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Otwere et justice traditionnelle chez les Mbosi. Congo-Brazzaville
Itoua Joseph
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782296553613
Contrairement à l'opinion réductrice (européenne) qui fait de l'Afrique noire un monde sans civilisation, Joseph Itoua découvre que l'institution suprême de la société Mbosi, Otwere, avait doté son peuple d'une civilisation. Parmi les éléments d'identité de cette civilisation, l'auteur souligne le système de justice dans le milieu Mbosi Olee. Tronçon d'une thèse de Doctorat Unique d'histoire qu'il a présentée et soutenue à l'université Charles De Gaulle Lille III, la présente étude ne peut être considérée comme la manifestation de réaliser une oeuvre de droit coutumier. Cependant, après avoir décrit l'organisation et le pouvoir de la justice traditionnelle Mbosi, tenté l'esquisse du droit Mbosi en tant que cadre institutionnel de la justice, relevé les supports procéduraux de cette justice, Joseph Itoua décèle l'existence de deux Codes qui ordonnent et règlent deux grands domaines de vie sociale que l'auteur intitule : Code de mariage et Code de succession.
Les royaumes d'Afrique centrale comme ceux d'Afrique occidentale ont marqué profondément l'histoire du continent noir. Ils ont développé une politique, une économie et une vie sociale décrites à la fin du Moyen Age par les voyageurs et explorateurs européens comme des éléments constitutifs de la civilisation dont la forme la plus évoluée, pensait-on, se trouvait en Europe. Mais comment les anciennes monarchies congolaises sont-elles nées ? Comment l'autorité était-elle exercée par le monarque et par ses délégués ? De quelle manière ces monarchies ont-elles résisté et faibli au contact des peuples voisins et, plus tard, du colonisateur blanc ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles le présent ouvrage tente de répondre objectivement. Confrontant les documents écrits existants avec les résultats des enquêtes orales sur le terrain ô combien vaste de l'historien, cette étude des royaumes kongo, loango et teke s'impose comme une contribution essentielle à la connaissance du patrimoine culturel du Congo. Cet ouvrage intéressera non seulement ceux qui veulent comprendre l'histoire des organisations politiques africaines, mais aussi ceux qui recherchent une présentation détaillée des organisations politiques anciennes où sont ancrées celles des monarchies congolaises. Il s'adresse ainsi à un large public de lecteurs historiens, sociologues, politologues, anthropologues ou encore juristes, comme à tous ceux désireux de s'informer sur l'histoire précoloniale du Congo.
Itoua Joseph ; Goma-thethet Joachim ; Mobonda Hono
La Rumba Congolaise qui émerge dans les années 1930 à Brazzaville et Léopoldville (Kinshasa) est, de l'avis de nombreux chroniqueurs musicaux, le résultat d'un "aller-retour" entre l'Afrique et les Caraïbes en général, et le Stanley Pool et Cuba en particulier. Après avoir pris son envol entre 1946 et 1956, grâce à des facteurs divers (l'apport des traditions musicales locales, la musique des Ouest-africains et celle des coloniaux, l'installation à Léopoldville des entreprises d'édition phonographique, la naissance des bars-dancing et de nombreuses formations musicales), la rumba congolaise s'est très vite affirmée comme identité artistique des deux Congo. Sous l'autorité du Ministère de la Culture et des Arts (République du Congo) et dans la perspective de son inscription sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité, des chercheurs congolais, de l'Université Marien Ngouabi, en grande part, ont voulu revisiter le champ polysémique de la "rumba congolaise". A travers leurs contributions pluridisciplinaires, se dégage une interrogation majeure : comment cette musique urbaine est-elle devenue, en quelques quatre-vingts ans, un art populaire essentiel dont l'identité et l'originalité se sont imposées, au milieu d'autres courants artistiques, à travers la planète ? Les communications que regroupe cet ouvrage collectif se sont, de ce fait, focalisées sur un enjeu capital : explorer et, surtout, ouvrir des pistes nouvelles de réflexion sur l'histoire, la sociologie, l'économie et l'écriture de cette production sociale transnationale, désormais, constitutive, via l'Unesco, du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.
La vie sociopolitique des Mbosi est dominée par l'institution Otwere qui apparaît comme une vision du monde, un système de représentations, disposant d'une idéologie qui guide son action dans toutes les dimensions de la vie politique, sociale, économique et culturelle. Cette emprise que la suprême institution a eue sur ce peuple, jusqu'aux années 1950 qui marquent son déclin, a suscité l'ambition et le devoir de Joseph Itoua de consacrer la présente étude sur le sens de l'action d'Otwere pour le sous-groupe mbosi olee. Une fois décelée et soulignée la place d'Otwere dans le mental de l'homme et dans la société Mbosi, l'auteur, après une étude anthropologique de l'organisation de l'institution, s'est engagé dans une observation scientifique de ses rites à travers la description de ses différentes cérémonies. Enfin, cet ouvrage serait incomplet si l'auteur avait omis de recenser les acteurs, les causes et les conséquences de la disparition d'Otwere qui a fonctionné, depuis ses origines obscures, comme matrice de la société mbosi.
Avant la présente étude, Robert Stéphane Tchichellé, n'ayant jamais fait l'objet d'un livre qui lui soit personnellement consacré, était presque tombé dans l'oubli. Ainsi, beaucoup ignorent qu'il a été un des pionniers de la politique du Congo moderne. Car, de 1946 à 1963, il s'est illustré comme un acteur influent de la scène politique. Ce livre permet de le découvrir dans toutes les facettes de sa vie : biographie, vie publique, déclarations et allocutions, etc. C'est donc un pan de l'Histoire du Congo contemporain que le professeur Joseph ITOUA fait ressurgir à point nommé, dans cette lumineuse évocation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.