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Le juste nom de l'amitié. Pour une amitié sans visage
Jacquemond Olivier
NOUVELLES LIGNE
20,30 €
Épuisé
EAN :9782355260865
Après l'âge d'or de l'Antiquité, où il constitua un enjeu éminemment politique et philosophique, le motif de l'amitié a perdu de son éclat. Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, des philosophes s'en emparent à nouveau et le replacent au coeur de l'activité de pensée. Maurice Blanchot le premier, Gilles Deleuze, Jacques Derrida, Michel Foucault, Roland Barthes ensuite; ensemble, ils ont contribué à rendre à l'amitié sa dignité philosophique en faisant de celle-ci non plus une catégorie affective mais conceptuelle, sinon impersonnelle. L'amitié telle que ceux-ci la conçoivent, la représentent et la vivent s'affirme sous le signe d'un refus absolu. Refus d'une identification aux dogmes, aux lois, aux normes, aux présupposés, à la nécessité, et jusqu'à la volonté. Comme si l'amitié n'avait plus aucun contenu positif qu'elle ne coïncidait jamais avec elle-même, qu'elle ne se définissait que contre, dans le rejet de la transcendance, du visage même. Figure de l'Intraitable, le nom d'amitié incarne pour cette génération le pur espace d'affirmation d'une pensée révoltée.
Je sens que, depuis qu'elle a planté ses racines en moi, Julie me réchauffe le coeur, ranime l'espoir moribond. Nul ne me regarde avec autant de considération, de respect que Julie. J'aimerais pouvoir me retrouver dans celui qu'elle dépeint avec tant de générosité. Grâce à elle, je gagne mes galons en maturité et passe pour quelqu'un de chevronné. Ma fatigue d'être moi, ma lassitude, elle les transforme en sens de la mesure, en sagesse. Parfois, je me plais à imaginer que l'irruption de Julie, cet amour providentiel, apporte la preuve que le passé ne fut qu'un mauvais rêve qui m'aurait longtemps poursuivi. Lorsque Maxence rencontre Julie à Paris, il n'a que trente-deux ans mais il a déjà beaucoup vécu. Quelques années plus tôt, il a en effet suivi à Berlin un photographe aux allures de gourou : une période houleuse et torturée de sa vie qu'il préfère oublier... Avec Julie, le calme et la sérénité semblent à nouveau possibles. Mais lorsque, en toute innocence, elle lui propose une escapade à Berlin, Maxence vacille. Hasard ou signe du destin ? Sur les traces de son passé, saura-t-il se réconcilier avec une partie de lui-même et assumer le présent ?
Peru Olivier ; Campanella Avdisha Erion ; Jacquemo
Résumé : Ultime volet de la saga des Médicis, brillamment retracée par Olivier Peru. Bien que les enfants de Cosme Ier se partagent Florence, seul François, l'aîné, peut être duc. Il n'est pourtant pas taillé pour une telle charge, au contraire d'Isabelle, sa soeur. Beaucoup souhaitent voir l'avenir des Médicis aux mains de cette jeune femme brillante et libre. Mais à force de vivre dans son ombre, ses frères la détestent. Leur jalousie pourrait bien marquer un tournant dans leur histoire. Pour la première fois, les Médicis n'ont d'autres ennemis qu'eux-mêmes.
Tout a débuté avec un premier post sur Instagram : "Au commencement, il y a rage". Puis, d'autres phrases, d'autres mots, certains raturés, certains illisibles, jetés sur des feuilles éparses, et ce livre s'est peu à peu construit, à découvert, comme dénudé, sous les regards croisés de lecteurs assistant en direct à sa création. Ainsi, pendant un an, au fil des semaines, plus de deux cents publications ont raconté les élans, les rencontres, les hésitations, les déceptions d'un écrivain avec les femmes. Les angoisses et les bonheurs de celui-ci sont saisis dans un récit à deux voix dont l'écriture sensible, oscillant entre poésie et humour, romanesque et cynisme, très rapidement fascine.
