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La théorie de l'émotion
James William ; Chazaud Jacques ; Dumas Georges
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782296008939
De 1884 à nos jours, les conceptions avancées par William James sur L'émotion font débat. Georges Dumas proposait qu'on en laisse la discussion aux physiologistes. On a trop oublié, en effet, qu'avant d'être professeur de psychologie puis de philosophie, James soutint sa thèse de médecine à Harvard et y enseigna la Physiologie de 1872 à 1880. Aussi sa théorie selon laquelle l'émotion ne serait "rien autre que la sensation des effets corporels réflexes de ce que nous appelons son"objet"" (ce dont il déduira qu'en voyant son enfant mort on était triste "parce qu'on pleurait", et non qu'on pleurait parce qu'on était envahi par une immense affliction) est celle d'un médecin cherchant à "donner corps" aux vécus psychiques, et d'un physiologiste qui avait déjà réduit le "sentiment de l'effort" aux seules sensations de la contraction musculaire effectuée. Un vaste mouvement de recherches neuropsychologiques, inauguré par Sir Charles Sherrington, a opposé aux conceptions jamesiennes le rôle de nombreuses formations encéphaliques interconnectées à l'origine des vécus et des expressions émotionnels. Cependant, James garde des partisans chez les psychophysiologistes actuels, et certains faits semblent toujours plaider en sa faveur. Voilà qui justifie que l'on réédite, dans sa lettre, ce que James a écrit, tant sur an plan doctrinal que dans ses réponses aux objections de W. Wundt, W.-L. Worcester, et autres contemporains.
N'admettre que ce dont on puisse faire l'expérience et rendre justice à tout ce qui peut être objet d'expérience. Voilà en une phrase le programme de William James dans cet ouvrage, dont la simplicité n'a d'égale que la radicalité. Il s'agit bien d'un programme philosophique, mais qui vise à ressaisir la vie concrète, derrière les abstractions de la philosophie académique. Ce livre est traversé par une tension: exposer techniquement et précisément ce que la danse réglée des affrontements entre grands systèmes métaphysiques (qu'ils soient rationalistes ou empiristes) nous a dérobé, à savoir les expériences, leurs motifs et leurs liens, dont le monde et nos vies sont tissés. Publié en 1912, ce recueil posthume expose le c?ur de la philosophie de l'expérience de William James: une approche neuve de la conscience, de l'expérience pure, des relations et de l'activité. Moment majeur dans l'histoire de la philosophie américaine, ces Essais ont eu une influence durable: Henri Bergson, Alfred N. Whitehead et Bertrand Russell ont noué avec eux leurs dialogues les plus féconds.
Les quinze conférences prononcées par W. James devant de futurs enseignants traitent librement de questions pédagogiques aussi diverses que celles de l'éducation de la volonté, de la formation des habitudes, de la mémoire, de l'acquisition des idées et de l'intérêt, etc.. Si librement d'ailleurs qu'il se voit conduit à trois paradoxes : — invité en tant que psychologue célèbre, il marquera surtout les limites de sa discipline et en démasquera les abus ; — fondateur de la théorie des comportements, il défendra avec vigueur la conception la plus humaniste de l'unité de la conscience ; — réputé utilitariste, il affirmera la liberté individuelle la plus réfractaire au conformisme. Eduquer ne consiste pas seulement à créer dans l'enfant de "bonnes" associations et à détruire les "mauvaises", mais à stimuler le dynamisme associatif. L'avenir est à-venir ; il serait criminel d'inculquer mécaniquement des stéréotypes comportementaux. Le plus anglo-saxon des psychologues oppose, avec Bergson, à la pédagogie "close" qui se réclame encore trop souvent de lui, une pédagogie "ouverte" vers la liberté.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.