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Cruelle est la terre des frontières
Jan Michel
PAYOT
18,50 €
Épuisé
EAN :9782228897945
Automne 1971 ; Chine et URSS sont dans un face-à-face tendu le long de leur frontière commune, sur les rives des fleuves Amour et Oussouri. Une rencontre inattendue à Khabarovsk, côté soviétique, avec un Russe né en Chine un demi-siècle plus tôt va conduire le narrateur dans la bouleversante recherche du passé d'un homme, Vladimir, et d'une ville chinoise, Harbin (Kharbine pour les Russes), aux destins étroitement liés. Une histoire, une amitié, une enquête qui vont durer une trentaine d'années. Comme dans un roman surgissent au fil des ans, de part et d'autre de la frontière, de multiples personnages, chinois et russes, vieux révolutionnaires, chercheurs d'or, chasseurs et coureurs des bois, Russes blancs ou rouges, japonais... À travers le personnage central de Vladimir, l'auteur nous fait découvrir l'épopée pathétique des derniers Russes de Mandchourie ; il nous entraîne dans l'obsédante quête d'une histoire aux épisodes dramatiques encore occultés et souvent révélés pour la première fois dans ce livre. Michel Jan, auteur de plusieurs ouvrages sur la Chine et ses confins, a déjà publié chez Payot Le Réveil des Tartares. En Mongolie sur les Traces de Guillaume de Rubrouck et La Grande Muraille de Chine.
Résumé : Fille de la noblesse russe et née au début de la révolution, l'auteure retrace les vingt-neuf années d'errance de sa famille à travers l'Asie centrale et orientale pour fuir le régime bolchevik, puis l'occupation japonaise.
Résumé : En 1990, une expédition franco-mongole traversait la Mongolie à cheval sur plus de mille kilomètres en franchissant l'Altaï. Profitant de l'ouverture d'un pays parmi les plus fermés du Monde, les cavaliers s'étaient fixés deux objectifs : suivre les traces du franciscain Guillaume de Rubrouck, envoyé par Saint Louis à la cour des khans au milieu du XIIIe siècle, et redécouvrir ceux que l'Occident appela longtemps Tartares. Michel Jan, spécialiste de l'Asie orientale, a tenu son journal en ces contrées décrites par frère Guillaume comme " la terre des peuples étranges ".
Résumé : Au-delà de l'émerveillement et de la fascination exercée par le mythe, ce livre évoque deux mille ans d'histoire de la Chine dans ce qu'elle à de plus essentiel - la construction de son identité par exclusion du monde extérieur - le long des trois mille kilomètres de la frontière nord, des steppes mandchoues aux portes du Turkestan. Avec la première unification de l'Etat, au IIIe siècle av. J.-C., sont scellées les limites de l'empire par une " grande muraille de dix mille lis ", face au monde barbare. Loin d'être une barrière, ou un limes vide et figé, de tels espaces aux marges de la steppe et des terres cultivées ont toujours vibré et bouillonné d'affrontements et d'échanges. Au fil des siècles, la " grande muraille " est devenue multiple. La présence obsédante de, l'étrangeté fait l'unité du livre, qui souligne en revanche la dispersion géographique, au cours des vaines recherches d'une frontière par les dynasties successives. L'Europe médiévale, curieuse et inquiète, en quête de divin, découvrit ces étranges constructions. Tour à tour " mur d'Alexandre ", barrière contre les peuples de Gog et Magog aux portes de l'infernal Tartare de l'Antiquité, puis symbole de la grandeur d'un empire des sages, ou ?uvre monstrueuse d'un tyran, la Grande Muraille devint un mythe dans l'imaginaire de l'Occident. Elle est aujourd'hui le symbole de la Chine moderne ! L'accord de la poésie, de la peinture et de la calligraphie est l'expression la plus achevée de l'âme chinoise. Tous les sentiments que la muraille inspire ou cristallise s'y font écho : l'exil, la séparation, l'héroïsme, la souffrance, la mort. La transposition des Dix-huit mesures chantées du Cornet Hun de Cai Yan (200 apr. J.-C.), la poétesse captive des Xiongnu : l'évocation de la célèbre légende de Meng Jiangnu, déplorant la mort de son époux : les poèmes de Li Po, Wang Wei, Cen Shen et d'autres de la dynastie Tang, sont un contrepoint à la brutalité des horizons de pierres et de déserts, restituant la vraie dimension, l'empreinte dans la conscience chinoise de la Grande Muraille, " une merveille et une malédiction " (Lu Xun).
Avec un humour ravageur et tout britannique, l'anthropologue Nigel Barley s'enfonce dans l'île indonésienne de Sulawesi (Célèbes) à la recherche de ce qui reste de la culture toraja. Au terme d'un parcours semé d'embûches (administrations capricieuses, pluies tropicales, sangsues voraces, transports aléatoires), il découvre un peuple chaleureux et accueillant, niché dans des montagnes à la beauté sauvage. D'un optimisme sans faille, l'auteur parviendra à faire venir à Londres les meilleurs artisans torajas. Ce sera alors son tour de devoir répondre à leurs questions, dans une version exotique de l'arroseur arrosé. Nigel Barley, qui s'était signalé par ses expéditions rocambolesques en Afrique de l'Ouest (Un anthropologue en déroute et Le Retour de l'anthropologue), nous offre ici un récit savoureux et montre, s'il en était besoin, que le respect et l'amitié se jouent des différences culturelles. --Guillaume Segerer
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Résumé : Les hommes sont, plus souvent qu'on ne le reconnaît, hystériques. Ceux-là affectent d'être pervers ou prétendent que le sexe ne les intéressent pas, souffrent d'impuissance, de frigidité du sentiment ou d'éjaculation précoce. Mais que craignent-ils donc de rencontrer chez la femme ? A travers les grands textes fondateurs de notre imaginaire (la Bible, Shakespeare, Cervantès, mais aussi Alfred Jarry ou Albert Cohen), à travers surtout Don Juan, et en s'appuyant sur les analyses de Spinoza, Charcot, Freud et Lacan, le psychanalyste Jean-Pierre Winter dessine les contours d'un homme perpétuellement instable, décevant, toujours ailleurs et toujours dans l'attente.
Ce livre part d'un eidée toute simple: il est est possible de soigner un adolescent en difficulté de manière indirecte, par l'intermédiaire des parents. Il ne s'agit pas ici de tout connaître de la réalité de cet adolescent, mais de voir comment les parents se représentent leur enfant. Pourquoi? Parce que les troubles de l'adolescent sont souvent les reflets d'histoires non résolues qui se répètent à travers lui. Le propos n'est évidemment pas de le disculper, ni d'accuser les parents; mais la manière dont ceux-ci vont pourvoir appréhender les problèmes de leur enfant permet de comprendre en quoi l'adolescent et ses parents sont tributaires d'une histoire qui a commencé avant eux, parfois même sur plusieurs générations. Il faut alors remonter dans le temps, à la recherche des "fantômes" cachés dans le placard familial...