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DEMONSTRATION DE LA PREDICATION APOSTOLIQUE. Edition bilingue français-latin
LYON IRENEE DE
CERF
47,00 €
Épuisé
EAN :9782204051101
Tel est le chemin de la vie ", dit, à la fin du petit livret de la Démonstration, Irénée, évêque de Lyon dans la seconde moitié du IIe siècle. Il vient ainsi de reprendre succinctement, en faveur d'un ami qu'il appelle Marcien, son grand ouvrage : il a laissé les hérésies de côté, et s'applique sobrement à mettre en relief les aspects positifs de la doctrine chrétienne. Celle-ci, appuyée sur l'Ancien et le Nouveau Testament, conduit, à travers les vérités qu'elle transmet, droit au but du chemin, à la Vie. Ce livret eût été perdu sans la traduction arménienne dans laquelle il a été précieusement conservé. Il convenait d'en refondre entièrement l'édition, car d'heureuses publications de fragments arméniens ces dernières années ont apporté des éléments d'information qui exigeaient un nouvel examen du texte. A cet examen, le P. A. Rousseau, déjà éditeur de la grande œuvre d'Irénée et spécialiste de l'arménien, s'est livré avec le talent et la minutie qu'on lui connaît. Le résultat en est cette publication où latin, grec, arménien se côtoient et se renforcent pour donner une traduction française qui devrait satisfaire aussi bien les savants férus d'authenticité que les chrétiens qui veulent se nourrir de la pensée d'Irénée.
La vie d'Irénée, évêque de Lyon vers 177, est peu connue dans ses détails. En revanche, son grand ouvrage Dénonciation et réfutation de la gnose au nom menteur, couramment désigné sous le titre Contre les hérésies, éclaire la personnalité de l'évêque de Lyon et révèle, par delà son intelligence vive des mystères de la foi, sa vocation de pasteur lucide, pleinement conscient des responsabilités qui lui incombent à un moment clé de l'histoire de l'Église, quand l'hérésie gnostique gagne du terrain et menace de submerger les communautés chrétiennes.La présente traduction, publiée dans la collection "Sources chrétiennes" en neuf volumes, se veut accessible à un large public: elle est donnée sans appareil technique et annotation, à l'exception des notes indispensables à la compréhension du texte.
On sait l'immense intérêt que les historiens et les théologiens ont toujours porté à ce livre III du grand traité de l'évêque de Lyon. On y trouve la première liste épiscopale qui établit la succession des évêques de Rome depuis Pierre jusqu'à Eleuthère, le pape contemporain d'Irénée. C'est à ce propos qu'Irénée parle de la potentior principalitas de l'Eglise de Rome, expression célèbre de la primauté, qui a fait couler beaucoup d'encre et à laquelle on s'efforce, ici, d'apporter la stricte interprétation que requiert le contexte, quand on le lit tout entier. Contentons-nous d'évoquer quelques-uns des autres passages les plus connus de ce livre: composition et "tétramorphie" des Evangiles, traduction de la Septante, doctrine de la récapitulation, Marie nouvelle Eve... Ces pages denses et suggestives voulaient être un simple exposé de la doctrine à l'usage des chrétiens du IIe siècle: nous y trouvons, au XXIe siècle, la richesse d'une pensée presque jamais égalée.
Une plongée saisissante dans le milieu de l'art new-yorkais des années 1990, vu à travers les yeux d'une jeune photographe confrontée à un cruel dilemme. Un roman qui interroge la nature de l'art et sa frontière avec la morale et l'éthique, où il est aussi question d'amour et de trahison, de sacrifice et d'opportunisme, et de la façon dont ces choix essentiels peuvent définir une vie. Brooklyn, début des années 1990. Lu Rile, photographe fauchée, vit dans un squat d'artistes et tente de se faire connaître avec ses autoportraits. Un jour, elle capture accidentellement la chute fatale d'un petit garçon dans l'arrière-plan d'une de ses photos. Une fois développé, Lu ne peut nier la vérité. Ce cliché est l'oeuvre d'art qui lui permettra de percer : son propre corps nu jaillissant devant la fenêtre de son appartement est en parfaite symétrie avec la silhouette du garçon en train de tomber. Alors, doit-elle exposer cette photo ? La décision n'est pas simple à prendre. La victime est en effet le fils d'une voisine dont elle s'est étroitement rapprochée depuis la tragédie... Tiraillée entre son désir de reconnaissance et cette amitié intense, Lu devra faire un choix cornélien qui l'aidera à s'affirmer à la fois en tant qu'artiste, adulte et femme.
Le " Adversus Haereses " est une source importante pour le dévelopement de la doctrine dans l'Eglise des premiers siècles, car Irénée décrit les différents courants qu'il considère comme hérétiques. La présente édition donne les versions latine et arménienne du texte grec perdu, ainsi qu'une rétroversion du texte grec, le tout avec un appareil critique. Tome I : introduction, notes justificatives et tables Tome II : texte et traduction
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.