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Le syndrome pakistanais
Jaffrelot Christophe
FAYARD
33,66 €
Épuisé
EAN :9782213661704
Depuis sa naissance en 1947, le Pakistan est travaillé par des forces contraires. Ses fondateurs ont voulu construire un État-nation centralisé alors que les régions, attachées à leur culture et à leur langue, souhaitaient gérer leurs propres affaires. Faute de les avoir entendues, le pouvoir central n?a pu empêcher la création du Bangladesh en 1971, et il se trouve aujourd?hui confronté à divers mouvements séparatistes ? des Baloutches à la mobilisation des Mohajirs pour contrôler Karachi. À la question de l?État s?ajoute celle du régime. L?armée et la classe politique alternent en effet au pouvoir tous les dix ans avec une grande régularité. Auteurs de trois coups d?État, les militaires jouent de la menace indienne pour justifier leur emprise sur le pays et leur budget, colossal. Les partis leur résistent et obtiennent à intervalles réguliers le retour à une certaine démocratie. Mais tous les dirigeants civils ne sont pas forcément démocrates, et leur népotisme, voire leur corruption, que l?armée imite de mieux en mieux, nuisent à leur crédibilité. Enfin, la question religieuse pèse sur le destin du pays telle une épée de Damoclès. Créé sur des bases « sécularistes », le Pakistan a connu un processus d?islamisation qui, ajouté au jihad en Afghanistan, a favorisé l?essor de l?islamisme. Sunnites et chi?ites s?affrontent, soutenus respectivement par l?Arabie Saoudite et l?Iran. La talibanisation gagne, et les mouvements islamistes, parfois proches d?Al Qaeda, défient à coups d?attentats de plus en plus audacieux un État désorganisé, sinon failli, bien que nucléaire. Ni jacobin ni fédéral, ni démocrate ni autocrate, ni laïque ni théocratique, le Pakistan contemporain est soumis à des pressions contradictoires. De l?issue de cette épreuve de force dépend l?avenir d?une région clé pour la stabilité de la planète.Christophe Jaffrelot, ancien directeur du CERI, est directeur de recherche au CNRS et enseignant à Sciences Po. Il est le grand spécialiste de l?Asie du Sud et s?intéresse plus particulièrement à sa politique, au carrefour des dynamiques sociales et religieuses.
L'auteur analyse l'idéologie et les stratégies du mouvement nationaliste hindou, de sa naissance en 1920 aux années 1990. L'hindouisme militant s'est construit comme nationalisme sur la base d'un sentiment de vulnérabilité face à l'Occident chrétien et à l'islam. Il s'est ainsi fait l'avocat d'une réforme sociale cherchant à unir des hindous connus pour leur division en castes et sectes. Longtemps endigué par le sécularisme vigilant de Nehru, le mouvement natonaliste hindou s'est développé à partie de 1980 ; en outre, le ralliement d'un réseau de religieux, pendant cette même période, a contribué à son épanouissement.
Résumé : L'Inde se présente comme " la plus grande démocratie du monde " ; de fait, cet autre empire du milliard qui organise des élections libres depuis plus d'un demi-siècle a pris l'habitude de l'alternance depuis 1977, jouit d'une presse libre et connaît une justice au moins aussi indépendante que sous nos latitudes. Longtemps cette démocratie a été conservatrice. L'influence de Gandhi ?réformateur moins radical que ne le dit l'hagiographie occidentale ? et la sociologie très élitiste des dirigeants du Congrès, le parti dominant au lendemain de l'indépendance, ont beaucoup contribué au statu quo. Mais les vraies racines du mal étaient ailleurs, dans l'agencement vertical d'une société de caste qui permettait depuis des siècles à une minorité d'hommes bien nés de gouverner sans partage. Cet ordre hiérarchique a été ébranlé, dès l'époque coloniale, non seulement par la pénétration des idées d'égalité et de liberté, mais aussi et surtout par les politiques de discrimination positive mises en oeuvre par les Britanniques en faveur des intouchables et des basses castes. Après l'indépendance, le Congrès s'est efforcé de circonscrire ces mesures au maximum, mais les basses castes y ont trouvé un objectif de mobilisation collective qui leur a finalement permis de former un front uni à partir de 1990. Désormais, les castes ne font plus système ; elles sont une collection de groupes d'intérêt en concurrence pour une part du pouvoir. La vieille logique clientéliste s'effondre, qui amenait la paysannerie ou les ouvriers endettés à voter pour des notables ruraux ou des magnats locaux du Congrès. A la place, des partis de basse caste prennent leur essor et s'emparent du pouvoir à travers toute l'Inde du Nord. C'est une véritable révolution silencieuse, unique en son genre : une révolution sans effusion de sang, aussi légaliste que l'ont toujours été les leaders de basse caste ? à l'instar de leur modèle à tous, Ambedkar. L'Inde accède à une démocratie enfin digne de ce nom, et ce, paradoxalement, par la caste car celle-ci, point d'application des mesures de discrimination positive, aura été le cadre et le levier des mobilisations de la plèbe indienne, la structure collective qui a permis d'agréger les intérêts du grand nombre.
