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Le choeur des tristes
Jacquemond Olivier
MERCURE DE FRAN
14,70 €
Épuisé
EAN :9782715231634
Je sens que, depuis qu'elle a planté ses racines en moi, Julie me réchauffe le coeur, ranime l'espoir moribond. Nul ne me regarde avec autant de considération, de respect que Julie. J'aimerais pouvoir me retrouver dans celui qu'elle dépeint avec tant de générosité. Grâce à elle, je gagne mes galons en maturité et passe pour quelqu'un de chevronné. Ma fatigue d'être moi, ma lassitude, elle les transforme en sens de la mesure, en sagesse. Parfois, je me plais à imaginer que l'irruption de Julie, cet amour providentiel, apporte la preuve que le passé ne fut qu'un mauvais rêve qui m'aurait longtemps poursuivi. Lorsque Maxence rencontre Julie à Paris, il n'a que trente-deux ans mais il a déjà beaucoup vécu. Quelques années plus tôt, il a en effet suivi à Berlin un photographe aux allures de gourou : une période houleuse et torturée de sa vie qu'il préfère oublier... Avec Julie, le calme et la sérénité semblent à nouveau possibles. Mais lorsque, en toute innocence, elle lui propose une escapade à Berlin, Maxence vacille. Hasard ou signe du destin ? Sur les traces de son passé, saura-t-il se réconcilier avec une partie de lui-même et assumer le présent ?
Résumé : Etreindre pour mieux trahir, n'est-ce pas le sens qu'il faut conférer au célèbre baiser de Judas ? Ce geste est, nous semble-t-il, celui que commet l'anthropologue structuraliste Claude Lévi-Strauss en 1950 lorsqu'il rend hommage à Marcel Mauss dans une introduction devenue un canon du genre, longtemps demeurée une porte d'entrée incontournable à Marcel Mauss, et particulièrement à son texte le plus connu et commenté, "Essai sur le don", dont le contenu semble devoir s'éclairer grâce aux lumières lévi-straussiennes. Est-ce le charme de ce texte précisément ou est-ce le propre de toutes les grandes oeuvres que d'offrir une expérience vivante de pensée ! A notre sens, c'est vrai de tous les philosophes du malencontre (terme issu de "Le Discours de la servitude volontaire", et érigé en concept par Pierre Clastres), ces auteurs inclassables qui font le pari de l'incertitude, qui prennent le risque de la pensée pour remonter le cours du temps et se poser la question matricielle formulée par Nietzsche dans "La Généalogie de la Morale" : "Quel(s) événement(s) se sont-ils produits pour que nous soyons devenus ce que nous sommes aujourd'hui ? " Claude Lévi-Strauss, avec toute son autorité, a, semble-t-il, préempté le texte, y posant ses scellés et fixant sa lecture pour plusieurs générations de lecteurs. Ce sera donc le regard médusant de Lévi-Strauss que nous chercherons ici à détourner comme Persée pour approcher le point aveugle et originaire dont l'oeuvre tire son exceptionnelle et irrésistible puissance.
On lui avait demandé ce qui rendait Soul Lehmann unique en son genre. «Unique ? Voyons voir... Soul ne cherche à obtenir la bénédiction de personne. C'est quelqu'un d'attachant, et les gens sont prêts à tout pour lui, mais il n'a pas besoin de recevoir des preuves d'amour. Ce n'est pas son moteur. C'est, à mes yeux, ce qui le rend unique. Et ce qui garantit son intégrité artistique, absolue.» Je n'adoptais pas tout à fait la même lecture. Peut-être me trompais-je ? Peut-être avait-il changé avec le temps ? J'ai senti, pour ma part, que s'il n'était pas touché par son succès, c'est parce qu'il ne se sentait pas concerné. Soul Lehmann est un chanteur américain de notoriété internationale. Pour l'aider à écrire ses Mémoires, on lui a adjoint les services d'un coach, Jacques Dolence. Jacques assiste aux concerts, rencontre les proches de la star, gagne sa confiance. Grâce à lui, Soul se livre enfin et rend un texte à son éditeur. Lorsque Jacques ouvre le livre, il tombe des nues : d'une histoire complexe ne subsiste qu'une version édulcorée. Jacques, qui a beaucoup investi dans cette relation, se sent trahi. Qu'à cela ne tienne : Jacques décide d'écrire son propre livre, le portrait du vrai Soul. Cette initiative ne sera pas du goût de tout le monde...
