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Mouvements ouvriers et crise industrielle. Dans les régions de l'Ouest atlantique des années 1960 à
Jalabert Laurent ; Patillon Christophe
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753512238
Cet ouvrage réunit les actes de deux journées d'études tenues à Nantes en 2007 et 2008, à l'initiative du Centre de recherches en histoire internationale et atlantique, du Centre nantais de sociologie et du Centre d'histoire du travail. Réunissant analyses scientifiques et témoignages de militants ouvriers, elles ont cherché à explorer un champ de recherche peu développé jusqu'alors, tant par des approches globales à l'échelle régionale (Bretagne, Pays de la Loire, Pays basque, Asturies), que par des études microsectorielles par branches ou entreprises. Crise industrielle, fermetures de sites, licenciements massifs... Les intervenants ont souligné que, face à ces difficultés, le monde ouvrier n'était pas resté inactif et qu'il avait tenté de mettre en oeuvre des stratégies de lutte susceptibles d'enrayer le processus de désindustrialisation en cours. En s'intéressant autant aux acteurs collectifs qu'aux formes d'expression développées par les mouvements sociaux, les communications ont interrogé l'existence d'identités propres, notamment en matière de culture politique.
Espace-clef de l'histoire franco-allemande, la rive gauche du Rhin offre un exemple peu connu de cohabitation confessionnelle : dominée par le protestantisme, cette zone connaît de profonds bouleversements politiques et religieux après 1648, tant en raison des princes d'Empire que du roi de France. Le tumultueux XVIIe siècle s'achève avec le traité de Ryswick (1697), qui consacre une forte progression du catholicisme. Les fondements de la paix d'Osnabrück (1648) doivent alors cohabiter avec une nouvelle règle confessionnelle qui reconnaît le culte public aux catholiques. Le XVIIIe siècle apparaît ainsi comme une longue phase de normalisation et d'approfondissement des identités confessionnelles qui se renforcent dans l'opposition mais qui coexistent également au quotidien. Cet ouvrage s'attache ainsi à démonter les mécanismes de survie des minorités catholiques et surtout à montrer les conditions de l'implantation durable du catholicisme et ses modalités d'expression dans des territoires où la religion romaine était bannie depuis plus d'un siècle. L'étude, menée au plus près des populations rurales, permet de montrer la réalité complexe du paradigme de frontière confessionnelle. Au fil de l'enquête se dévoilent des éléments qui nuancent l'idée d'une confessionnalisation subie pour dévoiler une lecture plus fidèle de la vie religieuse et sociale hors des villes libres d'Empire.
L'ouvrage est la restitution d'une journée d'études proposée par les centres de recherche en histoire (ITEM) et en lettres (CRPHL) de l'Université de Pau et des pays de l'Adour. Il explore le regard des écrivains qui ont utilisé le monde colonial comme sujet d'écriture. L'objectif de cette journée a été de croiser les regards, les expériences en étudiant et comparant les grandes régions colonisées (Indochine, Algérie, Afrique portugaise, Afrique francophone, Caraïbe, Guyane) afin de faire émerger les représentations, ou imaginaires autour de ces mondes par des approches pluridisciplinaires : littéraires, historiens, géographes... ont ici croisé leurs analyses. La littérature est en effet rarement neutre sur les colonies, engagée dans un sens colonialiste ou d'autres fois anticolonialiste ; et elle est parfois ambiguë. Les auteurs étudiés sont issus de divers mondes : un gouverneur, des écrivains issus des colonies, des regards venus de la littérature coloniale, des essayistes anticoloniaux.
La Première Guerre mondiale reste profondément ancrée dans la mémoire collective nationale en raison de son impact sur l'ensemble de la société française. 1914 marque la fin d'un long XIXe siècle et les quatre années de cette guerre contribuent à faire basculer la France dans le XXe siècle et la modernité. Face à la violence de ce conflit industriel, le pays a su politiquement et économiquement s'adapter pour supporter une part importante de la guerre sur le front occidental. De même, l'armée française de 1918 n'est plus celle de 1914 : il s'agit toujours de la "guerre des tranchées" mais bien des choses ont changé, tant dans les matériels employés que sur la tactique et la stratégie. L'auteur cherche ainsi à montrer, à travers les grands aspects de ce conflit et aussi bien des détails, comment la France a surmonté ses divisions pour éviter un effondrement semblable à celui de 1870, comment la population a su s'adapter à l'épreuve d'une guerre longue, comment les "poilus" ont pu vivre cette guerre et pourquoi 14-18 résonne encore dans l'esprit de nombre de Français.
Pour moi, le Tour de France c'est avant tout une aventure humaine que l'on partage avec toute une équipe. Au-delà des souffrances et des exploits, ce que je garde de plus précieux aujourd'hui, c'est cette vie d'équipe. Ce sont ces éclats de rire que nous avons voulu vous faire partager. Quoi de mieux qu'une bande dessinée pour vous faire découvrir la vie quotidienne du Tour ? " (Laurent Jalabert) Le Tour de France en bandes dessinées, c'est une succession de gags inédits, inspirés par la vie du Tour et de sa fameuse caravane. À travers les 46 pages de cet album, revivez chez vous toute la magie de cette grande fête du vélo !
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.