Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
VOUS SEREZ TOUS DES MAITRES. La grande illusion des temps modernes
Iribarne Philippe d'
SEUIL
20,50 €
Épuisé
EAN :9782020281928
Quand il s'agit des hommes sans pouvoir, ou avec peu de pouvoir, une immense contradiction traverse nos sociétés modernes. Comme sujets politiques, ils sont détenteurs des mêmes droits, revêtus de la même dignité, munis des mêmes prérogatives que tous les citoyens. Mais quand ils sont côtoyés comme individus de chair et d'os dans le quotidien de l'existence, nous peinons à les regarder comme égaux en dignité, ou même comme des hommes à part entière, tant qu'ils n'ont pas rejoint la condition commune de ceux qui ne doivent rien à personne. Comment expliquer cet écart ? Nos m?urs retarderaient-elles par rapport aux idéaux politiques et sociaux de la Raison éclairée ? En réalité, c'est l'idéal même de l'individu souverain, porté par le projet moderne, qui est au c?ur de la contradiction où nous sommes. Source des droits du citoyen, cet idéal alimente et fonde aussi le regard social, un regard impitoyable sur ceux qui n'ont pas leur place dans une société d'êtres émancipés. La question posée pourrait dès lors s'énoncer ainsi : est-il une dignité pour ceux qui n'ont pas de pouvoir (économique, politique...), pour ceux qui ne sont pas des individus souverains ? Reconstituer la genèse et les conséquences, au c?ur même de nos convictions les plus profondes, du double " regard " sur les humbles et du statut ambivalent que nous leur réservons, tel est l'objet de ce livre très éclairant sur le social aujourd'hui.
Résumé : Le concept d'islamophobie est un leurre, une illusion, une intoxication ! Il complique ce qui est simple, il obscurcit ce qui est clair. Il entretient le ressentiment au lieu de favoriser la concorde. Il pousse à la sécession au lieu d'encourager le rassemblement. Pour rendre meilleur les rapports entre l'Occident et le monde de l'islam, il faut échapper à cette manipulation et cultiver un regard de vérité. Une telle clarification n'aiderait-elle pas le monde musulman à s'interroger sur lui-même ? En faisant croire aux musulmans qu'ils sont des victimes systématiques, ne les prive-t-on pas de leur sentiment de responsabilité ?
Présentation de l'éditeur La mondialisation efface-t-elle les différences entre les peuples? Les cultures sont-elles également compatibles avec la démocratie? Pour comprendre la Chine d'aujourd'hui, faut-il revenir à l'idée d'une Chine éternelle? Les sciences sociales peinent devant ce type de questions. Philippe d'Iribarne propose ici une voie de réponse. Dans chaque société, le regard porté sur l'existence est durablement structuré par la présence d'un péril craint entre tous: aux Etats-Unis, perdre le contrôle de son destin, en France en être réduit à plier, par peur ou par intérêt, devant qui peut vous nuire ou vous prodiguer ses faveurs, en Inde se rendre impur, à Bali être livré au chaos engendré par la résurgence d'émotions habituellement bien contenues, au Cameroun être victime de ce que trame dans l'ombre celui qui vous fait bonne figure... Le souci de conjurer ce péril nourrit la façon dont les individus, révolutionnaires ou défenseurs des traditions, orientent leur action et conçoivent les institutions qu'ils se donnent. Il s'agit là d'un rouage essentiel, jusqu'ici non identifié, du fonctionnement des sociétés. En prendre conscience renouvelle notre regard sur la modernité, transforme notre compréhension du vivre ensemble et ouvre un nouveau chapitre dans l'histoire des sciences sociales.
La France est un pays étrange, dont certaines bizarreries étonnent toujours l'Europe et le monde. Il est sans doute peu de nations où l'on célèbre autant la raison, les idées générales, l'universel, l'ouverture au monde, tout ce qui est grand, neuf,généreux. Et pourtant la France n'a rien à envier à personne en ce qui concerne la défense des particularismes, des statuts, des terroirs, des situations acquises. On y brocarde volontiers les puissants - mais l'on y attend toujours le grand homme... Quelle cohérence dans tout cela? S'agit-il d'héritages singuliers propres à chaque domaine de la vie sociale, ou de quelque chose de plus vaste, d'une conception de la vie en société - d'une culture - qui marquent tous les aspects de l'existence? Philippe d'Iribarne a réuni, dans cet essai global, sa grande connaissance des spécificités et des différences françaises par rapport aux Américains, aux Allemands, aux Anglais, à d'autres Européens... La comparaison met en lumière avec précision ce que la France, éprise de "grandeur", a de vraiment singulier, la conception de l'homme et de la société qui est c?ur de sa culture et ce qui en découle pour la vie économique et sociale, l'appréhension du marché du travail et du chômage,le sens de la hiérarchie, l'enseignement, l'accueil et l'insertion des immigrés. Même si des réformes sont nécessaires, ce "modèle social français", très lointainement et très profondément enraciné, n'est pas sans atout, et il serait déraisonnable de le jeter sans plus aux orties de la mondialisation.
Résumé : Le chômage de cette fin de siècle déjoue autant la sagacité des économistes que celle des gouvernants. Pourquoi, dans une économie si largement mondialisée, les divers pays connaissent-ils des niveaux et des formes de chômage si divers ? Pourquoi le chômage français reste-t-il si peu entamé par un renouveau de prospérité ? Aucune théorie étroitement économique ne paraît capable d'en rendre compte. C'est que la construction de l'appareil productif, le fonctionnement du " marché du travail ", ne sont pas régis seulement par une logique universelle de la concurrence. Celle-ci interfère avec des logiques sociales qui, attentives à la situation des personnes, inspirent la loi et les m?urs d'une manière particulière à chaque contrée. Quand la concurrence s'exacerbe entre pays, entre modes d'organisation de l'appareil productif, entre individus plus ou moins qualifiés, certaines manières d'y réagir engendrent des formes de chômage capables de résister aux plus favorables des conjonctures. Par opposition aux Etats-Unis, à la Suède ou au Japon, la France fournit en la matière une sorte de cas d'école, dont l'analyse minutieuse est particulièrement instructive. A comprendre les ressorts d'un chômage qui pèse de plus en plus sur une caste d'exclus, on est invité à concevoir des révisions déchirantes de nos politiques économiques et sociales.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.