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Le Chômage paradoxal
Iribarne Philippe d'
PUF
18,25 €
Épuisé
EAN :9782130431626
Le chômage de cette fin de siècle déjoue autant la sagacité des économistes que celle des gouvernants. Pourquoi, dans une économie si largement mondialisée, les divers pays connaissent-ils des niveaux et des formes de chômage si divers ? Pourquoi le chômage français reste-t-il si peu entamé par un renouveau de prospérité ? Aucune théorie étroitement économique ne paraît capable d'en rendre compte. C'est que la construction de l'appareil productif, le fonctionnement du " marché du travail ", ne sont pas régis seulement par une logique universelle de la concurrence. Celle-ci interfère avec des logiques sociales qui, attentives à la situation des personnes, inspirent la loi et les m?urs d'une manière particulière à chaque contrée. Quand la concurrence s'exacerbe entre pays, entre modes d'organisation de l'appareil productif, entre individus plus ou moins qualifiés, certaines manières d'y réagir engendrent des formes de chômage capables de résister aux plus favorables des conjonctures. Par opposition aux Etats-Unis, à la Suède ou au Japon, la France fournit en la matière une sorte de cas d'école, dont l'analyse minutieuse est particulièrement instructive. A comprendre les ressorts d'un chômage qui pèse de plus en plus sur une caste d'exclus, on est invité à concevoir des révisions déchirantes de nos politiques économiques et sociales.
Pourquoi les espoirs de voir enfin la démocratie s?épanouir dans un pays musulman sont-ils sans cesse déçus ? Ce n?est pas qu?y manque le désir d?un pouvoir juste, d?un droit du peuple à la parole et du règne de la loi. Mais c?est la place que la démocratie donne au pluralisme des opinions, au respect des minorités, à la libre critique qui fait question. La crainte de la division, le désir d?obtenir une unité qui sans cesse se dérobe, la fascination pour la certitude, marquent le monde musulman depuis ses origines. Le Coran évoque sans cesse les preuves incontestables qui accompagnent son message, preuves face auxquelles il n?y a rien entre la soumission des croyants et le déni haineux d?infidèles honnis de Dieu. Dans un tel univers mental, comment les doutes, les divisions, les tâtonnements d?une démocratie pluraliste pourraient-ils être les bienvenus ?
La France est un pays étrange, dont certaines bizarreries étonnent toujours l'Europe et le monde. Il est sans doute peu de nations où l'on célèbre autant la raison, les idées générales, l'universel, l'ouverture au monde, tout ce qui est grand, neuf,généreux. Et pourtant la France n'a rien à envier à personne en ce qui concerne la défense des particularismes, des statuts, des terroirs, des situations acquises. On y brocarde volontiers les puissants - mais l'on y attend toujours le grand homme... Quelle cohérence dans tout cela? S'agit-il d'héritages singuliers propres à chaque domaine de la vie sociale, ou de quelque chose de plus vaste, d'une conception de la vie en société - d'une culture - qui marquent tous les aspects de l'existence? Philippe d'Iribarne a réuni, dans cet essai global, sa grande connaissance des spécificités et des différences françaises par rapport aux Américains, aux Allemands, aux Anglais, à d'autres Européens... La comparaison met en lumière avec précision ce que la France, éprise de "grandeur", a de vraiment singulier, la conception de l'homme et de la société qui est c?ur de sa culture et ce qui en découle pour la vie économique et sociale, l'appréhension du marché du travail et du chômage,le sens de la hiérarchie, l'enseignement, l'accueil et l'insertion des immigrés. Même si des réformes sont nécessaires, ce "modèle social français", très lointainement et très profondément enraciné, n'est pas sans atout, et il serait déraisonnable de le jeter sans plus aux orties de la mondialisation.
Résumé : La mondialisation de l'économie est en marche mais, loin de disparaître, la diversité des cultures demeure. Les entreprises sont concernées au premier chef. Pour être capables d'organiser de manière féconde la rencontre des cultures en leur sein, elles se voient tenues de développer de nouvelles compétences. Ce livre relate précisément des expériences de cultures en entreprise : démarches de modernisation au Québec, en Belgique et en France ; situations de gestion où des Français apprennent à coopérer avec des Slovènes, des Suédois et des Suisses ; émergence de modes de gestion modernes dans des sociétés réputées traditionnelles en Mauritanie, au Cameroun et au Maroc. L'association de cette expérience du terrain et d'une longue pratique de recherche permet aux auteurs d'élaborer une démarche d'ensemble pour comprendre la diversité des cultures et en tirer le meilleur parti, dans l'entreprise et au-delà, par un usage créatif des ressources qu'offre chacune d'elles.
Résumé : Quand il s'agit des hommes sans pouvoir, ou avec peu de pouvoir, une immense contradiction traverse nos sociétés modernes. Comme sujets politiques, ils sont détenteurs des mêmes droits, revêtus de la même dignité, munis des mêmes prérogatives que tous les citoyens. Mais quand ils sont côtoyés comme individus de chair et d'os dans le quotidien de l'existence, nous peinons à les regarder comme égaux en dignité, ou même comme des hommes à part entière, tant qu'ils n'ont pas rejoint la condition commune de ceux qui ne doivent rien à personne. Comment expliquer cet écart ? Nos m?urs retarderaient-elles par rapport aux idéaux politiques et sociaux de la Raison éclairée ? En réalité, c'est l'idéal même de l'individu souverain, porté par le projet moderne, qui est au c?ur de la contradiction où nous sommes. Source des droits du citoyen, cet idéal alimente et fonde aussi le regard social, un regard impitoyable sur ceux qui n'ont pas leur place dans une société d'êtres émancipés. La question posée pourrait dès lors s'énoncer ainsi : est-il une dignité pour ceux qui n'ont pas de pouvoir (économique, politique...), pour ceux qui ne sont pas des individus souverains ? Reconstituer la genèse et les conséquences, au c?ur même de nos convictions les plus profondes, du double " regard " sur les humbles et du statut ambivalent que nous leur réservons, tel est l'objet de ce livre très éclairant sur le social aujourd'hui.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).