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La psychologie scientifique est-elle une science ? Critique de la raison en psychologie
Jalley Emile
L'HARMATTAN
42,00 €
Épuisé
EAN :9782296038820
Notre ouvrage se situe dans la ligne d'une critique de la raison scientifique de type kantien, mais appliquée au champ d'étendue considérable de la psychologie moderne. Kant a produit ses trois Critiques de la raison (1, 2, 3) dans le cadre des sciences de la nature, surtout de la physique classique de Newton (1), de la biologie naissante (3), de la psychologie encore en projet (1), de l'art de vivre aussi (2, 3) et enfin de l'art (3) tout court. Son entreprise ne pouvait pas alors s'appliquer aux sciences humaines et parmi elles à la psychologie scientifique encore à naître. Notre livre achève l'entreprise d'une critique généralisée des disciplines psychologiques commencée dans nos précédents ouvrages sur La crise de la psychologie à l'université en France. 1 : Origine et déterminisme ; 2 : Etat des lieux depuis 1990 (L'Harmattan, 2004) ; La psychanalyse et la psychologie aujourd'hui en France 1 (Vuibert, 2006) ; Wallon et Piaget. Pour une critique de la psychologie contemporaine (L'Harmattan, 2006) ; La guerre des psys continue. La psychanalyse française en lutte (L'Harmattan, 2007). Il s'agit pour nous essentiellement de démonter la Tour Eiffel du cognitivisme, qui, tout en se présentant comme une science, est à bien des égards une nouvelle et excessive philosophie. Piaget avait déjà écrit une Epistémologie des sciences humaines, mais dont le contenu, antérieur à l'apparition du cognitivisme, remonte aujourd'hui à une soixantaine d'années. Une critique de type kantien dénonce trois modes de dysfonctionnements dans la psychologie contemporaine : chosification, discours antinomique, transposition du possible en réel. . . Emile Jalley, né en 1935, professeur honoraire de psychologie clinique et d'épistémologie à l'Université Paris Nord, poursuit la tâche, dans cet ouvrage et à travers d'autres parus (2004, 2006, 2007) et à paraître, d'une critique générale de la psychologie objective contemporaine, entreprise qui donne un sens particulier à la réévaluation en cours de la psychanalyse et de la psychologie clinique en France. L'ensemble de ces travaux s'appuie sur une connaissance des disciplines psychologiques approfondie par l'auteur depuis une cinquantaine d'années, dix ans comme professeur de philosophie dans l'enseignement secondaire, puis trente-cinq ans comme enseignant-chercheur en psychologie aux universités de Nancy, Paris V et Paris XIII.
Ce second tome aborde deux grandes questions d'actualité touchant au destin de la psychanalyse. La première concerne la compatibilité entre psychanalyse et neurosciences : l'une et l'autre s'occuperaient d'aspect à la fois différents mais complémentaires dans le vaste champ de la vie mentale. La seconde touche aux procédures anglophones actuelles très discutables de l'évaluation de l'activité scientifique dans le champ des sciences humaines, où elles favorisent une production de masse superficielle et conformiste.
Wallon et Piaget sont les deux plus grands psychologues de la culture francophone. Leur dialogue fécond qui a duré une cinquantaine d'années a posé toutes les grandes questions fondamentales de la psychologie moderne. Le point le plus intéressant de ce dialogue est ici mis en évidence : l'étroite complémentarité de leurs deux approches au plan des applications pédagogiques. Cet ouvrage constitue une réflexion critique des disciplines pédagogiques. S'il est facile de critiquer la pédagogie, il l'est moins de critiquer la psychologie scientifique.
Faisant suite à la série des Anti-Onfray 1, 2, 3, cet ouvrage propose en premier lieu la discussion critique et la réfutation du second ouvrage de Michel Onfray, intitulé Apostille (2010). Onfray voudrait bien la psychanalyse mais sans Freud. Des auteurs comme Reich, Janet, Sartre, mais surtout Politzer, sont revisités dans la perspective d'une telle réfutation. Leur évaluation correcte échappe à Onfray qui prétendrait les annexer à son propos, alors qu'ils viennent plutôt à l'appui de la psychanalyse.
Les vues très discutées de Michel Onfray sur la psychanalyse s'inscrivent dans le cadre d'une crise globale de la société française, dont elles forment l'un des vrais symptômes, et dont certains aspects très visibles ont été plus particulièrement retenus ici: le désengagement critique d'une production intellectuelle médiocre et limitée à des sujets de vie banale, la crise généralisée d'une école publique primaire, secondaire et supérieure mise en concurrence concertée avec un secteur privé conquérant, enfin l'aliénation privative progressive du patrimoine national. On en vient alors de là à plusieurs autres questions d'actualité clinique et sociale: la psychanalyse face à ses critiques vulgaires dans le champ médical, face aussi à l'expansion dangereuse des psychotropes, face enfin aux empiétements résolus des pouvoirs publics. En même temps surgiraient des formes nouvelles et encore mal connues de censure littéraire par les moyens modernes de la (dés) information. Les deux volumes de notre ouvrage se complètent, mais peuvent être lus de manière complémentaire. Dans l'état des choses, des solutions seraient à portée, mais la volonté et l'unité politiques des intéressés manquent encore. La psychanalyse doit réfléchir sur ses problèmes tant externes qu'internes, en tout cas discuter davantage son lien possible avec les neurosciences comme avec la médecine et le peu qui reste de la psychologie à l'université.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.