertienne pour construire leurs propres oeuvres et comment ces dernières font honneur ou pas à l'héritage reçu. C'est cet oubli que prétend réparer Flaubert ou l'oeuvre muse. L'étude offre en effet une exploration panoramique des oeuvres de littérature française qui, dans le mystérieux processus labyrinthique de la création artistique, en plus d'être prismatique, devenue multidimensionnelle, ont contribué jusqu'à ce jour à faire vivre une réelle flaubertolâtrie.