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Cent mots pour l'entretien clinique
Jacobi Benjamin
ERES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782749200972
L'entretien, espace institué pour le déploiement de la parole, tient une place privilégiée dans la pratique de professionnels divers (travailleurs sociaux, thérapeutes et soignants, sociologues, ethnologues, psychologues, conseillers de tous ordres, cadres d'organisations sociales) qui n'ont pas toujours suivi une formation particulière pour cela. Benjamin Jacobi, praticien de la psychologie et de la psychanalyse, enseignant à l'université, propose au lecteur une analyse du fonctionnement de ces situations singulières que sont les entretiens en utilisant des entrées multiples et non hiérarchisées : ces cent mots ne sont pas un vocabulaire technique, ni un dictionnaire, mais des ouvertures concrètes à une réalité toujours complexe. Favoriser l'usage des mots pour dire, proposer des mots pour continuer à entendre et à faire entendre ce qui est dit sont les objectifs de cet ouvrage qui ne constitue pas un exposé des techniques mais offre au lecteur des éléments de réflexion clinique sur les principes organisateurs de la conduite de l'entretien. Clair et rigoureux, il devrait constituer un outil de première valeur pour tous ceux qui ont professionnellement à mener des entretiens.
Petit manuel de non-philosophie à l'usage des philosophes et des non-philosophes, la Lettre à Fichte constitue un document phare pour la genèse du nihilisme européen. Ecrite en 1799 dans un contexte polémique, au plus fort de la Querelle dite de l'athéisme, elle est un ouvrage de guerre contre toute la philosophie occidentale, accusée d'être tendanciellement orientée vers le nihilisme. Selon Jacobi, les philosophes ont privé le monde de son épaisseur. Mystificateurs de génie, ils ont, par abstraction et réflexion, vidé la vie de sa vie, et nous présentent en triomphant une dépouille inerte qui n'est que le reflet creux de leur ego surdimensionné. La Lettre sur le nihilisme est accompagnée de textes de Jacobi, de Fichte et de Reinhold, ainsi que d'un dossier comprenant un choix représentatif de documents relatifs à cette Lettre.
L'idéalisme allemand aura été profondément marqué par la pensée critique de Jacobi (1743-1819) : par delà la fameuse Querelle du panthéisme, le Dialogue de 1797, présenté sous le titre David Hume et la croyance, Idéalisme et réalisme, nous introduit non seulement au versant négatif, mais aussi à la dimension fondamentalement positive d'une pensée de l'existence ; il s'agit en effet d'écouter, comme nous y invite le traducteur, " une voix singulière " qui cherche à faire entendre sa propre conception du donné. Par un habile retour sur la pensée de Hume, Jacobi pose la croyance, en un sens quasi-phénoménologique, comme le point de départ de tout discours philosophique en quête du vrai et reconsidère le statut de la rationalité finie. Ce recueil comprend aussi la Préface pouvant servir d'introduction à l'ensemble des écrits philosophiques de l'auteur, préparée pour une nouvelle édition de ses oeuvres en 1812, et le fameux Appendice sur l'idéalisme transcendantal. On découvre en Jacobi une figure qui a influencé Fichte, Schelling, Hegel ou Kierkegaard.
Résumé : La plainte occupe une place prépondérante dans tout discours de souffrance, elle constitue naturellement l'ordinaire de toute pratique clinique. L'évidence de cette présence pourrait en faire un point aveugle pour une conceptualisation. La plainte se fonde initialement sur la reconnaissance d'un objet : la mère et le constat, toujours récusé, de sa nécessaire distance. Avec cette hypothèse, cet essai voudrait la penser sans forcément la panser. La pratique de la psychanalyse met en évidence le recours répété aux mots pour dire la plainte, sans toujours préjuger des maux qui semblent la susciter. Sans jamais prétendre l'abolir, cet ouvrage ne se résigne pas à l'inéluctable de la plainte. Conçu à partir d'une clinique psychanalytique, il évoque régulièrement et concrètement des paroles de plainte pour en situer la valeur subjectivement et les significations portées dans le lien intersubjectif Pour autant, la réflexion proposée n'est pas repliée entre divan et fauteuil, tout praticien (médecin, travailleur social, psychologue, soignant ... ) à l'épreuve quotidienne de plaintes réitérées y trouvera l'occasion de les revisiter sans peut-être s'en plaindre.
Un jour, Boucle d'or découvre une jolie petite maison dans la forêt. Elle entre, attirée par la bonne odeur de soupe et s'installe confortablement... sans savoir qu'habitent là trois ours, un petit, un moyen, et un grand... Découvrez les contes de notre enfance avec ce beau livre à rabat aimanté !
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.