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Le Voyage en Asie centrale et au Tibet. Anthologie des voyageurs occidentaux du Moyen Age à la premi
Jan Michel ; Bunel Fernand
BOUQUINS
32,50 €
Épuisé
EAN :9782221251348
Samarkand, Boukhara, Khiva... Kachgar, Dunhuang, Lhassa... Route de la soie, monts Célestes, désert du Gobi, passes de l'Himalaya... Cités fabuleuses et espaces grandioses du coeur de l'Asie sont d'" un autre monde ", celui que traversèrent et où vécurent en nomades des voyageurs venus d'Occident, envoyés du pape à la cour des Mongols, espions du Grand Jeu ou archéologues pilleurs de monastères du début du XXe siècle. A travers l'histoire, ils eurent en commun la volonté de découvrir les secrets de l'Asie centrale ou du Tibet, malgré les formidables obstacles que leur opposèrent la nature et les hommes. Si les révolutions - russe, de 1917, et chinoise, de 1949 - tentèrent d'effacer la mémoire de ces peuples, nos intrépides voyageurs, témoins ou acteurs des siècles passés, rapportèrent par leurs écrits (dont beaucoup étaient tombés dans l'oubli et d'autres étaient restés inédits) la dimension humaine d'un monde demeuré longtemps inaccessible. Les " nouvelles routes de la soie " promues par Pékin depuis 2013 redonnent à cette anthologie toute son actualité.
En 1990, une expédition traversait la Mongolie à cheval sur plus de mille kilomètres en franchissant l'Altaï, depuis l'oasis de Boulgan, proche de la frontière chinoise, jusqu'à Karakoroum, l'ancienne capitale gengiskhanide. Profitant de l'ouverture inespérée d'un pays parmi les plus fermés du monde, les cavaliers s'étaient fixés deux objectifs suivre les traces du franciscain Guillaume de Rubrouck, envoyé par Saint Louis à la cour des khans au milieu du XIIIe siècle, et redécouvrir ceux que l'Occident appela longtemps Tartares. Michel Jan, spécialiste de l'Asie orientale, a tenu son journal en ces contrées décrites par frère Guillaume comme " la terre des peuples étranges " : il y raconte les paysages à couper le souffle et le climat rigoureux, les populations locales d'une grande hospitalité et leurs retrouvailles avec un passé interdit, la réhabilitation de Gengis Khan et le renouveau bouddhiste, les cadres d'un régime en voie de décomposition et les difficultés de la vie quotidienne. C'est que l'ouverture sur le monde est rude, quand tout un peuple se réveille.
Résumé : Au-delà de l'émerveillement et de la fascination exercée par le mythe, ce livre évoque deux mille ans d'histoire de la Chine dans ce qu'elle à de plus essentiel - la construction de son identité par exclusion du monde extérieur - le long des trois mille kilomètres de la frontière nord, des steppes mandchoues aux portes du Turkestan. Avec la première unification de l'Etat, au IIIe siècle av. J.-C., sont scellées les limites de l'empire par une " grande muraille de dix mille lis ", face au monde barbare. Loin d'être une barrière, ou un limes vide et figé, de tels espaces aux marges de la steppe et des terres cultivées ont toujours vibré et bouillonné d'affrontements et d'échanges. Au fil des siècles, la " grande muraille " est devenue multiple. La présence obsédante de, l'étrangeté fait l'unité du livre, qui souligne en revanche la dispersion géographique, au cours des vaines recherches d'une frontière par les dynasties successives. L'Europe médiévale, curieuse et inquiète, en quête de divin, découvrit ces étranges constructions. Tour à tour " mur d'Alexandre ", barrière contre les peuples de Gog et Magog aux portes de l'infernal Tartare de l'Antiquité, puis symbole de la grandeur d'un empire des sages, ou ?uvre monstrueuse d'un tyran, la Grande Muraille devint un mythe dans l'imaginaire de l'Occident. Elle est aujourd'hui le symbole de la Chine moderne ! L'accord de la poésie, de la peinture et de la calligraphie est l'expression la plus achevée de l'âme chinoise. Tous les sentiments que la muraille inspire ou cristallise s'y font écho : l'exil, la séparation, l'héroïsme, la souffrance, la mort. La transposition des Dix-huit mesures chantées du Cornet Hun de Cai Yan (200 apr. J.-C.), la poétesse captive des Xiongnu : l'évocation de la célèbre légende de Meng Jiangnu, déplorant la mort de son époux : les poèmes de Li Po, Wang Wei, Cen Shen et d'autres de la dynastie Tang, sont un contrepoint à la brutalité des horizons de pierres et de déserts, restituant la vraie dimension, l'empreinte dans la conscience chinoise de la Grande Muraille, " une merveille et une malédiction " (Lu Xun).
