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Le cinquantaire économique du Congo-Brazzaville. Fonctionnariat et entreprenariat
Itoua Patrice ; Fabre Renaud
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782296554375
Après le 15 août 1960, le Congo, nouvellement indépendant, a hérité de certains acquis du colonisateur français, tant en infrastructures qu'en gestion politico-économique du pays. Sur le plan politique, il est passé, du multipartisme à l'indépendance, au parti unique en 1963, puis a renoué avec le multipartisme pendant la conférence nationale souveraine de 1991. Sur le plan économique, il est passé du libéralisme économique à l'interventionnisme étatique, pour renouer avec l'économie de marché. L'héritage économique fondamental a été le fonctionnariat au mépris de l'entreprenariat. Les différents plans de développement ont tourné à la théorie de la planification glissante. Ainsi, de 1985 à 2010, soit pendant 25 ans, on n'a fait que rembourser la dette. C'est le développement et toute une génération qui ont été sacrifiés. Grâce au fait que le pays atteigne le point d'achèvement de l'initiative PPTE, l'espoir de développement du Congo est permis. Quel défi relever pour les cinquante prochaines années ? Si les infrastructures existent et les mentalités changent, le développement suivra. Le Congo, en tant que nation indépendante, reste à construire.
Contrairement à l'opinion réductrice (européenne) qui fait de l'Afrique noire un monde sans civilisation, Joseph Itoua découvre que l'institution suprême de la société Mbosi, Otwere, avait doté son peuple d'une civilisation. Parmi les éléments d'identité de cette civilisation, l'auteur souligne le système de justice dans le milieu Mbosi Olee. Tronçon d'une thèse de Doctorat Unique d'histoire qu'il a présentée et soutenue à l'université Charles De Gaulle Lille III, la présente étude ne peut être considérée comme la manifestation de réaliser une oeuvre de droit coutumier. Cependant, après avoir décrit l'organisation et le pouvoir de la justice traditionnelle Mbosi, tenté l'esquisse du droit Mbosi en tant que cadre institutionnel de la justice, relevé les supports procéduraux de cette justice, Joseph Itoua décèle l'existence de deux Codes qui ordonnent et règlent deux grands domaines de vie sociale que l'auteur intitule : Code de mariage et Code de succession.
Le partenariat Banque mondiale - CEMAC concerne l'aide de la Banque mondiale aux Etats de la CEMAC depuis les indépendances. Malgré la volonté de la Banque de les aider à se développer, leur décollage économique peine à suivre le flot d'investissements. Cette étude analyse l'efficacité de ces aides, met en exergue les freins au développement et dégage les mesures alternatives pour une diversification et un développement économique en adéquation avec les objectifs du millénaire fixés par les Nations Unies.
La vie sociopolitique des Mbosi est dominée par l'institution Otwere qui apparaît comme une vision du monde, un système de représentations, disposant d'une idéologie qui guide son action dans toutes les dimensions de la vie politique, sociale, économique et culturelle. Cette emprise que la suprême institution a eue sur ce peuple, jusqu'aux années 1950 qui marquent son déclin, a suscité l'ambition et le devoir de Joseph Itoua de consacrer la présente étude sur le sens de l'action d'Otwere pour le sous-groupe mbosi olee. Une fois décelée et soulignée la place d'Otwere dans le mental de l'homme et dans la société Mbosi, l'auteur, après une étude anthropologique de l'organisation de l'institution, s'est engagé dans une observation scientifique de ses rites à travers la description de ses différentes cérémonies. Enfin, cet ouvrage serait incomplet si l'auteur avait omis de recenser les acteurs, les causes et les conséquences de la disparition d'Otwere qui a fonctionné, depuis ses origines obscures, comme matrice de la société mbosi.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.