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Typoi
Iossif Panagiotis ; Callataÿ François de ; Veymier
PULG
42,50 €
Épuisé
EAN :9782875621573
Since the 16th c. numerous studies have been consecrated to the images depicted on Greek and Roman coins. Most of them are concerned with the identification of numismatic types. In contrast, rare are those asking questions about the possible mechanisms preceding the choice of types by an authority and their reception(s) by different audiences. The present book brings together various approaches on visual culture from different fields (working on different areas, periods, or specializing in media other than coins) proposing an original methodological synthesis of what has been done or has still to be done in numismatic iconography. More precisely, this book explores the relation between "issuer" and "user" by addressing various points. Were numismatic types chosen and adapted for particular audiences ? If so, then how is it that the iconography, bearing a religious character in most of the cases, does not correspond to those we imagine being the primary beneficiaries, i. e. , soldiers and traders ? What is the actual circulation of monetary images ? What are the differences and similarities with respect to the images produced in other media of similar or distant sizes and qualities, gems and seals being similar, vases and sculptures being distant ? To what extend did the issuers draw on media other than coinage for their iconographic ideas ? Could users understand the "message" without the mediation of other media ? In which way did numismatic imagery influence (or was it influenced by) the iconographic types and choices on other media ? Which concepts and tools coming from different fields of research (anthropology for instance) are likely to help our understanding of the type-choice process ? Are numismatic types over-commented by art historians (eager to use the term "propaganda") and under-commented by economists (more imbued with pragmatism)? To what extent did the indispensable confidence of the users determine the use of images easily recognizable by them ? Who decides the monetary iconography : the highest authorities or, as in the case of Republican Rome, junior aediles ? Who's responsible for the numismatic type : the coin engraver or the artist creating the original design ? These are some of the questions addressed in this book and answered by leading specialists through new lenses and perspectives focusing on visual culture.
Arjakovsky Antoine ; Loss Iossif ; Kasper Walter ;
Résumé : Mars 1909 est une date capitale dans l'histoire de la pensée russe : sept intellectuels de renom (Nicolas Berdiaev, Serge Boulgakov, Mihail Guershenzon, Alexandre Izgoiev, Bohdan Kistiakovsky, Piotr Struve, Simon Frank) se rassemblent pour signifier leur malaise à l'égard de l'évolution radicale et nihiliste de leurs confrères, et leur crainte qu'une telle évolution ne débouche sur une crise sans précédent... Bien que d'horizons très différents, tous avaient en commun de vouloir un renouveau de la pensée fondé sur la " primauté de la vie spirituelle ", la défense du droit, le respect primordial de la personne humaine. Le recueil de leurs interventions, jalons, connut tout de suite un immense succès et reste aujourd'hui une référence pour l'intelligentsia russe. Cent ans après la publication des jalons, huit intellectuels de différentes confessions chrétiennes, catholiques, protestants et orthodoxes, et de différentes nationalités, allemande, américaine, anglaise, française, italienne, russe, ukrainienne ont tenu à faire mémoire de ce texte prophétique. En ces temps de mondialisation, les trésors spirituels nationaux doivent être assimilés par les autres traditions intellectuelles. Qu'il s'agisse des promesses de la phénoménologie de la donation ou des implications de la théologie oecuménique et sociale, des consensus nouveaux apparaissent. Devant l'effondrement quasi simultané des " modèles " socialistes et capitalistes, il est d'un grand intérêt de découvrir aujourd'hui que la désillusion contemporaine à l'égard des idéologies et la " passion du réel " a déjà plus d'un siècle. Face à la perte totale de repères aujourd'hui une nouvelle génération d'intellectuels pourra-t-elle, cette fois, être entendue ?
C'est à la fin de 1987 seulement que fut publié en URSS, à la faveur de la perestroïka, ce terrible récit écrit en 196o. Terrible par la nature des événements qu'il relate - la déportation, en 1949, de familles moldaves -, terrible aussi par la simplicité exemplaire avec laquelle il dévoile, en même temps qu'un aspect méconnu de la répression stalinienne, le mécanisme de la peur qui explique le silencieux consentement de toute une société. Il faut d'ailleurs lire dans La Troisième Mort de Staline, qui paraît simultanément, l'entretien accordé par Guerassimov à Elena Joly, sa traductrice, pour comprendre l'itinéraire et les difficultés d'un écrivain investi par la nécessité de porter témoignage. Reste à dire qu'On frappe à la porte est aussi et d'abord une réussite littéraire d'autant plus accomplie que la violence y naît dans la douceur du regard et le bonheur d'écrire. Et que dans la mémoire cet aimable récit laisse le souvenir d'une impardonnable tragédie.