Automne 1971 ; Chine et URSS sont dans un face-à-face tendu le long de leur frontière commune, sur les rives des fleuves Amour et Oussouri. Une rencontre inattendue à Khabarovsk, côté soviétique, avec un Russe né en Chine un demi-siècle plus tôt va conduire le narrateur dans la bouleversante recherche du passé d'un homme, Vladimir, et d'une ville chinoise, Harbin (Kharbine pour les Russes), aux destins étroitement liés. Une histoire, une amitié, une enquête qui vont durer une trentaine d'années. Comme dans un roman surgissent au fil des ans, de part et d'autre de la frontière, de multiples personnages, chinois et russes, vieux révolutionnaires, chercheurs d'or, chasseurs et coureurs des bois, Russes blancs ou rouges, japonais... À travers le personnage central de Vladimir, l'auteur nous fait découvrir l'épopée pathétique des derniers Russes de Mandchourie ; il nous entraîne dans l'obsédante quête d'une histoire aux épisodes dramatiques encore occultés et souvent révélés pour la première fois dans ce livre. Michel Jan, auteur de plusieurs ouvrages sur la Chine et ses confins, a déjà publié chez Payot Le Réveil des Tartares. En Mongolie sur les Traces de Guillaume de Rubrouck et La Grande Muraille de Chine.
Depuis trois quarts de siècle, le Kobbé est l?ouvrage de référence des amateurs d?opéras dans le monde entier. Paru pour la première fois en 1922 ? quatre ans après la mort accidentelle de son auteur, Gustave Kobbé (1857-1918), écrasé par un hydravion alors qu?il faisait du bateau au large de Long Island ?, cette bible des mélomanes a connu d?innombrables rééditions et de nombreuses traductions.À trois reprises (1954, 1976, 1985), Lord Harewood ? qui a dirigé pendant plus de vingt ans le Royal Opera House de Londres, puis l?Opéra de Covent Garden ? a complété et mis à jour cet incomparable instrument de travail.Aujourd?hui, il présente, secondé par Antony Peattie, une version entièrement renouvelée. Enrichi de soixante oeuvres nouvelles, portant à près de cinq cents les opéras répertoriés, le Nouveau Kobbé présente, par ordre alphabétique des compositeurs, des analyses fouillées et faciles à lire d?un répertoire en constante évolution. Un classique dont le succès ne se dément pas.
La communauté, l'abbé et la Règle sont les trois piliers du monachisme repris et enrichis par saint Benoît de Nursie, fondateur du Mont-Cassin au milieu du VIe siècle. Quinze siècles plus tard, des dizaines de milliers de moines et de moniales continuent à se réclamer de cette tradition et à vivre selon ces mêmes principes sur les cinq continents, qu'il s'agisse des Bénédictins, des Cisterciens, des Olivétains et de bien d'autres... Dans le monastère, tous, moines ou moniales, abbés et abbesses, sont soumis à ce petit texte, la Règle de saint Benoît. Constamment lu et relu, commenté et expliqué, puisque l'on compte plus de 1 500 éditions depuis le XVIe siècle, il forme le coeur de cet ouvrage. Chacun de ses 73 chapitres ainsi que son prologue sont analysés par des spécialistes, chercheurs et moines qui présentent ainsi l'histoire des pratiques bénédictines du vie au XXIe siècle. Quel est le rôle du supérieur ? Quelle est la forme de la prière ? Comment les moines et moniales se nourrissent-ils ? Où dorment-ils ? Comment s'habillent-ils ? Quel sens donnent-ils à leur séparation d'avec le monde ? Comment conduisent-ils la gestion économique des communautés ? Comment ont-ils appréhendé l'arrivée du téléphone puis d'Internet et des réseaux sociaux ? Comment vivent-ils la pauvreté individuelle ? Voici quelques-unes des questions auxquelles ce livre répond à travers l'étude des chapitres de la Règle. Cette Règle, véritable ADN de la vie monastique occidentale, devient ainsi accessible à un large lectorat, au-delà des seuls habitués des monastères, et cela sans doute pour la première fois depuis l'invention de l'imprimerie.
