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LE REVEIL DES TARTARES. En Mongolie sur les traces de Guillaume de Rubrouck
Jan Michel
PAYOT
9,76 €
Épuisé
EAN :9782228893039
En 1990, une expédition traversait la Mongolie à cheval sur plus de mille kilomètres en franchissant l'Altaï, depuis l'oasis de Boulgan, proche de la frontière chinoise, jusqu'à Karakoroum, l'ancienne capitale gengiskhanide. Profitant de l'ouverture inespérée d'un pays parmi les plus fermés du monde, les cavaliers s'étaient fixés deux objectifs suivre les traces du franciscain Guillaume de Rubrouck, envoyé par Saint Louis à la cour des khans au milieu du XIIIe siècle, et redécouvrir ceux que l'Occident appela longtemps Tartares. Michel Jan, spécialiste de l'Asie orientale, a tenu son journal en ces contrées décrites par frère Guillaume comme " la terre des peuples étranges " : il y raconte les paysages à couper le souffle et le climat rigoureux, les populations locales d'une grande hospitalité et leurs retrouvailles avec un passé interdit, la réhabilitation de Gengis Khan et le renouveau bouddhiste, les cadres d'un régime en voie de décomposition et les difficultés de la vie quotidienne. C'est que l'ouverture sur le monde est rude, quand tout un peuple se réveille.
Résumé : Finalement, la domination absolue de l'Occident, européen puis américain, n'aura duré que deux siècles. Un nouvel ordre du monde s'élabore sous nos yeux, dont la crise actuelle, jointe à l'essor de l'Asie, révèle les traits. Deux facteurs majeurs expliquent la recomposition géopolitique actuelle : l'évolution de la démographie mondiale et la globalisation de l'économie. En analysant le parcours et les évolutions des grandes puissances, ce livre propose deux dimensions de lecture du monde contemporain, l'une dynamique, l'autre analytique. D'une part, un récit, vif et informé, des grands événements qui façonnent notre globe et déterminent son avenir ; d'autre part, une approche plus synthétique de la nouvelle puissance, la Chine. C'est dans la conjugaison de ces deux axes que se dessinent les contours du monde de demain. Cet ouvrage a reçu le prix Anteios 2014.
Résumé : " L'histoire passionnante que nous raconte Michel jan remonte à 1971. Déjà grand arpenteur de l'Asie centrale et orientale, il se heurte, lors d'un bref séjour aux confins soviétiques de la Chine, à un double mystère : celui d'un homme, Vladimir Klepikov, et celui de la cité dont celui-ci finit par lui confier qu'il est originaire, Harbin, la ville chinoise la plus septentrionale, fondée en 1898 par les sujets du tsar pour construire le chemin de fer reliant Moscou à Vladivostok. C'est avec émotion et pudeur que Michel Jan retrace ce destin, somme toute ordinaire, d'un Russe du XXe siècle. Mais il profite de ce devoir d'amitié pour reconstituer le tableau, jusqu'à aujourd'hui largement ignoré, d'une orageuse coexistence frontalière de deux empires ". (Jacques Amalric, Libération). " Un tissage remarquable entre récit, histoire et coup de projecteur sur un " Far Est " absolument inconnu et extraordinaire. " (Trek Magazine).
Yutang Lin ; Jan Michel ; Bourgeois S. ; Bourgeois
Résumé : Qu'est-ce que la Chine ? Changement des mentalités ou troublante continuité ? Les Chinois sont-ils "un peuple qui n'ambitionne pas d'être à la tête du monde" ? Les nouvelles interrogations sur la Chine pourraient bien trouver quelques réponses à la lecture de ce livre qui, depuis sa publication aux Etats-Unis en 1935, demeure sans égal. Vaste fresque de toute une civilisation, La Chine et les Chinois est un livre clé sur l'individu et la société en Chine, car son auteur, Lin Yutang (1895-1976), a su puiser avec intelligence aux racines culturelles les plus profondes de son pays.