Jacquemond Louis-Pascal ; Zancarini-Fournel Michel
Résumé : Le Front populaire est à bien des égards un moment béni, dispensateur de congés payés, de démocratisation des loisirs et d'une diminution des heures de travail. Les femmes y tiennent une place inédite : au sein du gouvernement, dans les grèves ouvrières, les occupations d'usines, mais aussi sur la route des vacances et dans les auberges de jeunesse ; c'est un vent de liberté qui semble s'annoncer. Léon Blum a nommé pour la première fois trois femmes sous-secrétaires d'État alors même qu'elles n'ont pas acquis le droit de vote et d'éligibilité? que le Front populaire ne leur accordera pas. La déception des féministes est grande : les conventions collectives et les accords salariaux entérinent les inégalités de genre, seuls sont mis en avant les droits liés à la maternité. S'appuyant sur une bibliographie quasi-exhaustive et sur de nombreux témoignages et mémoires, ce livre dresse un panorama très complet à la fois de la vie des femmes de toutes conditions et de la politique du gouvernement de Front populaire à leur égard. Le bilan du Front populaire est donc mitigé, dans une société restée profondément familialiste ; mais on constate cependant des évolutions avec une plus grande mixité (des loisirs, du travail) et l'apparition d'une nouvelle génération, celle qui s'est engagée pour le Front populaire, engagement politique qui, pour la plupart, se poursuivra dans la Résistance.
Le secret exerce sur nous de la fascination. Nous tombons facilement sous son charme, et nous nous laissons finalement asservir par lui car le secret exclut celui qui n'est pas en sa possession. Loin d'être une modalité comme une autre de la domination, le secret en est une des conditions. En nous répétant que le secret n'est jamais que ce que l'on savait déjà, Olivier Jacquemond cherche à nous libérer de ce charme. Cet ouvrage reprend les deux premiers "Secrets',"En mémoire d'Edgar Allan Poe"et"En hommage à Guy Debord', auxquels s'ajoute, en conclusion, le troisième "Secret',"À la rencontre du loup des steppes de Hermann Hesse'.
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.
Johnston Reginald F. ; Thimonier Christian ; Peyre
C'est en 1919 que Johnston devint le tuteur de P'u-Yi, le dernier Empereur de la dynastie Ch'ing qui, sans aucun pouvoir politique, vivait encore dans la Cité interdite avec une cour, des serviteurs et toutes les préséances qui étaient dues à son rang. Johnston bénéficiait d'un traitement de faveur particulier auprès de l'Empereur : lorsqu'il entrait dans une pièce où se trouvait l'Empereur, ce dernier devait se lever et attendre qu'il se fût assis. Ce professeur anglais raconte ses journées d'enseignement avec P'u-Yi, certains de ses traits de caractère, son intelligence et son intérêt pour la politique de la toute nouvelle République. Johnston décrit également le mariage de l'Empereur, et d'autres scènes privées auxquelles il lui fut donné d'assister ou de participer. Il nous donne une vision très intéressante de la vie de cour à l'intérieur de la Cité interdite, toujours avec un souci d'historien de la pensée philosophique ou politique chinoise. C'est de la Cité interdite - où arrivaient jounaux et messagers de toute la Chine - que Johnston voyait se mettre en place les rivalités entre partis, factions, et personnalités diverses, jusqu'à la chute de l'Empereur.
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.