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Contre les hérésies
IRENEE DE LYON I D.
CERF
18,00 €
Épuisé
EAN :9782204094412
Lyon, vers 190. La communauté chrétienne, qui se relève à peine de la persécution, est confrontée à un nouveau type de danger, plus pernicieux, car moins facile à repérer: la confusion doctrinale apportée par les mouvements gnostiques venus d'Égypte. Ces mouvements jouissent d'un succès d'autant plus grand qu'ils se diffusent sous les apparences d'un christianisme éclairé, apportant le prétendu fin mot de l'interprétation des Écritures. Profondément dualistes, ils prêchent une doctrine hétérogène au christianisme: leur Christ est une entité divine qui ne revêt qu'une apparence d'humanité. Son but n'est pas de sauver l'humanité mais seulement quelques élus qui peuvent se targuer de posséder déjà une parcelle de nature divine dans leur âme et qui n'aspirent qu'à la libérer des contingences corporelles. Évêque de la communauté depuis la fin des persécutions, Irénée discerne rapidement ces dangers: confusion des natures humaine et divine, perversion de la notion de salut, mépris de la création... Il prend la plume. Il pense d'abord pouvoir contrecarrer rapidement ces courants, mais il s'aperçoit vite qu'il faut plutôt leur opposer une solide réflexion sur la cohérence des Écritures et de la Tradition. Il nous livre ainsi les cinq livres de Contre les hérésies, le premier monument de la théologie chrétienne. En quoi ce livre si lointain peut-il nous concerner? En cherchant à fonder de façon cohérente la pensée chrétienne sur Dieu et l'homme, le mal, le monde, le Christ et les manifestations toujours actives du salut accompli une fois pour toutes, Irénée aborde et traite des questions fondamentales qui sont plus que jamais d'actualité.
Tel est le chemin de la vie ", dit, à la fin du petit livret de la Démonstration, Irénée, évêque de Lyon dans la seconde moitié du IIe siècle. Il vient ainsi de reprendre succinctement, en faveur d'un ami qu'il appelle Marcien, son grand ouvrage : il a laissé les hérésies de côté, et s'applique sobrement à mettre en relief les aspects positifs de la doctrine chrétienne. Celle-ci, appuyée sur l'Ancien et le Nouveau Testament, conduit, à travers les vérités qu'elle transmet, droit au but du chemin, à la Vie. Ce livret eût été perdu sans la traduction arménienne dans laquelle il a été précieusement conservé. Il convenait d'en refondre entièrement l'édition, car d'heureuses publications de fragments arméniens ces dernières années ont apporté des éléments d'information qui exigeaient un nouvel examen du texte. A cet examen, le P. A. Rousseau, déjà éditeur de la grande œuvre d'Irénée et spécialiste de l'arménien, s'est livré avec le talent et la minutie qu'on lui connaît. Le résultat en est cette publication où latin, grec, arménien se côtoient et se renforcent pour donner une traduction française qui devrait satisfaire aussi bien les savants férus d'authenticité que les chrétiens qui veulent se nourrir de la pensée d'Irénée.
On sait l'immense intérêt que les historiens et les théologiens ont toujours porté à ce livre III du grand traité de l'évêque de Lyon. On y trouve la première liste épiscopale qui établit la succession des évêques de Rome depuis Pierre jusqu'à Eleuthère, le pape contemporain d'Irénée. C'est à ce propos qu'Irénée parle de la potentior principalitas de l'Eglise de Rome, expression célèbre de la primauté, qui a fait couler beaucoup d'encre et à laquelle on s'efforce, ici, d'apporter la stricte interprétation que requiert le contexte, quand on le lit tout entier. Contentons-nous d'évoquer quelques-uns des autres passages les plus connus de ce livre: composition et "tétramorphie" des Evangiles, traduction de la Septante, doctrine de la récapitulation, Marie nouvelle Eve... Ces pages denses et suggestives voulaient être un simple exposé de la doctrine à l'usage des chrétiens du IIe siècle: nous y trouvons, au XXIe siècle, la richesse d'une pensée presque jamais égalée.
Le "Adversus Haereses" est une source importante pour le dévelopement de la doctrine dans l'Eglise des premiers siècles, car Irénée décrit les différents courants qu'il considère comme hérétiques. La présente édition donne les versions latine et arménienne du texte grec perdu, ainsi qu'une rétroversion du texte grec, le tout avec un appareil critique. Tome I : introduction, notes justificatives et tables Tome II : texte et traduction
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.