On lui avait demandé ce qui rendait Soul Lehmann unique en son genre. «Unique ? Voyons voir... Soul ne cherche à obtenir la bénédiction de personne. C'est quelqu'un d'attachant, et les gens sont prêts à tout pour lui, mais il n'a pas besoin de recevoir des preuves d'amour. Ce n'est pas son moteur. C'est, à mes yeux, ce qui le rend unique. Et ce qui garantit son intégrité artistique, absolue.» Je n'adoptais pas tout à fait la même lecture. Peut-être me trompais-je ? Peut-être avait-il changé avec le temps ? J'ai senti, pour ma part, que s'il n'était pas touché par son succès, c'est parce qu'il ne se sentait pas concerné. Soul Lehmann est un chanteur américain de notoriété internationale. Pour l'aider à écrire ses Mémoires, on lui a adjoint les services d'un coach, Jacques Dolence. Jacques assiste aux concerts, rencontre les proches de la star, gagne sa confiance. Grâce à lui, Soul se livre enfin et rend un texte à son éditeur. Lorsque Jacques ouvre le livre, il tombe des nues : d'une histoire complexe ne subsiste qu'une version édulcorée. Jacques, qui a beaucoup investi dans cette relation, se sent trahi. Qu'à cela ne tienne : Jacques décide d'écrire son propre livre, le portrait du vrai Soul. Cette initiative ne sera pas du goût de tout le monde...
Il n'y a rien en effet comme la fin de quelque intermittence que ce soit qui soit moins à l'ordre du jour. C'est tout le contraire même. L'instance représentative du patronat (le Medef) regarde le statut de l'intermittence des travailleurs de l'industrie du spectacle et du divertissement de masse comme le modèle par excellence et comme, par anticipation, celui sur lequel aligner toute la législation du travail, dorénavant. Si bien qu'il faut dire ceci : les travailleurs intermittents de l'industrie du spectacle et du divertissement de masse eussent fait montre de lucidité politique en s'avisant que, au lieu de continuer à prétendre à l'exception qui était la leur, ils constituaient en réalité déjà une règle à laquelle il n'y aurait bientôt plus de travailleur, de quelque sorte que ce soit, à pouvoir s'excepter. . . Michel Surya dirige la revue Lignes. Écrivain et philosophe, il a récemment publié : L'Éternel Retour (roman) (Lignes-Léo Scheer, 2006) ; La Révolution rêvée (Fayard, 2004). Le présent volume, qui fait suite au Portrait de l'intellectuel en animal de compagnie (Farrago, 2000), est le quatrième de la série De la domination .
Deux philosophes que tout semble opposer (l'âge, l'histoire, l'engagement) dialoguent. Raymond Aron vient de faire paraître Les Etapes de la pensée sociologique. C'est sur ce livre que devait porter l'entretien radiophonique diffusé le 8 mai 1967. Or c'est au contraire autour de l'ouvrage que vient de publier Michel Foucault, Les Mots et les Choses, que s'organise une conversation où les points d'accord apparaissent plus nombreux que l'on n'aurait pu le penser d'abord. Transcription inédite, suivie d'une analyse de Jean-François Bert. . . Jean-François Bert est sociologue. Ses principaux travaux portent sur l'histoire de la sociologie et de l'anthropologie et sur l'édition militante des années 1960 et 1970.
La mode a fait de l'inauthentique l'espace de ses expérimentations. Lorsqu'ils véhiculent les codes de la frivolité, créateurs et top-modèles le font en conscience, et se posent en sujets d'énonciation à part entière. L'examen du "phénomène de mode" fait apparaître la relation étroite qu'il entretient avec les motifs fondamentaux de la représentation occidentale : un platonisme "hétérodoxe" et une "inversion paradoxale de l'incarnation", entendue en son sens religieux.