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LE DEFI LAIQUE
IMBACH/KONIG-PRALONG
VRIN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782711624942
Les querelles médiévales qui opposèrent les défenseurs du pouvoir laïque à la Papauté ont été étudiées par les historiens de la pensée politique. Mais on ne saurait y réduire la question des rapports de la laïcité et de la philosophie à cette époque. À l'âge de la scolastique, l'Eglise exerce aussi un monopole culturel - un fait que l'histoire de la philosophie se doit d'examiner de plus près. Quelle instruction les laïcs reçoivent-ils des clercs et, en regard, comment s'approprient-ils la philosophie? Quelles sont les politiques culturelles et les productions des clercs à destination des laïcs, comment sont-elles reçues par ceux-ci qui prétendent de leur côté aux différents savoirs philosophiques? Une telle enquête n'est pas qu'historique: elle conduit réflexivement à la définition de la philosophie comme discipline spécifique; définition où la philosophie varie dans ses contenus, ses fins et ses formes, selon les auteur les destinataires supposés et les lecteurs réels.
Flasch Kurt ; Bourgknecht Janine de ; Imbach Ruedi
Ce livre est iconoclaste. Il renonce à présenter la philosophie médiévale à la manière traditionnelle d'une "histoire des problèmes". Kurt Flasch y montre le lieu de naissance de chaque pensée, qu'il insère de manière originale dans son contexte historique et culturel. Il fait entendre la signification pratique et politique des oeuvres les plus prestigieuses du Moyen Âge philosophique, d'Anselme à Abélard, d'Averroès à Albert le Grand, de Thomas d'Aquin à Guillaume d'Ockham, de Maître Eckhart à Nicolas de Cues. La polémique et le conflit ouvert servent de fil conducteur aux idées, ainsi restituées au lieu de naissance de la pensée, puisque le débat intellectuel y recouvre des positions philosophiques, théologiques ou politiques tranchées. Kurt Flasch esquisse une histoire de la philosophique à l'état de dispute et de contradiction, ce qui donne à cette histoire une tonalité vivante. Cette approche a suscité de nombreuses critiques, souvent virulentes. Dans une postface inédite, Kurt Flasch répond ici à ses critiques, et clarifie les présupposés de sa méthode.
Le livre que le lecteur tient en main peut être comparé à un guide de voyage, il voudrait aider le lecteur à découvrir la pensée philosophique de Thomas d'Aquin, à se déplacer et se mouvoir dans cet univers que représente l'?uvre intellectuelle du dominicain italien. Le sous-titre indique ce propos: nous souhaitons offrir des repères, à savoir des "marques servant à retrouver un lieu". Le plan de cette initiation à la pensée philosophique de Thomas d'Aquin est simple: après une brève biographie de l'auteur, une deuxième partie donne un aperçu synthétique des idées et des arguments philosophiques dans l'?uvre de Thomas. Dans la troisième partie, sont présentées treize ?uvres majeures de l'auteur.
Cet ouvrage tente une nouvelle approche de la philosophie médiévale tardive, en proposant une interrogation sur une catégorie spécifique de destinataires des textes philosophiques : les laïcs que l'historiographie classique de la pensée médiévale a trop négligés. En effet, il est hautement improbable que la division de la société médiévale en clercs et laïcs n'ait exercé aucune influence sur les contenus et les œuvres qui intéressent l'histoire de la pensée médiévale. Cet essai tente de montrer que non seulement il existait une philosophie pour les laïcs mais encore des philosophes laïcs. C'est pourquoi, après des chapitres consacrés aux traductions et à la philosophie dans les cours princières, la philosophie de Dante Alighieri est présentée sous différents angles (philosophie du langage, politique). Chaque chapitre est complété par un dossier de textes dont la plupart sont pour la première fois traduits en français. Ce volume est le premier d'une série consacrée à l'introduction à la pensée médiévale.
Eloge de la faiblesse retrace un itinéraire intérieur, une sorte de conversion à la philosophie. L'auteur, handicapé de naissance, imagine recevoir la visite de Socrate en personne. Dès lors, s'ensuit un échange où de proche en proche émergent des outils pour apprendre à progresser dans la joie, garder le cap au coeur des tourments et ne pas se laisser déterminer par le regard de l'autre. La philosophie est ici un art de vivre, un moyen d'abandonner les préjugés pour partir à la découverte de soi et bâtir sa singularité. Peu à peu, une conversion s'opère, le faible, la vulnérabilité, l'épreuve peuvent devenir des lieux fertiles de liberté et de joie.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.