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Les Utopiques Tome 1
Jallet Gilles
RUMEUR LIBRE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782355772849
Les Utopiques sont le jardin de Gilles Jallet où les rêves sont très réels Les Utopiques, comme il existe Les Pythiques (Pindare), Les Bucoliques et Les Géorgiques (Virgile), Les Tragiques (Agrippa d'Aubigné), et la comparaison s'arrête là. Les textes réunis sous cette bannière appartiennent à des espaces et à des époques indéterminés, autrement dit eux-mêmes utopiques. Ils ont été construits en l'absence de tout fondement solide, et ne se soutiennent que par eux-mêmes, comme des constructions de tours dans l'espace. Mais Les Utopiques, c'est aussi la trace des dieux disparus, la perte du Numen et du Genius loci. On y chercherait en vain le rêve du lieu où habiter, d'une maison qui penche et d'un jardin suspendu. Je ne puis m'empêcher ici de penser à tous les anges pauvres de Paul Klee. Même celui qui parvient au zénith de sa plénitude est encore un ange pauvre.
Jusqu'à l'arrivée des Romains, la population autochtone qui occupait l'Afrique du Nord était les Berbères, appelés Numides par les Grecs, dont les différentes tribus étaient regroupées en plusieurs royaumes indépendants et autonomes. Aux IIe et Ier siècles avant J.-C., ils furent peu à peu mêlés aux conflits qui opposèrent les Romains aux Carthaginois puis aux guerres civiles romaines qui s'achevèrent sur le territoire africain. Alliés ou ennemis des Romains, les rois numides furent amenés à participer à la conquête de l'Afrique du Nord par les Romains, au cours de laquelle s'illustrèrent les plus grands généraux qu'ait connus Rome : Scipion l'Africain vainqueur d'Hannibal, Scipion Emilien conquérant de Carthage, Marius et Sylla victorieux de Jugurtha, César qui anéantit les partisans de Pompée réfugiés sur le territoire africain. Ce sont les " vies " de ces derniers rois numides, connues uniquement par les textes des écrivains latins et grecs, qui sont évoquées dans ce livre. Syphax, Massinissa, Jugurtha, Juba I, Juba II et Ptolémée y revivent avec leurs heurs et malheurs.
Résumé : Langue incomparable de la tète de mort : elle unit l'absence totale d'expression (le noir des orbites) à l'expression la plus sauvage (la grimace de la denture). (Walter Benjamin, Sens unique) 1626, Weimar : Goethe fait exhumer les ossements de son ami Schiller, mort vingt et un ans auparavant. Comme une manière de prolonger le dialogue avec lui, il place le crâne de l'illustre poète sur sa table de travail. Puisant son inspiration dans cette dépouille macabre, il rédige un magnifique poème imité de Dante, qui fait entendre l'écho de la pensée divine que recèle encore cette muse lugubre. A partir de ce trait historique, Gilles Jallet propose un parcours original dans la littérature, de Goethe à Celan, en passant par Novalis, Hölderlin, Mallarmé, Joë Bousquet, Roger Laporte et André du Bouchet, afin d'étudier cette " langue incomparable " qui, de l'intérieur, vient ruiner, briser et désintégrer, comme une tête de mort, la belle totalité et l'ordonnance harmonieuse du poème goethéen. Un essai de critique littéraire alerte et fascinant.
