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L'Effondrement de la modernisation. De l'écroulement du socialisme de caserne à la crise de l'économ
Kurz Robert ; Jappe Anselm ; Vogele Johannes
CRISE ET CRITIQ
19,00 €
Épuisé
EAN :9782490831098
Paru en 1991 et rapidement devenu un véritable best-seller en Allemagne, l'ouvrage vendu à plus de 25 000 exemplaires, constitue le premier ouvrage majeur de Robert Kurz et inaugure la théorie critique de la valeur. "Jamais il n'y eut de fin aussi totale". Avec cette phrase commence une analyse décapante de l'économie mondiale et de l'ensemble du processus de modernisation : une contre-histoire du capitalisme au XXe siècle. Et ce que personne n'aurait plus cru possible : le noyau théorique à partir duquel l'auteur développe son argumentation est la critique de l'économie politique d'un certain Karl Marx enterré pour la énième fois avec la chute du Mur de Berlin. Une fois les concepts de Marx débarrassés du ballast marxiste traditionnel, il est étonnant de voir quelle puissance analytique est encore contenue dans cette critique. Toutefois, Kurz ne l'applique pas seulement à ce qui s'est toujours réclamé du capitalisme, mais, avec la même détermination, aux régimes du "second monde", qui dépendaient de l'URSS ou relevaient du "tiers-monde". Examinant l'ensemble du processus de modernisation capitaliste dans ses différents modèles, l'auteur procède ici à une interprétation originale de la chute des pays socialistes, qui comprend le bout du chemin que ces économies avaient atteint dans le contexte d'une crise fondamentale du capitalisme qui allait, hier, toucher l'Est, comme aujourd'hui, l'ensemble du marché mondial.
Résumé : La véritable cause de la crise structurelle du capitalisme se trouve sous la surface financière, dans les profondeurs contradictoires du mécanisme capitaliste. Ce livre, en quelques pages, analyse aussi bien la logique du capital global que sa trajectoire historique et rend les outils de la pensée marxienne aptes à rétablir le lien logique entre la gigantesque bulle des marchés financiers, la dette croissante des Etats et des entreprises et la crise plus générale du capitalisme. Le lecteur sort ainsi du faux semblant - aux relents antisémites - des "? personnifications ? " actuelles de la crise, depuis les cris contre la caste des spéculateurs jusqu'aux délires du complotisme le plus impuissant.
Résumé : Le sol de la démocratie victorieuse liée à l'économie de marché se révèle être un morne désert, et c'est sur ce sol même que le nouvel extrémisme de droite se développe. Comme Saturne, le totalitarisme démocratique de l'économie de marché dévore ses propres enfants. La logique de domination interne du système de marché démocratique s'extériorise de manière répressive et elle ne génère tout d'abord pas, en réaction, une nouvelle critique émancipatrice, mais un écho meurtrier d'elle-même. La démocratie et l'extrémisme de droite vont ensemble comme des jumeaux siamois, liés intérieurement par la circulation sanguine du processus de valorisation abstrait et de ses contraintes muettes.
A la veille de la seconde guerre d'Irak (2003), Robert Kurz stigmatise la gauche allemande qui se révèle incapable d'assumer une position à la fois antiguerre et anticapitaliste. Car cette guerre est le produit du capitalisme mondialisé en crise. Prisonnière de vieux schémas caducs, la gauche n'a opéré aucun renouvellement théorique. Or, sans une théorie de la crise, sans une critique de la démocratie balistique et des situations d'anomie (guerres civiles, Etats-voyous) qui se développent aux marges du capitalisme, elle ne pourra sortir de ses contradictions et combattre les guerres du nouveau désordre mondial, de Kaboul à Manhattan, et de Grozny à Kinshasa.
