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L'entreprise de la parenté. Réseaux d'échanges entre les Aroumains de Constanta
Iosif Corina
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782343229423
Au moment de leur émigration, les Aroumains qui se sont installés en Roumanie étaient issus d'une organisation sociale de facture tribale. La communauté qu'on peut dire exemplaire de ce type d'organisation était la falcare, forme d'organisation communautaire étroitement liée à la transhumance. Dans le même temps, la venue en Roumanie a signifié également le début de la sédentarisation. De plus, dès leur arrivée, ils ont dû traverser, avec la population roumaine dont ils sont devenus une partie, des changements sociaux et politiques radicaux déclenchés par les deux guerres mondiales, l'instauration du communisme, puis sa chute. Ces bouleversements qui se sont succédés sur un laps de temps d'environ soixante ans, ont mis à la fois en crise et à l'épreuve le modèle communautaire qui réglait la vie sociale des Aroumains dans les Balkans. Ce travail consacré au système communautaire aroumain a nécessité une approche double, à la fois ethnographique et historique. Les références historiques qui se trouvent surtout dans les textes écrits et les références ethnographiques recueillies dans les entretiens enregistrés se caractérisent par l'importance accordée au récit comme voie privilégiée de transmission d'un certain savoir. La présence du narrateur dans le discours témoigne de "l'authenticité" des faits (avant leur véridicité) et, en conséquence, leurs confère une légitimité. C'est pourquoi la démarche englobe des fragments de récits, parfois assez amples, dans la construction du texte. Ils donnent au lecteur l'accès direct à la construction du récit comme source de savoir et à la polysémie de la narration.
Iossif Panagiotis ; Callataÿ François de ; Veymier
Since the 16th c. numerous studies have been consecrated to the images depicted on Greek and Roman coins. Most of them are concerned with the identification of numismatic types. In contrast, rare are those asking questions about the possible mechanisms preceding the choice of types by an authority and their reception(s) by different audiences. The present book brings together various approaches on visual culture from different fields (working on different areas, periods, or specializing in media other than coins) proposing an original methodological synthesis of what has been done or has still to be done in numismatic iconography. More precisely, this book explores the relation between "issuer" and "user" by addressing various points. Were numismatic types chosen and adapted for particular audiences ? If so, then how is it that the iconography, bearing a religious character in most of the cases, does not correspond to those we imagine being the primary beneficiaries, i. e. , soldiers and traders ? What is the actual circulation of monetary images ? What are the differences and similarities with respect to the images produced in other media of similar or distant sizes and qualities, gems and seals being similar, vases and sculptures being distant ? To what extend did the issuers draw on media other than coinage for their iconographic ideas ? Could users understand the "message" without the mediation of other media ? In which way did numismatic imagery influence (or was it influenced by) the iconographic types and choices on other media ? Which concepts and tools coming from different fields of research (anthropology for instance) are likely to help our understanding of the type-choice process ? Are numismatic types over-commented by art historians (eager to use the term "propaganda") and under-commented by economists (more imbued with pragmatism)? To what extent did the indispensable confidence of the users determine the use of images easily recognizable by them ? Who decides the monetary iconography : the highest authorities or, as in the case of Republican Rome, junior aediles ? Who's responsible for the numismatic type : the coin engraver or the artist creating the original design ? These are some of the questions addressed in this book and answered by leading specialists through new lenses and perspectives focusing on visual culture.
Arjakovsky Antoine ; Loss Iossif ; Kasper Walter ;
Résumé : Mars 1909 est une date capitale dans l'histoire de la pensée russe : sept intellectuels de renom (Nicolas Berdiaev, Serge Boulgakov, Mihail Guershenzon, Alexandre Izgoiev, Bohdan Kistiakovsky, Piotr Struve, Simon Frank) se rassemblent pour signifier leur malaise à l'égard de l'évolution radicale et nihiliste de leurs confrères, et leur crainte qu'une telle évolution ne débouche sur une crise sans précédent... Bien que d'horizons très différents, tous avaient en commun de vouloir un renouveau de la pensée fondé sur la " primauté de la vie spirituelle ", la défense du droit, le respect primordial de la personne humaine. Le recueil de leurs interventions, jalons, connut tout de suite un immense succès et reste aujourd'hui une référence pour l'intelligentsia russe. Cent ans après la publication des jalons, huit intellectuels de différentes confessions chrétiennes, catholiques, protestants et orthodoxes, et de différentes nationalités, allemande, américaine, anglaise, française, italienne, russe, ukrainienne ont tenu à faire mémoire de ce texte prophétique. En ces temps de mondialisation, les trésors spirituels nationaux doivent être assimilés par les autres traditions intellectuelles. Qu'il s'agisse des promesses de la phénoménologie de la donation ou des implications de la théologie oecuménique et sociale, des consensus nouveaux apparaissent. Devant l'effondrement quasi simultané des " modèles " socialistes et capitalistes, il est d'un grand intérêt de découvrir aujourd'hui que la désillusion contemporaine à l'égard des idéologies et la " passion du réel " a déjà plus d'un siècle. Face à la perte totale de repères aujourd'hui une nouvelle génération d'intellectuels pourra-t-elle, cette fois, être entendue ?
C'est à la fin de 1987 seulement que fut publié en URSS, à la faveur de la perestroïka, ce terrible récit écrit en 196o. Terrible par la nature des événements qu'il relate - la déportation, en 1949, de familles moldaves -, terrible aussi par la simplicité exemplaire avec laquelle il dévoile, en même temps qu'un aspect méconnu de la répression stalinienne, le mécanisme de la peur qui explique le silencieux consentement de toute une société. Il faut d'ailleurs lire dans La Troisième Mort de Staline, qui paraît simultanément, l'entretien accordé par Guerassimov à Elena Joly, sa traductrice, pour comprendre l'itinéraire et les difficultés d'un écrivain investi par la nécessité de porter témoignage. Reste à dire qu'On frappe à la porte est aussi et d'abord une réussite littéraire d'autant plus accomplie que la violence y naît dans la douceur du regard et le bonheur d'écrire. Et que dans la mémoire cet aimable récit laisse le souvenir d'une impardonnable tragédie.
Résumé : Quand José perd son travail, le fragile équilibre de son existence se brise en mille morceaux. Guillermo, son voisin, homme charismatique à qui tout réussit, lui propose un jour de passer chez lui afin de faire plus ample connaissance. Les deux hommes sympathisent et boivent du bon vin en écoutant du jazz. Mais ce qui avait commencé comme une soirée tout à fait amicale tourne au bain de sang : lorsque José entend Petite Fleur, standard de Sidney Bechet, il est pris d'une irrépressible envie d'assassiner son nouvel ami. Pourtant, le lendemain, à la stupeur de José, Guillermo passe devant sa fenêtre en sifflotant, plus éclatant de santé que jamais... Comme si l'accès de folie de la veille n'avait pas eu lieu.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.