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Ces mots qui ne vont pas de soi. Boucles réflexives et non-coïncidences du dire
Authier-Revuz Jacqueline
LAMBERT-LUCAS
60,00 €
Épuisé
EAN :9782359353693
Cet ouvrage est consacré à la question de l'auto-représentation de l'énonciation, à travers l'étude de gloses réflexives du type si vous voyez ce que je veux dire, comme vous dites, ce qu'on appelle..., comment dire ? , à proprement parler, au sens propre, si j'ose dire, etc. Au lieu de s'accomplir "simplement" sur le mode des évidences inquestionnées, l'énonciation, se redoublant d'un commentaire d'elle-même, se représente localement comme "n'allant pas de soi" : le signe au moyen duquel on parle devient en même temps ce dont on parle, cette structure sémiotique complexe correspondant à un mode d'énonciation dédoublé, celui d'un dire non coïncident à lui-même. L'auteur inventorie et décrit les formes si variées dont l'énonciateur accompagne son dire puis en interroge la fonction, saisie – en appui à diverses approches théoriques, notamment lacanienne, du sujet et du sens – comme négociation obligée des énonciateurs dans la relation d'interlocution, du discours traversé par d'autres discours, des mot aux choses, des mots à eux-mêmes.
Cet ouvrage est consacré à la question de l'auto-représentation de l'énonciation, à travers l'étude de gloses réflexives du type si vous voyez ce que je veux dire, comme vous dites, ce qu'on appelle..., comment dire ?, à proprement parler, au sens propre, si j'ose dire, etc. Au lieu de s'accomplir "simplement" sur le mode des évidences inquestionnées, l'énonciation, se redoublant d'un commentaire d'elle-même, se représente localement comme "n'allant pas de soi" : le signe au moyen duquel on parle devient en même temps ce dont on parle, cette structure sémiotique complexe correspondant à un mode d'énonciation dédoublé, celui d'un dire non coincident à lui-même. L'auteur inventorie et décrit les formes si variées dont l'énonciateur accompagne son dire puis en interroge la fonction, saisie - en appui à diverses approches théoriques, notamment lacanienne, du sujet et du sens - comme négociation obligée des énonciateurs dans la relation d'interlocution, du discours traversé par d'autres discours, des mot aux choses ; des mots à eux-mêmes.
Résumé : "Parce que c'était lui, parce que c'était moi" : Thomas, vingt-six ans, pourrait dire cela à propos de Robert Berthet, vibrionnant quinquagénaire agent en vins naturels, qui vient de l'embaucher comme assistant. A rebours du salariat classique et des aspirations de son jeune âge, Thomas découvre l'univers du "vin naturel", bio ou bio-dynamique en même temps qu'un monde de fêtes, de dégustations et de frasques. Dans leur ville de province et sur leur route à travers l'Hexagone, ils vont croiser une ribambelle de personnages truculents et improbables. Des heures heureuses les attendent, mais bien plus encore. Dans ce roman empreint de clins d'oeil à la littérature, Christian Authier nous offre une plongée savoureuse dans l'univers du vin naturel où se noue, au fil des ivresses et des humeurs vagabondes, une amitié filiale entre deux hommes en rupture avec leur époque.
Résumé : Pour Patrick, journaliste dans un grand hebdomadaire parisien, cela ne va pas très fort. A 48 ans, il se rend plus souvent à des enterrements qu'à des mariages. Les années ont filé à la vitesse de la lumière. Un divorce, une carrière de romancier avortée, un fils bientôt bachelier : le bilan n'est pas encombrant. La civilisation du papier à laquelle il appartient cède la place au numérique et aux algorithmes. Une solitude à couper au couteau semble avoir vitrifié les êtres. Heureusement, la compagnie de quelques camarades, des films vus et revus, des bonheurs simples l'empêchent de verser dans la mélancolie et le cynisme. En attendant, quelque part dans Paris, une autre âme seule, blessée avec discrétion, se sent elle aussi à l'étroit dans l'époque. Ces deux-là étaient faits pour se rencontrer et prendre l'air du large. Pour le meilleur ?
Le statut de plus en plus complexe des didascalies dans le théâtre contemporain rend difficiles la définition et la délimitation de ces unités textuelles longtemps considérées comme secondaires par rapport aux dialogues. D'où l'intérêt de s'interroger en termes linguistiques sur leurs fonctions et sur leur fonctionnement selon qu'elles appartiennent à un état passé ou présent de la production dramatique. Après une mise au point sur la nature, les formes et les fonctions des didascalies, on s'interroge sur la voix qui s'exprime à travers elles. Est-ce celle de l'auteur de la pièce ou relève-t-elle d'un narrateur, le didascale, interne à la fiction ? On étudie ensuite différentes classes de didascalies : les didascalies spatio-temporelles dont la fonction majeure est de préciser le contexte et le cadre dans lesquels se déroulent les interactions entre les personnages ; les didascalies gestuelles qui permettent d'inférer les identités, les qualités, les états affectifs des personnages, éclairant ainsi le sens de leurs relations et de leurs interactions. La deuxième moitié de l'ouvrage s'attache à rendre compte du style didascalique de Bernard-Marie Koltès puis analyse les relations syntagmatiques entre les différentes classes de didascalies présentes dans En attendant Godot de Beckett. Traitant à la fois de poétique et de stylistique, l'ouvrage s'adresse tant aux linguistes qu'aux littéraires.