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La psychanalyse française en lutte. La guerre des psys continue
Jalley Emile
L'HARMATTAN
42,00 €
Épuisé
EAN :9782296039438
La guerre des psys qui a été relancée plutôt que déclenchée par la parution en 2005 du Livre noir de la psychanalyse a déjà connu et connaîtra encore d'autres rebondissements. Un retour à certains textes fondamentaux longtemps négligés de Freud devrait d'abord permettre à la psychanalyse française de mieux ajuster sa réplique à la publicité de la nouvelle biopsychiatrie à base de techniques comportementales et pharmacologiques, en situant plus clairement son attitude à l'égard de partenaires tels que la psychologie, la médecine et la philosophie. Cet ouvrage présente une analyse critique des principaux ouvrages et autres contributions qui ont proposé une réponse au Livre noir afin de mieux comprendre en quoi et pourquoi le nouveau biopouvoir généticien et comportementaliste de source états-unienne a pour allié naturel le fondamentalisme cognitiviste. De ce point de vue, il propose de poursuivre de manière conséquente la tâche essentielle, même si ce n'est pas la seule, d'une critique généralisée de la psychologie objective contemporaine. L'auteur y évoque également certaines figures célèbres, anciennes et récentes, de la culture européenne, telles que Descartes, Wallon, Althusser, Deleuze, Derrida et Canguilhem, car ce sont bien nos racines culturelles européennes qui sont aujourd'hui menacées par le nouveau biopouvoir cognitiviste de source états-unienne.
Ce premier tome présente un résumé général de l'ensemble des propositions développées par l'auteur depuis le début de ses travaux. L'auteur envisage la gravité de la maladie universitaire, puis la spécificité de la crise sociale et politique française, avant de proposer des recherches historiques sur les antécédents de la psychanalyse, de la psychologie, des neurosciences, mais aussi de la tradition culturelle européenne, ce fond de l'humanisme gréco-judéo-chrétien récemment mis en cause par les attaques de Michel Onfray.
Notre ouvrage se situe dans la ligne d'une critique de la raison scientifique de type kantien, mais appliquée au champ d'étendue considérable de la psychologie moderne. Kant a produit ses trois Critiques de la raison (1, 2, 3) dans le cadre des sciences de la nature, surtout de la physique classique de Newton (1), de la biologie naissante (3), de la psychologie encore en projet (1), de l'art de vivre aussi (2, 3) et enfin de l'art (3) tout court. Son entreprise ne pouvait pas alors s'appliquer aux sciences humaines et parmi elles à la psychologie scientifique encore à naître. Notre livre achève l'entreprise d'une critique généralisée des disciplines psychologiques commencée dans nos précédents ouvrages sur La crise de la psychologie à l'université en France. 1 : Origine et déterminisme ; 2 : Etat des lieux depuis 1990 (L'Harmattan, 2004) ; La psychanalyse et la psychologie aujourd'hui en France 1 (Vuibert, 2006) ; Wallon et Piaget. Pour une critique de la psychologie contemporaine (L'Harmattan, 2006) ; La guerre des psys continue. La psychanalyse française en lutte (L'Harmattan, 2007). Il s'agit pour nous essentiellement de démonter la Tour Eiffel du cognitivisme, qui, tout en se présentant comme une science, est à bien des égards une nouvelle et excessive philosophie. Piaget avait déjà écrit une Epistémologie des sciences humaines, mais dont le contenu, antérieur à l'apparition du cognitivisme, remonte aujourd'hui à une soixantaine d'années. Une critique de type kantien dénonce trois modes de dysfonctionnements dans la psychologie contemporaine : chosification, discours antinomique, transposition du possible en réel. . . Emile Jalley, né en 1935, professeur honoraire de psychologie clinique et d'épistémologie à l'Université Paris Nord, poursuit la tâche, dans cet ouvrage et à travers d'autres parus (2004, 2006, 2007) et à paraître, d'une critique générale de la psychologie objective contemporaine, entreprise qui donne un sens particulier à la réévaluation en cours de la psychanalyse et de la psychologie clinique en France. L'ensemble de ces travaux s'appuie sur une connaissance des disciplines psychologiques approfondie par l'auteur depuis une cinquantaine d'années, dix ans comme professeur de philosophie dans l'enseignement secondaire, puis trente-cinq ans comme enseignant-chercheur en psychologie aux universités de Nancy, Paris V et Paris XIII.
Le livre de Michel Onfray offre le paradoxe très surprenant d'être construit par un philosophe peu sensible au principe élémentaire de la logique, qui est la cohérence interne. L'ouvrage est en effet miné par une contradiction majeure. D'une part Freud est présenté comme quelqu'un qui aurait tiré sa doctrine tout entière de sa fantaisie corrompue. D'autre part, il en aurait dérobé tous les éléments à l'extérieur. C'est l'un ou l'autre, mais pas tout l'un et tout l'autre, ou alors les deux, mais en proportion raisonnable. Une lecture attentive montre que l'ouvrage comprend encore une trentaine d'autres contradictions presque tout aussi gênantes. Par ailleurs, le ton passionnel du dialogue de l'auteur avec Freud est le même que ce qu'il pourrait être si ce dernier était son psychanalyste, ce que la disparition de celui-ci a tout de même rendu impossible à jamais. Et comme le psychanalysé se mêle en outre fréquemment de psychanalyser le psychanalyste imaginaire, l'issue de sa cure en est rendue très difficile, sinon même impossible. C'est là une façon inattendue et originale de reconnaître la valeur de la psychanalyse, tout en montrant qu'elle ne peut conduire qu'à l'échec, ce qui est encore une façon de se contredire. Ce livre est le symptôme de la souffrance profonde de toute une époque et de ses difficultés à maintenir ses repères dans la culture moderne.
Faisant suite à la série des Anti-Onfray 1, 2, 3, cet ouvrage propose en premier lieu la discussion critique et la réfutation du second ouvrage de Michel Onfray, intitulé Apostille (2010). Onfray voudrait bien la psychanalyse mais sans Freud. Des auteurs comme Reich, Janet, Sartre, mais surtout Politzer, sont revisités dans la perspective d'une telle réfutation. Leur évaluation correcte échappe à Onfray qui prétendrait les annexer à son propos, alors qu'ils viennent plutôt à l'appui de la psychanalyse.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.