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Sur l'entreprise du criticisme de ramener la raison à l'entendement et de donner à la philosophie un
Jacobi Friedrich Heinrich
VRIN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782711622436
L'essai de F. H. Jacobi Sur l'entreprise du criticisme de ramener la raison à l'entendement ouvre la voie à une compréhension différente du moment idéaliste et à une lecture alternative, aussi éloignée des interprétations phénoménologiques que néo-kantiennes, de la Critique de la raison pure et des pensées qui en sont issues. De tous les commentaires que les contemporains de Kant ont pu donner de la première Critique, il est, malgré diverses incompréhensions, l'un des seuls qui conservent encore aujourd'hui une pertinence. Avec la Lettre à Fichte, dont il est le prolongement, il offre en effet une première élaboration philosophique du concept de nihilisme. Le diagnostic qu'il établit doit alors se comprendre non seulement comme le point d'aboutissement des querelles théologicophilosophiques qui, à la fin du XVIIIe siècle, ont mis aux prises la philosophie de la religion et la théologie spéculative, mais aussi comme un jugement qui engage à lui seul tout l'avenir du postkantisme. Écrits au moment de la querelle de l'athéisme et contemporains de la formation des grands systèmes idéalistes, ces deux textes constituent un document irremplaçable pour qui veut comprendre le devenir de la philosophie moderne: après l'injonction de Jacobi à affronter directement la question du néant, jamais plus une philosophie ne pourra faire l'économie de ce problème.
L'idéalisme allemand aura été profondément marqué par la pensée critique de Jacobi (1743-1819) : par delà la fameuse Querelle du panthéisme, le Dialogue de 1797, présenté sous le titre David Hume et la croyance, Idéalisme et réalisme, nous introduit non seulement au versant négatif, mais aussi à la dimension fondamentalement positive d'une pensée de l'existence ; il s'agit en effet d'écouter, comme nous y invite le traducteur, " une voix singulière " qui cherche à faire entendre sa propre conception du donné. Par un habile retour sur la pensée de Hume, Jacobi pose la croyance, en un sens quasi-phénoménologique, comme le point de départ de tout discours philosophique en quête du vrai et reconsidère le statut de la rationalité finie. Ce recueil comprend aussi la Préface pouvant servir d'introduction à l'ensemble des écrits philosophiques de l'auteur, préparée pour une nouvelle édition de ses oeuvres en 1812, et le fameux Appendice sur l'idéalisme transcendantal. On découvre en Jacobi une figure qui a influencé Fichte, Schelling, Hegel ou Kierkegaard.
Petit manuel de non-philosophie à l'usage des philosophes et des non-philosophes, la Lettre à Fichte constitue un document phare pour la genèse du nihilisme européen. Ecrite en 1799 dans un contexte polémique, au plus fort de la Querelle dite de l'athéisme, elle est un ouvrage de guerre contre toute la philosophie occidentale, accusée d'être tendanciellement orientée vers le nihilisme. Selon Jacobi, les philosophes ont privé le monde de son épaisseur. Mystificateurs de génie, ils ont, par abstraction et réflexion, vidé la vie de sa vie, et nous présentent en triomphant une dépouille inerte qui n'est que le reflet creux de leur ego surdimensionné. La Lettre sur le nihilisme est accompagnée de textes de Jacobi, de Fichte et de Reinhold, ainsi que d'un dossier comprenant un choix représentatif de documents relatifs à cette Lettre.
Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations. Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication. Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés. L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.
Résumé : "Non-public" was used for the first time in May, 1968, by those working professionally in the cultural domain in France. At the time, they were gathered in Villeurbanne at the head office of the TNP (French National Popular Theatres), and they used this notion in a very militant way to describe all those who were excluded from culture, and whom they considered to have a fundamental right to all cultural offers. In this book, nine researchers from France, Quebec and Mexico tackle these questions through both qualitative and quantitative contributions dealing with various cultural sectors in which the question of non-publics remains unanswered. In tact, the non-public is not so much a group of non-participants but individuals blatantly incapable of appreciating a culture that is unfamiliar, even foreign. For over a century, the popular education movement, in its initial project to bring public and culture Gloser together, has emphasized this cultural gap, which even today, justifies the necessity for cultural mediation policies. The near-militant voluntarism of the active players in cultural mediation engenders certain expectations: after a large investment in cultural creation is it not justifiable to aspire to reach the largest possible audience?
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Lorsque ces Réflexions sur la peine capitale sont parues, en 1957, la guillotine fonctionnait encore en France, pour les crimes de droit commun, et plus souvent encore pour ceux liés à la guerre d'Algérie. Quand ce livre a été mis à jour pour la dernière fois, en 1979, presque vingt ans après la mort d'Albert Camus, la peine de mort était encore en vigueur en France. Moins de deux ans plus tard, Robert Badinter, nommé garde des Sceaux, fit voter l'abolition par le Parlement le 9 octobre 1981. Pour autant, le débat ne s'est pas interrompu. Il s'est déplacé et il s'est élargi, en devenant international. Si l'abolition a prévalu en Europe et gagné du terrain partout dans le monde, la peine de mort est encore appliquée dans de nombreux pays, parfois à grande échelle. Il nous a paru intéressant d'apporter au débat ces Réflexions d'Arthur Koestler et d'Albert Camus qui n'étaient plus disponibles.
Résumé : Et si nous vivions dans une société bavarde où le dialogue n'existe plus ? Marylin Maeso, jeune philosophe camusienne, y voit un vrai danger. Polémiques systématiques, procès d'intention, culture de l'esquive... : médias et réseaux sociaux menacent la fluidité des débats et tendent à délégitimer l'adversaire plutôt que d'écouter ses arguments. Dans cet ouvrage décapant, Marylin Maeso analyse les mécanismes et les enjeux de ce phénomène. Pour elle, le fait que notre époque soit à la fois celle de l'hyper-connectivité et celle de la substitution de la polémique au dialogue n'est pas le moindre de ses paradoxes !
Résumé : Emmanuel Levinas a renouvelé en profondeur la philosophie, qu'il s'agisse de la définition de la subjectivité par la responsabilité, des implications politiques de cette conception du sujet ou de son insistance sur la corporéité, pensée comme vulnérabilité ou associée à une phénoménologie du "vivre de" et des nourritures. Dans un séminaire qui s'adressait à des étudiants en philosophie et à des soignants, Corine Pelluchon donne les clefs pour comprendre cette oeuvre exigeante et communique une expérience de pensée liée à la manière dont la réflexion et le style de Levinas l'ont bouleversée. Elle montre en quel sens il a inspiré ses propres travaux, qui prolongent et parfois discutent ses thèses, soulignant aussi l'actualité de Levinas, y compris lorsqu'on s'intéresse à des sujets sur lesquels il ne s'est pas exprimé, comme la médecine, l'écologie et le rapport aux animaux.