Quel honneur pour un homme que de régner sur un Empire où vivaient quelque quatre-vingts millions d'habitants et qui s'étendait sur tout le bassin méditerranéen, de l'Ecosse jusqu'à l'Euphrate, des rives du Rhin jusqu'aux sables du désert nord-africain. C'était alors l'Empire romain qui, de 27 av J-C. à 476 de notre ère, a apporté aux populations ses lois, son administration, sa culture et, pendant au moins trois siècles, a installé la Pax Romana sur l'ensemble de son territoire. Combien furent-ils à avoir eu cet honneur ? On compte quatre-vingt-huit empereurs officiels ou quasi-officiels, sans compter les usurpateurs. Or, comment accédaient-ils à cet honneur ? En droit, ils étaient nommés "par le Sénat et le peuple romain" (Senatus Populusque Romanus), en fait, si, au début de l'Empire, la fonction fut transmise par succession familiale ou par l'adoption de son successeur par le titulaire, rapidement l'armée se chargea de désigner celui qu'elle voulait comme empereur. Dès la seconde moitié du 1er siècle, l'armée devint toute puissante dans le choix de l'empereur. C'était elle, quel qu'ait été le lieu où elle se trouvait, à Rome ou aux frontières, qui "faisait et défaisait" l'empereur. Et pendant cinq siècles, des hommes briguèrent ce titre pour terminer assassinés, souvent par ceux-là même qui les avaient élus. Combien moururent de mort naturelle ? Bien peu, à peine une vingtaine. Les autres connurent une fin tragique. "Au-dessus de la tête du souverain pendent des épées attachées à un cheveu : de toutes parts des lances, de toutes parts des flèches. On craint ses propres gardes du corps, on se méfie même de son entourage. On ne peut ni manger pour son plaisir, ni voyager de son plein gré, ni faire la guerre à sa volonté, ni manier les armes à sa convenance". Ce livre narre avec une grande rigueur historique les complots et assassinats ourdis contre des empereurs dont beaucoup, il faut l'admettre, tombèrent dans des excès de corruptions, de délires et de cruautés qui précipitèrent leur chute.
Par les chemins anéantis nous ne cessons d'aller (Miklos Bokor) QUOI ? La Spirale de l'histoire s'inspire formellement des fresques éponymes que Miklos Bokor a gravées et peintes dans la chapelle de Maraden durant les années 1998-2002, ainsi que des peintures sur toile datant d'une période plus ancienne à partir de 1988, au moment où l'homme réapparaît dans sa peinture, jusqu'en 2010, l'année où il peignit son dernier tableau. Les titres des poèmes sont empruntés aux titres des tableaux ou des dessins au bistre de Miklos Bokor qui pour certains se retrouvent dans la fresque de Maraden.
En 1954, frappé du verdict sans appel d'inaptitude à la vie religieuse par la Société de Marie qui lui interdit de renouveler ses voeux, Marius Alliod perd sa raison d'être en ce monde. À l'âge de 24 ans, il se voit exilé dans une forteresse de silence, bien loin de l'espace enchanté où son coeur s'était enflammé. C'est près de cinquante ans plus tard qu'il entreprend cette correspondance fictive avec son directeur spirituel d'autrefois, ce "Père" auprès de qui il dépose sa plainte tragique et son indignation. Trente lettres demandant raison de cette exclusion sans parole, sans confrontation avec ses juges ; éprouvés posthumes devenus pures réminiscences d'un chagrin si puissant qu'il le laissa dans la stupeur du deuil de son désir et la honte angoissée d'avoir failli à son devoir d'amour. Chaque lettre verse le flot furieux de prières et de plaidoyers malheureux destinés à briser cette chape de silence et affronter une hiérarchie coupable d'avoir usurpé le pouvoir de valider l'appel de Dieu ! C'est une âme qui se sonde jusqu'à l'épuisement de toute raison, qui entend la détresse d'une enfance captive de la souffrance d'une mère abîmée en un puits sans fond de mélancolie. Au lendemain de son renvoi, elle lui adressera les dernières lignes écrites de sa main : lamentation sans espoir devant la perte de sa vocation, mais aussi cri ultime d'amour auquel répondent peut-être toutes ces lettres, insistantes et belles dans la pureté d'une langue tendue jusqu'à se rompre, modulant tour à tour au sein de l'ample bercement de la rhétorique ce tremblement intérieur d'une poésie du coeur et la violence éruptive d'une voix qui cherche encore ce lieu où s'éprouve la présence du maître de la Parole.