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Le Livre des ressemblances Tome 3 : L'ineffaçable, l'inaperçu
Jabès Edmond
GALLIMARD
10,10 €
Épuisé
EAN :9782070203123
Tous les livres seraient dans le dernier où ils auraient puisé. Livre avant les livres. Livre de la non-ressemblance auquel ils auraient cherché à ressembler. Intime modèle qu'aucune copie n'égalera. Livre mythique. Unique. Avec ce livre, l'écrivain connaîtrait, à la fois, le bonheur immense d'avoir pu, enfin totalement, s'exprimer et la peur panique de n'avoir, désormais, rien à dire ; alors, qu'au contraire, ce serait, par le biais de ce livre accompli, que la parole lui serait enfin rendue ; mais qu'en ferait-il ? Dans la dépendance du dernier livre, Le Livre des Questions - avec ses sept volumes - et maintenant - avec ses trois volets - Le Livre des Ressemblances, se présentent commeun seul livre de fiction, largement ouvert à la méditation et à l'interrogation. Ai-je été jusqu'au bout de mes doutes, de mes craintes, de mes espoirs et de mes angoisses ? Ai-je été, à cette heure où pour toujours je ferme le livre, jusqu'au bout de moi-même ? Quelle image de l'univers prendrais-je, aujourd'hui, à mon compte ? À priori aucune en particulier ou - qui sait ? - celle peut-être, que me propose le livre : image d'un soleil qui ne réchaufferait plus la terre mais qui brûlerait le ciel. L'homme y éprouve la démesure de sa solitude", Edmond Jabès.
Un livre de plus - non pas en plus - mais de plus, comme il peut y avoir un degré de plus pour la chaleur ou bien dans notre relation à l'écrit et à l'infini. La voie où je me suis engagé est celle tracée par mes livres et chacun fut, à son tour, bénévole poseur de bornes. A l'illimité, ils furent sacrifiés. Une femme est entrée dans la demeure. A celui qui, assis, l'attendait, sans vraiment l'attendre, elle a demandé s'il savait le nom qu'elle aurait voulu porter pour exister. Devant le mutisme de celui-ci, elle s'éclipsa pour, à jamais, disparaître. La cause de l'échec de tout dialogue réside dans notre impossibilité de nous révéler, tels que nous sommes, à autrui. Etranger face à des étrangers. Mais le dialogue se poursuit, précisément là où, à travers le silence où se fonde le livre, il n'est plus que l'affrontement désespéré de deux impuissantes paroles en quête de leur vérité". Edmond Jabès.
Résumé : "Savais-je, jusqu'ici, qu'ouvrir et fermer les yeux, s'allonger, se mouvoir, penser, rêver, parler, se taire, écrire, lire, sont gestes et manifestations de la subversion ; l'éveil venant bouleverser l'ordre du sommeil, la pensée s'acharnant sur le néant afin d'en avoir raison, la parole rompant, en se déployant, le silence et la lecture remettant, à chaque phrase, l'écrit en question ? Savais-je, aussi, qu'il y a des degrés à la subversion, que nous ne sommes vraiment subversifs, dans nos rapports à autrui, que lorsque nous ne nous appliquons point à l'être et que, dans ce climat de non-suspicion, favorisé par notre comportement naturel, personne, autour de nous, ne s'en aperçoit encore ? La vie se dresse, à tous les instants, contre la mort ; la pensée contre l'impensé et le livre qui s'écrit contre le livre écrit. Exister, penser, écrire nous engageraient alors à rechercher indirectement un équilibre intérieur, face à des actes souterrains de subversion, équilibre qui serait enfin trouvé en les laissant librement s'affronter en nous. Nous sommes le lieu écartelé de ces conflits. Nous parvenons à les localiser en les espaçant et en les limitant dans le temps ; c'est ce que nous appelons : vivre, avec nous-même, en harmonie." Edmond Jabès.
Résumé : Le lieu où s'interroge l'écrivain couvre l'absence du livre. Il est le lieu d'avant la vie et de la mort vécue. Il se situe entre l'ouvrage achevé et l'oeuvre à écrire. Quoi d'étonnant, alors, que les personnages que l'on y retrouve nous apparaissent tels des fantômes ? L'espace est traversé de vocables, pareils à des oiseaux blancs dans le jour. Ils ne se fixeront qu'à l'heure du lecteur et dans un ordre imprévisible. Du suicide de Yukel au décès de Sarah, chaque page est le prix d'une attente et la voix de l'aveu. L'univers se forme où s'informe l'univers. Récits, dialogues, réflexions, prières se succèdent et se détachent, crêtes solitaires, à l'horizon ; mais le cri assigne le cri. Il est le lierre et le signe. E. J.
Je me suis aperçu, un jour, qu'une chose m'importait plus que les autres : comment me définir en tant qu'étranger ? Et ce fut l'objet du livre auquel j'ai donné pour titre : Un étranger avec, sous le bras, un livre de petit format. Je me suis aperçu, ensuite, que, dans sa vulnérabilité, l'étranger ne pouvait tabler que sur l'hospitalité dont ferait preuve, à son égard, autrui. Tout comme les mots bénéficient de l'hospitalité de la page blanche et l'oiseau, de celle, inconditionnelle, du ciel. Et c'est l'objet de ce livre. Mais qu'est-ce que l'hospitalité ? " Edmond Jabès.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.