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Eloge de la gentillesse
Jaffelin Emmanuel ; Saint Simon Arnaud de
POCKET
8,10 €
Épuisé
EAN :9782266253369
Emmanuel JAFFELIN enseigne au lycée Lakanal de Sceaux. Il a animé de 2011 à 2013 un atelier de philosophie avec les détenus de longue peine au Quartier Maison Centrale de la prison de Sequedin et intervient désormais en entreprise pour faire entrer la gentillesse dans les Ressources humaines. Et si ce dont nous avions le plus besoin était la gentillesse ! Malheureusement cette vertu est discréditée. Née dans la noblesse romaine, dénigrée dans le christianisme, réhabilitée à la Renaissance, elle s'étiole comme une fleur fanée dans la démocratie marchande. Emmanuel Jaffelin démonte les rouages de cette histoire contrariée, montre pourquoi, entre sagesse et sainteté, la gentillesse offre aux hommes une nouvelle manière de s'épanouir au quotidien, et comment elle permet de changer notre rapport aux autres.
Et si l'entreprise ouvrait les hommes du XXIe siècle à une sociabilité nouvelle ? C'est la thèse défendue par Emmanuel Jaffelin dans cet essai pétillant. Malgré ses pathologies actuelles, l'entreprise n'est pas condamnée à tirer l'humanité vers le bas. Mieux : elle peut constituer une voie que l'humanité emprunte pour s'élever. Si les hommes passent l'essentiel de leur temps à travailler, il faut que ce moment soit, non la mauvaise parenthèse d'une vie, mais l'un des facteurs du "vivre ensemble". Brossant le portrait du manager en gentleman et de l'entrepreneur en tisserand du lien social, le philosophe envisage le travail comme une aventure économique capable de réconcilier richesse matérielle et noblesse spirituelle.
Au fil de la lecture se dessine un message nécessaire : le bonheur est un choix à la portée de tous ! Le Bonheur est le but d'une vie, dit-on. Et si tu as pris ce livre, lectrice, lecteur, c'est soit que tu es heureux(se) et que tu as l'esprit à fêter ton Bonheur, soit que tu n'es (toujours) pas heureux(se) et que tu le cherches encore. A contre-courant des injonctions sociétales, Célébrations du Bonheur est un ouvrage de philo où être heureux devient affaire de volonté, non de libido. Réussissant la prouesse de délivrer une sagesse érudite dans un style simple et accessible à tous, il t'offre, en moins de 200 pages, les pistes essentielles pour trouver le Bonheur - peu importe le carrefour où tu te situes - et sans jamais avoir à le chercher. En cette époque qui semble privilégier le Malheur, les réponses à ta quête de sens et de liberté ne se trouvent pas forcément là où tu crois. En réalité, elles sont beaucoup plus près de toi que tu ne l'imagines. Ce livre est l'outil indispensable pour te permettre de reprendre le pouvoir sur ta vie et te condamner, quelles que soient les circonstances, au Bonheur à perpétuité.
Comme si l?histoire avait pris le parti de la douceur contre la violence, la punition est méprisée, honnie, chassée de la famille et de l?école. Elle subsiste marginalement dans le sport (les pénalités) et dans la diplomatie, quand il s?agit de punir les états voyous. Aujourd?hui considérée comme antidémocratique, la punition ne s?adresse en fait qu?à ceux qui se rendent coupables de comportements jugés non démocratiques (le professeur qui gifle son élève, le père qui donne une fessée à son fils et se retrouve condamné à 500 euros d?amende à Limoges). En même temps, sous couvert d?humanité, on laisse croupir une foule de détenus dans des prisons (avec un taux de récidive à 60% et un suicide tous les trois jours), sans leur proposer de vraie possibilité de se racheter aux yeux de la société par le biais d?une punition. La punition est aujourd?hui cachée, taboue, elle n?est absolument plus pensée comme la meilleure façon d?empêcher la vengeance alors qu?elle est par essence le premier pas vers le pardon, un moyen de réparer, de recoudre le tissu social. Il est temps de la réhabiliter en la repensant véritablement pour proposer une justice enfin réparatrice, fondée sur la responsabilité et le pardon.