Résumé : Au-delà de l'émerveillement et de la fascination exercée par le mythe, ce livre évoque deux mille ans d'histoire de la Chine dans ce qu'elle à de plus essentiel - la construction de son identité par exclusion du monde extérieur - le long des trois mille kilomètres de la frontière nord, des steppes mandchoues aux portes du Turkestan. Avec la première unification de l'Etat, au IIIe siècle av. J.-C., sont scellées les limites de l'empire par une " grande muraille de dix mille lis ", face au monde barbare. Loin d'être une barrière, ou un limes vide et figé, de tels espaces aux marges de la steppe et des terres cultivées ont toujours vibré et bouillonné d'affrontements et d'échanges. Au fil des siècles, la " grande muraille " est devenue multiple. La présence obsédante de, l'étrangeté fait l'unité du livre, qui souligne en revanche la dispersion géographique, au cours des vaines recherches d'une frontière par les dynasties successives. L'Europe médiévale, curieuse et inquiète, en quête de divin, découvrit ces étranges constructions. Tour à tour " mur d'Alexandre ", barrière contre les peuples de Gog et Magog aux portes de l'infernal Tartare de l'Antiquité, puis symbole de la grandeur d'un empire des sages, ou ?uvre monstrueuse d'un tyran, la Grande Muraille devint un mythe dans l'imaginaire de l'Occident. Elle est aujourd'hui le symbole de la Chine moderne ! L'accord de la poésie, de la peinture et de la calligraphie est l'expression la plus achevée de l'âme chinoise. Tous les sentiments que la muraille inspire ou cristallise s'y font écho : l'exil, la séparation, l'héroïsme, la souffrance, la mort. La transposition des Dix-huit mesures chantées du Cornet Hun de Cai Yan (200 apr. J.-C.), la poétesse captive des Xiongnu : l'évocation de la célèbre légende de Meng Jiangnu, déplorant la mort de son époux : les poèmes de Li Po, Wang Wei, Cen Shen et d'autres de la dynastie Tang, sont un contrepoint à la brutalité des horizons de pierres et de déserts, restituant la vraie dimension, l'empreinte dans la conscience chinoise de la Grande Muraille, " une merveille et une malédiction " (Lu Xun).
Au moment où l'on s'inquiète sérieusement des effets à long terme de la destruction des forêts dans le monde, ce livre nous rappelle le rôle qu'autrefois jouèrent dans la vie des hommes les arbres protecteurs qui, pourvoyant à presque tous leurs besoins, étaient considérés comme les manifestations par excellence de la présence des dieux sur terre. A chacun était attribuée une essence particulière, de telle sorte que le monde, où nature et divin se compénétraient et s'expliquaient l'un par l'autre, montrait de façon tangible sa multiplicité et son unité à travers les différentes espèces d'arbres. En ce livre foisonnant, plein de belles histoires oubliées, se rassemblent et se conjuguent les croyances, mais aussi les connaissances traditionnelles des civilisations dont nous sommes issus, qu'elles soient égyptienne, sémite, crétoise, grecque, latine, germanique ou celte. Du même coup nous sont restituées les clés d'une compréhension profonde, d'une mise en ordre de l'univers qui, faisant s'accorder l'homme à la nature, le profane au sacré, le quotidien au divin, pourraient encore nous servir d'exemple.
Résumé : Pionnier de l'approche et de la cure psychanalytique des psychoses, Paul Claude Racamier montre, dans cet ouvrage devenu un classique, à quelles complexités de la vie mentale se livre le moi schizophrénique. Jusqu'où le moi peut-il aller trop loin ? Quelle différence existe-t-il entre psychose et folie ? Comment faire pour être en n'étant pas ? Telles sont quelques-unes des énigmes soulevées par Racamier, qui présente pour la première fois des notions nouvelles ou renouvelées comme la séduction narcissique, l'Antoedipe et la paradoxalité. Éclairant les ressorts universels de l'existence humaine, elles n'ont pas fini de faire leur chemin dans la connaissance des groupes et des familles comme des individus.
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.