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Justifier l'ordre social. Caste, race, classe et genre
Jaffrelot Christophe ; Naudet Jules
PUF
8,50 €
Épuisé
EAN :9782130619338
Biographie de l'auteur Ancien élève de Sciences Po et de lInstitut national des langues et civilisations orientales, Jules Naudet est docteur en sociologie. Il est actuellement chercheur au Centre de sciences humaines de New Delhi (MAEE/CNRS) et membre de lÉquipe de recherche sur les inégalités sociales (ERIS) au Centre Maurice Halbwachs (EHESS/ENS/CNRS). Christophe Jaffrelot a dirigé le CERI de 2000 à 2008. Docteur en science politique et HDR à Sciences Po, chargé de recherche au CNRS, il obtient la médaille de bronze du CNRS en 1993 et devient directeur de recherche en 2002. Il dirige quatre collections douvrages, chez Fayard, Autrement, Hurst et Palgrave. Il est directeur de la revue Critique internationale, préside le pôle Asie de la Direction générale de la coopération internationale et du développement (MAE), participe au comité dorientation dAspen France et siège au conseil scientifique du Südasien Institut de Heidelberg.
L'Inde fait aujourd'hui irruption sur la scène internationale à la faveur de la globalisation économique, forte de son nouveau statut de puissance nucléaire et en vertu d'une formidable dynamique culturelle dont la littérature et le cinéma sont les meilleurs symboles. Cette montée en puissance est le fouit de ce qu'elle a semé au lendemain de l'indépendance de 1947, point de départ de cet ouvrage qui décrit la trajectoire singulière de l'Inde contemporaine, tant au plan politique que diplomatique, économique, social et artistique. Le non-alignement des années 1950 a ainsi fait place à un rapprochement avec l'URSS avant de céder le pas à la convergence indo-américaine des années 2000; l'intervention de l'Etat dans l'économie a été remise en cause dans les années 1990, la libéralisation donnant naissance à une nouvelle classe moyenne et creusant les écarts entre les régions; l'urbanisation s'est poursuivie au rythme de la croissance démographique sans que l'exode rural ne vide pour autant les campagnes, toujours majoritaires; les castes ne s'agencent plus suivant un ordre aussi hiérarchique que dans le passé, mais si elles s'organisent en groupes d'intérêt en compétition pour le pouvoir et l'obtention d'une meilleure part du gâteau, leur rôle dans la société ne faiblit pas. La dimension culturelle informe également tout l'ouvrage, non seulement parce qu'on ne comprend pas l'Inde en dehors de ses catégories propres, mais aussi parce que ce pays, riche en arts, est porteur d'une grande civilisation. Celle-ci souffre toutefois de tensions religieuses qui opposent notamment les hindous aux musulmans, un phénomène indissociable du contentieux indo-pakistanais à l'origine de trois guerres en cinquante ans. Cette nouvelle édition, augmentée de sept nouveaux chapitres et entièrement mise à jour, permet d'appréhender pleinement l'Inde dans sa complexité.
Résumé : Avec une décennie d'avance, l'Inde a fait une entrée remarquée dans le XXIe siècle. Elle a amorcé de grandes réformes structurelles (politiques, économiques et sociales). Dans les années 1990-2000, le renforcement du fédéralisme, le rapprochement avec les Etats- Unis, la libéralisation économique et la politique de discrimination positive en faveur des basses castes ont changé le visage du pays. A ces phénomènes s'en ajoutent d'autres, à la temporalité plus lente mais dont l'impact est majeur : transition démographique, urbanisation rapide et effort de défense nationale. L'Inde est aujourd'hui confrontée à la montée en puissance des nationalistes hindous, au pouvoir depuis 2014, à une marginalisation de ses minorités religieuses et à une concentration du pouvoir liée à la centralisation administrative. A plus long terme, la crise agricole et les risques environnementaux hypothèquent son développement. Cet ouvrage est une synthèse indispensable à qui veut comprendre l'histoire contemporaine d'une grande puissance émergente avec laquelle il faut désormais compter.
Résumé : Si l'Inde est l'un des pays où le taux de croissance est le plus élevé du monde, c'est aussi celui où le nombre de pauvres est le plus grand. Ce paradoxe s'explique en partie par une logique de croissance sans développement.
Depuis sa naissance en 1947, le Pakistan est travaillé par des forces contraires. Ses fondateurs ont voulu construire un État-nation centralisé alors que les régions, attachées à leur culture et à leur langue, souhaitaient gérer leurs propres affaires. Faute de les avoir entendues, le pouvoir central n?a pu empêcher la création du Bangladesh en 1971, et il se trouve aujourd?hui confronté à divers mouvements séparatistes ? des Baloutches à la mobilisation des Mohajirs pour contrôler Karachi. À la question de l?État s?ajoute celle du régime. L?armée et la classe politique alternent en effet au pouvoir tous les dix ans avec une grande régularité. Auteurs de trois coups d?État, les militaires jouent de la menace indienne pour justifier leur emprise sur le pays et leur budget, colossal. Les partis leur résistent et obtiennent à intervalles réguliers le retour à une certaine démocratie. Mais tous les dirigeants civils ne sont pas forcément démocrates, et leur népotisme, voire leur corruption, que l?armée imite de mieux en mieux, nuisent à leur crédibilité. Enfin, la question religieuse pèse sur le destin du pays telle une épée de Damoclès. Créé sur des bases « sécularistes », le Pakistan a connu un processus d?islamisation qui, ajouté au jihad en Afghanistan, a favorisé l?essor de l?islamisme. Sunnites et chi?ites s?affrontent, soutenus respectivement par l?Arabie Saoudite et l?Iran. La talibanisation gagne, et les mouvements islamistes, parfois proches d?Al Qaeda, défient à coups d?attentats de plus en plus audacieux un État désorganisé, sinon failli, bien que nucléaire. Ni jacobin ni fédéral, ni démocrate ni autocrate, ni laïque ni théocratique, le Pakistan contemporain est soumis à des pressions contradictoires. De l?issue de cette épreuve de force dépend l?avenir d?une région clé pour la stabilité de la planète.Christophe Jaffrelot, ancien directeur du CERI, est directeur de recherche au CNRS et enseignant à Sciences Po. Il est le grand spécialiste de l?Asie du Sud et s?intéresse plus particulièrement à sa politique, au carrefour des dynamiques sociales et religieuses.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.