Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Contre les hérésies. Livre III Tome 1
LYON IRENEE DE
CERF
50,00 €
Épuisé
EAN :9782204070713
On sait l'immense intérêt que les historiens et les théologiens ont toujours porté à ce livre III du grand traité de l'évêque de Lyon. On y trouve la première liste épiscopale qui établit la succession des évêques de Rome depuis Pierre jusqu'à Eleuthère, le pape contemporain d'Irénée. C'est à ce propos qu'Irénée parle de la potentior principalitas de l'Eglise de Rome, expression célèbre de la primauté, qui a fait couler beaucoup d'encre et à laquelle on s'efforce, ici, d'apporter la stricte interprétation que requiert le contexte, quand on le lit tout entier. Contentons-nous d'évoquer quelques-uns des autres passages les plus connus de ce livre: composition et "tétramorphie" des Evangiles, traduction de la Septante, doctrine de la récapitulation, Marie nouvelle Eve... Ces pages denses et suggestives voulaient être un simple exposé de la doctrine à l'usage des chrétiens du IIe siècle: nous y trouvons, au XXIe siècle, la richesse d'une pensée presque jamais égalée.
Le " Adversus Haereses " est une source importante pour le dévelopement de la doctrine dans l'Eglise des premiers siècles, car Irénée décrit les différents courants qu'il considère comme hérétiques. La présente édition donne les versions latine et arménienne du texte grec perdu, ainsi qu'une rétroversion du texte grec, le tout avec un appareil critique. Tome I : introduction, notes justificatives et tables Tome II : texte et traduction
La vie d'Irénée, évêque de Lyon vers 177, est peu connue dans ses détails. En revanche, son grand ouvrage Dénonciation et réfutation de la gnose au nom menteur, couramment désigné sous le titre Contre les hérésies, éclaire la personnalité de l'évêque de Lyon et révèle, par delà son intelligence vive des mystères de la foi, sa vocation de pasteur lucide, pleinement conscient des responsabilités qui lui incombent à un moment clé de l'histoire de l'Église, quand l'hérésie gnostique gagne du terrain et menace de submerger les communautés chrétiennes.La présente traduction, publiée dans la collection "Sources chrétiennes" en neuf volumes, se veut accessible à un large public: elle est donnée sans appareil technique et annotation, à l'exception des notes indispensables à la compréhension du texte.
On sait l'immense intérêt que les historiens et les théologiens ont toujours porté à ce livre III du grand traité de l'évêque de Lyon. On y trouve la première liste épiscopale qui établit la succession des évêques de Rome depuis Pierre jusqu'à Éleuthère, le pape contemporain d'Irénée. C'est à ce propos qu'Irénée parle de la potentior principalitas de l'Eglise de Rome, expression célèbre de la primauté, qui a fait couler beaucoup d'encre et à laquelle on s'efforce, ici, d'apporter la stricte interprétation que requiert le contexte, quand on le lit tout entier. Contentons-nous d'évoquer quelques-uns des autres passages les plus connus de ce livre; composition et "tétramorphie" des Evangiles, traduction de la Septante, doctrine de la récapitulation, Marie nouvelle Ève...Ces pages denses et suggestives voulaient être un simple exposé de la doctrine à l'usage des chrétiens du IIe siècle; nous y trouvons, au XXIe siècle, la richesse d'une pensée presque jamais égalée.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.