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Impérialisme d'exclusion et état d'exception
Kurz Robert ; Jappe Anselm ; Besson Stéphane
DIVERGENCES
9,00 €
Épuisé
EAN :9791097088071
Après le Krach de 2008, après les plans de sauvetage mais aussi les banqueroutes étatiques et les flux de réfugiés jetés sur les routes d'une odyssée désespérée, il devient de plus en plus évident, dans les centres du capitalisme comme dans ses périphéries effondrées, que ce dernier se disloque. Alors que l'humanité se défait toujours en un océan d'une extrême pauvreté où flottent les derniers îlots d'une richesse obscène, on voit se répandre, et pas seulement dans l'Europe de l'ouest, une terreur faite d'exclusion, de démarcation et de verrouillage des frontières. L'impérialisme de crise du XXIe siècle n'a définitivement plus les formes qu'il avait au XXIe siècle. A coup d'interventions militaires, de forces spéciales de drones et d'encampements des masses de réfugiés, il n'est plus un impérialisme d'inclusion, mais vise bel et bien l'exclusion. En se confrontant de manière critique à Carl Schmitt et Giorgio Agamben, Robert Kurz montre avec force qu'en ce début de XXIe siècle le système producteur de marchandises en crise apparaît désormais à visage découvert, comme un état d'exception mondial et permanent, qui a déjà tous les traits de la nouvelle barbarie qui vient.
Résumé : Paru en 1991 et rapidement devenu un véritable best-seller en Allemagne, l'ouvrage vendu à plus de 25 000 exemplaires, constitue le premier ouvrage majeur de Robert Kurz et inaugure la théorie critique de la valeur. "Jamais il n'y eut de fin aussi totale". Avec cette phrase commence une analyse décapante de l'économie mondiale et de l'ensemble du processus de modernisation : une contre-histoire du capitalisme au XXe siècle. Et ce que personne n'aurait plus cru possible : le noyau théorique à partir duquel l'auteur développe son argumentation est la critique de l'économie politique d'un certain Karl Marx enterré pour la énième fois avec la chute du Mur de Berlin. Une fois les concepts de Marx débarrassés du ballast marxiste traditionnel, il est étonnant de voir quelle puissance analytique est encore contenue dans cette critique. Toutefois, Kurz ne l'applique pas seulement à ce qui s'est toujours réclamé du capitalisme, mais, avec la même détermination, aux régimes du "second monde", qui dépendaient de l'URSS ou relevaient du "tiers-monde". Examinant l'ensemble du processus de modernisation capitaliste dans ses différents modèles, l'auteur procède ici à une interprétation originale de la chute des pays socialistes, qui comprend le bout du chemin que ces économies avaient atteint dans le contexte d'une crise fondamentale du capitalisme qui allait, hier, toucher l'Est, comme aujourd'hui, l'ensemble du marché mondial.
Kurz Robert ; Lamas Bruno ; Galtier Matthieu ; Hub
Résumé : L'ancien bloc socialiste de l'Est et les sociétés capitalistes de l'Ouest, malgré toutes leurs différences, n'étaient en réalité que deux variantes d'une même forme sociale qui, bien qu'en décomposition, est toujours la nôtre : la "société de travail" . Dans ce texte pionnier écrit fin 1989 alors que des milliers d'Allemands fuyaient le socialisme réel, Robert Kurz a souligné l'urgence d'une reprise de la critique de l'économie politique de Karl Marx et de l'approfondir radicalement à la lumière de la nouvelle situation historique : le capitalisme ne doit plus être critiqué du point de vue du travail, le travail doit devenir l'objet de la critique elle-même.
Résumé : Depuis le 11 septembre 2001, cest avec une arrogance jamais atteinte jusquici que les idéologues de "l'économie de marché et de la démocratie" invoquent leur enracinement dans la grande philosophie des Lumières. Oubliée la "Dialectique des Lumières" dAdorno et Horkheimer, oubliée la critique de l'eurocentrisme : il nest pas jusquà certaines fractions de la gauche qui saccrochent à une prétendue "promesse de bonheur bourgeoise" alors même que la mondialisation du capital ravage la planète. Robert Kurz sattaque ici aux "valeurs occidentales" contre le mainstream intellectuel et au-delà de la critique passée des Lumières. Dans des essais théoriques polémiques et fondateurs on voit sébaucher une nouvelle critique radicale de la forme-sujet moderne (déterminée de manière masculine) et ce non pas pour faire léloge dun romantisme réactionnaire mais afin de montrer que les Lumières et les contre-Lumières bourgeoises ne sont que les deux côtés de la même médaille.
Qu'y aurait-il de mal dans l'industrialisation de la culture ? N'y trouve-t-on pas des potentiels de liberté et de progrès pouvant être utilisés par tout le monde ? Versée dans les arcanes du monde médiatique, la gauche postmoderne, culturelle et "pop" , se croyait bien au-delà d'une pensée jugée "désuète" qui serait celle du prétendu "pessimisme culturel" de la Théorie critique. Depuis, ce milieu a pris de l'âge et risque de devenir lui-même conservateur. C'est précisément du fait de cette situation, qu'il est intéressant de jeter un autre regard sur le concept d'industrie culturelle et sur les reproches postmodernes qu'il a suscités. En se penchant sur la publicité, l'économie du savoir, l'internet, les réseaux sociaux, la culture de la gratuité, l'épuisement des ressources culturelles et la virtualisation de la réalité quotidienne, Robert Kurz montre toute l'actualité de ce concept à l'ère du capitalisme de crise