En 1997, l'élection d'un intouchable à la tête de l'Etat indien, le président Naryanan, a été une victoire des classes basses de la société contre une ségrégation multi-séculaire. Ce combat a eu un pionnier : Bhim Rao Ambedkar (1891-1956), dont ce livre retrace le parcours politique et intellectuel. Ministre dans le gouvernement de Nehru, il rédigea la Constitution indienne et livra aussi une analyse sociologique du système des castes, appelant notamment à la création d'un parti politique pour les intouchables.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
L'histoire politico - militaire du Proche - Orient depuis 1948. Même si le Hezbollah et le Hamas, tous deux soutenus par l'Iran, n'ont pas renoncé à la lutte armée sous toutes ses formes, y compris le terrorisme, les guerres qu'Israël a menées depuis sa création ont contraint ses voisins à accepter son existence. En 1948, la guerre face aux armées arabes coalisées a permis de donner vie au rêve sioniste de reconstitution d'un foyer national pour le peuple juif. Israël écrase en 1967 les armées de l'Egypte, de la Jordanie et de la Syrie et se rend maître de la bande du Sinaï, de Gaza, de la Cisjordanie et du Golan. Après une revanche de l'Egypte en 1973, Israël choisit de faire la guerre au Liban, en 1982, pour étouffer dans l'oeuf le nationalisme palestinien qui ne cesse de progresser. En 2006, Israël mène une deuxième guerre contre le mouvement de Hezbollah. Depuis 1987 l'armée d'Israël se heurte aux réalités des conflits asymétriques et le pays tout entier fait face à une menace d'une autre nature : incompatible avec la solution à deux Etats, l'occupation de la Cisjordanie est contraire à ses valeurs et à ses intérêts.
Aux portes de l’Europe se déploie un monde arabe et musulman, en pleine mutation depuis 2011, l’année des "printemps arabes". Une curiosité nouvelle est née pour les pays qui en font partie. Cet ouvrage d’introduction et de réflexion sur la Palestine invite à la (re)découverte du pays à travers son histoire, sa société, sa politique, son économie, sa culture. Il offre une vision synthétique qui permet de mieux comprendre l’actualité immédiate.
Pourquoi l'Iran chiite est-il en rivalité avec le monde sunnite ? Quelles sont les causes des premières grandes discordes ? Pourquoi la reconquête de Mossoul ne signe-t-elle pas la fin de Daech ? Quel est le rôle des grandes puissances dans le conflit entre sunnites et chiites ? La discorde entre les deux principales branches de l'islam est-elle la cause principale du chaos qui règne au Moyen-Orient ? Pierre-Jean Luizard remet en perspective les raisons historiques qui ont déclenché cette seconde fitna, en référence à la discorde originelle survenue à la mort du Prophète en 632. Malgré les tentatives de rapprochements au cours des siècles, l'affrontement confessionnel prend, avec la globalisation, une ampleur inédite.
Résumé : Jérusalem cristallise haines et passions. Plus ou moins sanctifiée par deux milliards et demi de chrétiens, de musulmans et de juifs, disputée par deux nations antagonistes, l'antique cité fait ici l'objet, cartes à l'appui, d'une analyse authentiquement géopolitique : stratégies territoriales israéliennes, armes diplomatiques palestiniennes, représentations mystiques, faiblesses au sein de chaque camp. Ainsi sont présentées, de façon sérieuse et objective, les aspirations et les thèses des différents protagonistes. Un outil de compréhension précieux pour aborder l'extraordinaire complexité de Jérusalem.