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DAVID HUME ET LA CROYANCE IDEALISME ET REALISME
JACOBI
VRIN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782711614103
L'idéalisme allemand aura été profondément marqué par la pensée critique de Jacobi (1743-1819) : par delà la fameuse Querelle du panthéisme, le Dialogue de 1797, présenté sous le titre David Hume et la croyance, Idéalisme et réalisme, nous introduit non seulement au versant négatif, mais aussi à la dimension fondamentalement positive d'une pensée de l'existence ; il s'agit en effet d'écouter, comme nous y invite le traducteur, " une voix singulière " qui cherche à faire entendre sa propre conception du donné. Par un habile retour sur la pensée de Hume, Jacobi pose la croyance, en un sens quasi-phénoménologique, comme le point de départ de tout discours philosophique en quête du vrai et reconsidère le statut de la rationalité finie. Ce recueil comprend aussi la Préface pouvant servir d'introduction à l'ensemble des écrits philosophiques de l'auteur, préparée pour une nouvelle édition de ses oeuvres en 1812, et le fameux Appendice sur l'idéalisme transcendantal. On découvre en Jacobi une figure qui a influencé Fichte, Schelling, Hegel ou Kierkegaard.
Résumé : L'entretien, espace institué pour le déploiement de la parole, tient une place privilégiée dans la pratique de professionnels divers (travailleurs sociaux, thérapeutes et soignants, sociologues, ethnologues, psychologues, conseillers de tous ordres, cadres d'organisations sociales) qui n'ont pas toujours suivi une formation particulière pour cela. Benjamin Jacobi, praticien de la psychologie et de la psychanalyse, enseignant à l'université, propose au lecteur une analyse du fonctionnement de ces situations singulières que sont les entretiens en utilisant des entrées multiples et non hiérarchisées : ces cent mots ne sont pas un vocabulaire technique, ni un dictionnaire, mais des ouvertures concrètes à une réalité toujours complexe. Favoriser l'usage des mots pour dire, proposer des mots pour continuer à entendre et à faire entendre ce qui est dit sont les objectifs de cet ouvrage qui ne constitue pas un exposé des techniques mais offre au lecteur des éléments de réflexion clinique sur les principes organisateurs de la conduite de l'entretien. Clair et rigoureux, il devrait constituer un outil de première valeur pour tous ceux qui ont professionnellement à mener des entretiens.
Des choses divines et de leur révélation est le testament philosophique de son auteur, Friedrich Heinrich Jacobi. La première évaluation d'ensemble du postkantisme et des grands systèmes idéalistes qu'il y propose, détermine encore l'image que nous pouvons nous faire de la philosophie classique allemande. La querelle qu'elle a déclenchée et la réponse outrancière que lui a apportée Schelling, blessé par la critique du naturalisme que développe la deuxième partie de l'ouvrage, en font le document le plus précieux dont nous disposions pour interpréter les débats qui, durant les premières décennies du XIXe siècle, ont mis aux prises la philosophie de la religion et la théologie spéculative. La discussion des rapports du réalisme et de l'idéalisme religieux, de la révélation de la raison et de la doctrine positive que Jacobi développe d'abord en réponse à Matthias Claudius, puis lors d'un dialogue avec Friedrich Schlegel, non seulement éclaire cette lecture de l'histoire de la philosophie à l'heure de l'avènement du nihilisme, mais permet aussi de comprendre ce que l'auteur entend par ce " vrai rationalisme " qu'il oppose aux philosophes de son temps. Elle donne ainsi à celui qui fut l'un des pères de l'idéalisme allemand avant de devenir son critique le plus acerbe l'occasion de préciser une dernière fois les rapports de la raison et de l'entendement, question qu'avec Kant, il fut l'un des premiers à poser à la pensée moderne.
Clair et rigoureux, cet ouvrage, sans cesse réédité depuis sa parution en 1995, constitue un outil pertinent pour tous ceux qui ont professionnellement à mener des entretiens cliniques. Favoriser l'usage des mots pour dire, proposer des mots pour continuer à entendre et à faire entendre ce qui est dit sont les objectifs de cet ouvrage qui ne constitue pas un exposé des techniques mais offre au lecteur des éléments de réflexion clinique sur les principes organisateurs de la conduite de l'entretien.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.