Au moment de leur émigration, les Aroumains qui se sont installés en Roumanie étaient issus d'une organisation sociale de facture tribale. La communauté qu'on peut dire exemplaire de ce type d'organisation était la falcare, forme d'organisation communautaire étroitement liée à la transhumance. Dans le même temps, la venue en Roumanie a signifié également le début de la sédentarisation. De plus, dès leur arrivée, ils ont dû traverser, avec la population roumaine dont ils sont devenus une partie, des changements sociaux et politiques radicaux déclenchés par les deux guerres mondiales, l'instauration du communisme, puis sa chute. Ces bouleversements qui se sont succédés sur un laps de temps d'environ soixante ans, ont mis à la fois en crise et à l'épreuve le modèle communautaire qui réglait la vie sociale des Aroumains dans les Balkans. Ce travail consacré au système communautaire aroumain a nécessité une approche double, à la fois ethnographique et historique. Les références historiques qui se trouvent surtout dans les textes écrits et les références ethnographiques recueillies dans les entretiens enregistrés se caractérisent par l'importance accordée au récit comme voie privilégiée de transmission d'un certain savoir. La présence du narrateur dans le discours témoigne de "l'authenticité" des faits (avant leur véridicité) et, en conséquence, leurs confère une légitimité. C'est pourquoi la démarche englobe des fragments de récits, parfois assez amples, dans la construction du texte. Ils donnent au lecteur l'accès direct à la construction du récit comme source de savoir et à la polysémie de la narration.
Pourquoi certaines cultures rejettent-elles la chair du porc ? Les Grecs se posaient déjà la question, qui n'a cessé de revenir au devant de la scène. Etudier le porc en Egypte ancienne est une manière de mettre cette problématique à l'épreuve. En effet, depuis que les Grecs s'y sont intéressés, l'Egypte pharaonique se retrouve dans ce débat anthropologique puisque le porc, dit-on, n'y aurait pas été vraiment en odeur de sainteté. Viande malsaine ? Animal infâme ? Bête "taboue" ? L'objet de ce livre est de comprendre ce discours et de voir sur quoi il se fonde, en offrant une approche historique et anthropologique du cochon en Egypte ancienne. Le portrait de l'animal au sein de la culture pharaonique émerge très contrasté d'une analyse qui permet de réfléchir à la genèse des interdits religieux, aux discours qui s'y rapportent et aux choix culturels et identitaires qu'ils véhiculent. Ce véritable "roman du cochon" entend ainsi contribuer à une anthropologie de l'alimentation, tout comme à une histoire des relations entre les hommes et les animaux.
D'Euripide à T. S. Eliot, en passant par Gluck et Rilke, la figure d'Alceste, épouse aimante qui accepte de mourir à la place de son mari, a inspiré maint artiste. A la fin de l'Antiquité, un poète latin, dont l'identité nous est inconnue, composa des vers sur le mythe de la reine de Thessalie. Son poème aurait été à jamais perdu, si les sables d'Egypte ne nous en avaient pas livré une copie sur un papyrus du IVe siècle. Connu comme l' "Alceste de Barcelone" , il représente un des apports majeurs de la papyrologie à notre connaissance de la littérature latine et, depuis sa première édition, en 1982, il n'a cessé d'attirer l'attention des spécialistes et des amateurs de culture classique. Le présent ouvrage propose une nouvelle édition du poème latin, accompagnée d'une traduction française, ainsi que d'un commentaire critique et linguistique. Exceptionnel à plusieurs égards, le manuscrit qui le contient fait l'objet d'une analyse codicologique et paléographique détaillée. On examine également son contexte de production et d'utilisation et, par extension, celui dans lequel l' "Alceste de Barcelone" a pu, de par sa langue, son style et son sujet, susciter l'intérêt dans l'Antiquité tardive. En filigrane aux discussions autour du texte et de son manuscrit, on aborde les questions de la transmission et la réception de la culture classique à la fin de l'Antiquité, notamment en Egypte, terre de riches entrecroisements culturels.