La mode est au cynisme. Il est donc mal vu d'être gentil. Dois-je pour autant m'incliner devant le regard qui ravale la gentillesse au rang de faiblesse? Dans cet essai stimulant, Emmanuel Jaffelin montre que la gentillesse n'a pas dit son dernier mot et qu'elle est une vertu d'avenir. Source d'une morale vivifiante, elle prend le relais des morales fondées sur le devoir. Sa révolution douce renferme une promesse: celle de réconcilier les vieilles civilisations de l'honneur avec notre société du bonheur. Comme le dit Lao-tseu "Mieux vaut allumer une bougie que maudire les ténèbres."
L?Art de la guerre de Sunzi (Ve siècle avant J.-C.) est le premier traité de stratégie connu au monde. Stratège militaire du début de l?époque des Royaumes combattants (475-221 av. J.-C.), l?auteur favorise la stratégie indirecte. Classique du genre, sa compréhension dépasse le domaine militaire et peut être étendue à la plupart des domaines de l?activité humaine. L?Occident en prit tardivement connaissance à partir du XVIIIe siècle. Quant à L?Art de la guerre de Sun Bin (milieu du IVe siècle avant J.-C.), on croyait ce texte perdu depuis plus d?un millénaire, au point de douter de l?existence de son auteur et de le confondre avec son ancêtre Sunzi. Jusqu?à la découverte, en avril 1972, de lamelles de bambou, dans un tombeau des Han de l?Ouest à Yinqueshan, dans le district de Linyi, province du Shandong. Elles portaient non seulement le texte de L?Art de la guerre de Sunzi mais aussi celui de L?Art de la guerre de Sun Bin. Elles permirent de distinguer les deux auteurs, leur originalité, et de prendre enfin connaissance de l??uvre disparue. Pour la première fois en France ces deux textes sont publiés ensemble dans la traduction de Tang Jialong.
Le testament des Dieux, qui seul assure la légitimité du pharaon Ramsès II, demeure introuvable. Sur la piste d'un complot diabolique qui unit les hommes de pouvoir et d'influence, le juge Pazair est déporté dans un bagne. Mû par une volonté inflexible, il parvient à s'enfuir... De retour à Thèbes, avec l'aide de sa jeune épouse Néféret, médecin réputé, et de ses fidèles amis Kem et Souti, Pazair enfin innocenté poursuit son enquête, avec l'accord tacite du souverain, tandis que meurtres, enlèvements et actes de corruption se multiplient...
Etablis sur les rives d'un torrent auvergnat, les couteliers de Thiers, qui depuis des siècles fabriquent tout ce qui doit trancher, percer, raser, fendre, couper, les " ventres jaunes " forment une étrange population. C'est ainsi qu'on appelle les " émouleurs " couchés au-dessus de leurs meules et recevant douze heures par jour les projections de grès et de limaille blonde. Dans leurs ateliers insalubres et obscurs, ils n'en sont pas moins l'aristocratie du métier et forment une communauté libertaire qui se moque des lois et de la République, et se console en buvant des chopines, en jouant du pipeau et en élevant des chardonnerets. Une société truculente que Jean Anglade fait revivre avec tendresse et drôlerie.
A quelle époque et dans quelles conditions l'antisémitisme fait-il son apparition dans l'histoire ? Avec rigueur et passion, sans éluder aucun témoignage, Jules Isaac a mené son enquête, de l'Antiquité classique jusqu'à l'an mille. A la fois nettes et nuancées, ses conclusions réfutent la thèse d'un antisémitisme du monde antique transmis en héritage à la civilisation chrétienne, et montrent la virulence incomparablement plus grande de l'antisémitisme chrétien, avec ses deux traits essentiels et complémentaires : l'enseignement du mépris et le système d'avilissement. Cette histoire passionnante et pathétique fait aussi partie de notre présent.