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Abrégé de psychologie
James William ; Baudin Emile ; Bertier G ; Boutrou
L'HARMATTAN
52,00 €
Épuisé
EAN :9782296006492
En 1878, William James (1842-1910) s'était engagé à écrire un manuel de psychologie : il comptait alors le terminer en deux ans. L'ouvrage lui demanda dix années de plus, et fut tout autre chose qu'un manuel. La publication en 1890 des deux gros volumes des Principes de psychologie marque une date importante dans la carrière de James. C'était, comme on le fit remarquer alors, une nouvelle "déclaration d'indépendance", qui établit la réputation scientifique de son auteur, et étendit au loin son influence. Mais les proportions des deux volumes du livre étaient énormes. Aussi James entreprit-il aussitôt, sur la demande de son éditeur, d'en rédiger un résumé plus accessible, qui parut aux Etats-Unis sous le titre de Psychology : Briefer Course au cours de l'année 1892. En composant cet abrégé de psychologie, James avait voulu lui donner la forme d'un livre à mettre entre les mains des élèves. Il a ainsi omis tout ce qui a trait à l'histoire et à l'examen critique des doctrines, aux discussions métaphysiques, et, en général, tout ce qui ne présente qu'un intérêt purement spéculatif. Nous proposons ici une traduction intégrale, la seule actuellement disponible, de son Abrégé de psychologie (1892) réalisée par E. Baudin et G. Bertier. Nous faisons précéder cette réédition de cette traduction par un texte important sur la psychologie de James publié par le philosophe E. Boutroux. Ce livre s'adresse aux psychologues, philosophes, savants et étudiants désireux de lire un des écrits les plus fondamentaux de James.
William James (1842-1910) est, d'un point de vue historique, une figure centrale de la psychologie. C'est dans son ouvrage Principles of Psychologv (1890) qu'il va exprimer ses idées les plus novatrices. Le livre que nous proposons concerne les thèmes de l'habitude et de la mémoire, traités chez James d'un point de vue psycho-physiologique. La thèse de son chapitre sur l'habitude est de considérer celle-ci du point de vue physiologique comme un chemin familier et bien frayé que suivent facilement les excitations nerveuses. Pour l'auteur, le mécanisme de l'association s'explique ainsi essentiellement par le simple jeu de la loi de l'habitude dans les centres nerveux. La mémoire n'est pas différente de l'habitude, car elle est une fonction conditionnée par la création de ces nouvelles voies nerveuses. Le mécanisme du rappel est ainsi identique au mécanisme de l'association et s'explique par l'habitude. C'est dans ce dernier chapitre que James met en avant une distinction essentielle, reprise par la psychologie cognitive actuelle, entre une mémoire primaire (mémoire à court terme ou mémoire de travail) et une mémoire secondaire (mémoire à long terme ou permanente). L'ouvrage rassemble les deux chapitres majeurs de l'ouvrage Principles of Psychologv (1890) de William James sur l'habitude et la mémoire traduits pour la première fois en français avec leur pagination originale. Le livre se termine par la réédition du dernier écrit de James sur la mémoire (1899). Gette édition est agrémentée d'une longue introduction écrite par Serge Nicolas et Gaën Plancher, spécialistes de l'étude cognitive de la mémoire humaine.
De 1884 à nos jours, les conceptions avancées par William James sur L'émotion font débat. Georges Dumas proposait qu'on en laisse la discussion aux physiologistes. On a trop oublié, en effet, qu'avant d'être professeur de psychologie puis de philosophie, James soutint sa thèse de médecine à Harvard et y enseigna la Physiologie de 1872 à 1880. Aussi sa théorie selon laquelle l'émotion ne serait "rien autre que la sensation des effets corporels réflexes de ce que nous appelons son"objet"" (ce dont il déduira qu'en voyant son enfant mort on était triste "parce qu'on pleurait", et non qu'on pleurait parce qu'on était envahi par une immense affliction) est celle d'un médecin cherchant à "donner corps" aux vécus psychiques, et d'un physiologiste qui avait déjà réduit le "sentiment de l'effort" aux seules sensations de la contraction musculaire effectuée. Un vaste mouvement de recherches neuropsychologiques, inauguré par Sir Charles Sherrington, a opposé aux conceptions jamesiennes le rôle de nombreuses formations encéphaliques interconnectées à l'origine des vécus et des expressions émotionnels. Cependant, James garde des partisans chez les psychophysiologistes actuels, et certains faits semblent toujours plaider en sa faveur. Voilà qui justifie que l'on réédite, dans sa lettre, ce que James a écrit, tant sur an plan doctrinal que dans ses réponses aux objections de W. Wundt, W.-L. Worcester, et autres contemporains.
N'admettre que ce dont on puisse faire l'expérience et rendre justice à tout ce qui peut être objet d'expérience. Voilà en une phrase le programme de William James dans cet ouvrage, dont la simplicité n'a d'égale que la radicalité. Il s'agit bien d'un programme philosophique, mais qui vise à ressaisir la vie concrète, derrière les abstractions de la philosophie académique. Ce livre est traversé par une tension: exposer techniquement et précisément ce que la danse réglée des affrontements entre grands systèmes métaphysiques (qu'ils soient rationalistes ou empiristes) nous a dérobé, à savoir les expériences, leurs motifs et leurs liens, dont le monde et nos vies sont tissés. Publié en 1912, ce recueil posthume expose le c?ur de la philosophie de l'expérience de William James: une approche neuve de la conscience, de l'expérience pure, des relations et de l'activité. Moment majeur dans l'histoire de la philosophie américaine, ces Essais ont eu une influence durable: Henri Bergson, Alfred N. Whitehead et Bertrand Russell ont noué avec eux leurs dialogues les plus féconds.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.