Ce livre offre un formidable voyage dans le temps et l'espace à travers toutes les substances psychotropes et leur imaginaire : de l'Inde védique à l'époque contemporaine des drogues de synthèse, des pharmacopées antiques et moyenâgeuses à la vogue moderne des psychostimulants en passant par l'opiophagie britannique, le cannabis romantique, l'opiomanie coloniale, la morphine et l'éther fin-de-siècle, l'invention du "junkie" au XXe siècle et la révolution psychédélique des années 60. S'il révèle une pratique universelle, il peut aussi se lire comme une histoire parallèle de la littérature mondiale tous genres confondus puisqu'on y trouve des poèmes, des récits, des romans, des nouvelles, du théâtre, des lettres, des journaux intimes, des essais, des comptes rendus d'expériences, des textes médicaux et anthropologiques... Précédée d'un prologue autobiographique de l'auteur, cette somme se divise en quatre grandes parties : Euphorica (opium, morphine, héroïne), Phantastica (cannabis, plantes divinatoires, peyotl et mescaline, champignons hallucinogènes, LSD), Inebriantia (éther, solvants), Excitantia (cocaïne et crack, amphétamines, ecstasy, GHB). Pour chaque drogue, à la suite d'un développement sur son histoire sacrée, médicale et culturelle, est proposée une anthologie chronologique de textes précédés d'introductions détaillées. Avec plus de 300 textes signés par 220 auteurs où les grands classiques obligés et les expérimentateurs célèbres côtoient des signatures moins connues tout aussi fascinantes et d'autres désormais oubliées, cette entreprise jusque-là inédite en français et sans équivalent dans une autre langue propose autant de récits d'expériences qui, comme l'écrit Cécile Guilbert, sont "à l'image de la vie même, tout à la fois joueuse et risquée, traversée d'effrois et d'extases, illuminée par la connaissance par-delà le bien et le mal, la culpabilité et l'innocence".
Dès leurs premières incursions en Occident à l'extrême fin du VIIIe siècle, les Vikings héritèrent une réputation sulfureuse. Indignés par le sort que ces prédateurs venus du Nord réservaient aux riches abbayes, les clercs brossèrent d'eux un portrait sans nuances: barbares païens d'une cruauté inouïe, égorgeant hommes, femmes et enfants, buvant le sang de leurs ennemis dans des crânes et sachant, de surcroît, mourir dans un éclat de rire. Cette image de monstres sans toi ni loi - certains même n'hésiteront pas à les qualifier plus tard de surhommes - va perdurer jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle. Depuis, pour démêler le faux du vrai, le mythe de la réalité, les chercheurs ont sollicité l'archéologie, l'histoire, la numismatique, la philologie, la runologie et proposé une lecture plus subtile de cette société scandinave. Pillards, certes à l'occasion, mercenaires au service du plus offrant, les Vikings furent avant tout des marchands: vendeurs de fourrures, d'ambre et d'esclaves, acheteurs de tissus, d'armes et de grains. Ils furent également de grands artisans, mettant au point, entre autres, un bateau extraordinaire, aussi maniable en eaux peu profondes qu'en haute mer. Le droit coutumier et la religion des Vikings, d'une grande tolérance, jouèrent un rôle important dans le développement de cette société sans préjugés qui ignorait la violence gratuite et la torture. Ces hommes, dont la civilisation dura près de deux cent cinquante ans (v. 800-v. 1050) et qu'un concours exceptionnel de circonstances a portés sur le devant de la scène de l'histoire, apparaissent ici tels qu'ils turent réellement, loin des fantasmes de notre imagination.