Perte de sens du travail, chômage de masse, ravages psychologiques, catastrophes écologiques, révoltes sociales : les jours de cette société semblent comptés, et dans de nombreuses régions du monde elle ne fonctionne plus du tout. Tout en remontant aux racines de cette crise qui pourrait bien être la dernière, Robert Kurz souligne les impasses de la pensée de gauche comme du marxisme traditionnel, qui prétendent offrir une alternative au système économique dominant. Tous deux se sont construits sur une opposition entre travail et capital, valorisant une classe ouvrière productrice de richesses dont il faudrait revendiquer une meilleure distribution. Kurz avance pour sa part une thèse provocatrice : le travail n'est rien d'autre que la substance du capital, et ce qu'il fabrique ne ressemble en rien à des richesses. Ne pas questionner le travail, c'est donc s'interdire de remettre en question l'organisation de la production, ses modalités techniques, ses conséquences sociales et environnementales. C'est oublier aussi que les luttes populaires n'ont jamais été aussi fortes que lorsqu'elles ont refusé la condition ouvrière. En omettant de critiquer le travail, la gauche et le marxisme traditionnel ont finalement adopté le point de vue du capital. A partir d'une réactualisation de certaines intuitions de Marx, Robert Kurz propose au contraire une théorie critique de la société actuelle qui ne s'arrête pas à son écorce, mais l'attaque dans son noyau substantiel.
Le capitalisme est le premier régime de l'histoire à acheminer le monde vers un gouffre énergétique qu'il perfectionne en intégrant la contrainte d'efficience énergétique à son axiome initial. La crise énergétique et ses retombées écologiques constituent partout le mur externe du métabolisme capitaliste. Pourtant, la thèse, jamais démentie par le marxisme traditionnel, de la réappropriation des moyens de production par les forces productives, reste largement partagée. Dans l'horizon d'un dépassement véritable de la forme de vie capitaliste, l'abolition du travail ne peut que signifier aussi la fin des technologies qui en ont indissociablement accompagné le développement, sous peine de réitérer une énième critique tronquée du capitalisme. Seule une exigence d'émancipation portée jusqu'à cette pointe pourrait à la fois cesser de consumer sans limites le monde matériel et offrir les bases sociales d'une autonomie retrouvée des techniques et des activités de production.
Dans cette cinquième livraison de la revue, on trouvera un dossier donnant à voir le chantier théorique permanent que constitue le débat critique de la valeur : une histoire des origines de Krisis entre 1966 et 1992 entre ruptures et continuités, le manifeste du nouveau projet théorique de la revue Exit ! , deux articles de Robert Kurz et Roswitha Scholz cherchant à pousser plus loin une "révolution théorique inachevée" , toute une série d'échanges critiques notamment autour de l'ouvrage de Ernst Lohoff et Norbert Trenkle, La Grande dévalorisation. Un débat illustrant tout particulièrement les divergences qui peuvent exister quant à la théorie et à l'analyse de la crise contemporaine.
Résumé : La question de savoir ce qu'est le racisme a été posée à de nombreuses reprises. "? La Double nature du racisme ? " développe la thèse selon laquelle le racisme se compose de deux tendances ? : outre des images stéréotypées de l'étranger, il comprend également des images de soi dans lesquelles sont formulées des affirmations sur la manière dont le lien entre les individus et la société moderne est ou devrait être constitué. Tant l'origine historique de ces représentations que leur signification pour les sujets racistes diffèrent considérablement. Ces deux pôles du racisme se trouvent également liés à la société capitaliste en crise. Car même si les racistes revendiquent leur droit à l'arbitraire, ils ne sont pas en mesure de composer leur pensée à leur guise. Ces transformations du racisme sont mis en évidence tant par l'analyse des principales images et théories racistes, que par l'analyse des problèmes rencontrés par les antiracismes
Lohoff Ernst ; Trenkle Norbert ; Braun Paul ; Roul
Qui porte la responsabilité de la crise économique qui maintient le monde en haleine depuis 2008 ? Les "banquiers cupides" ou les Etats endettés jusqu'au cou ? Selon Lohoff et Trenkle, la cause est bien plus profonde. L'analyse originale de la crise développée ici se fonde sur une lecture de la théorie marxienne qui s'oppose au marxisme traditionnel. Ici Marx n'est pas le simple théoricien de la lutte des classes mais celui qui développa la critique radicale d'une société capitaliste appelée à buter sur ses propres contradictions. Les auteurs renouent avec cette pensée : il en résulte une analyse de la crise qui s'oppose à tout ce qui s'échange actuellement sur le marché des idées.