Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
DANTE, LA PHILOSOPHIE ET LES LAICS
Imbach Ruedi
CERF
33,00 €
Épuisé
EAN :9782204054836
Cet ouvrage tente une nouvelle approche de la philosophie médiévale tardive, en proposant une interrogation sur une catégorie spécifique de destinataires des textes philosophiques : les laïcs que l'historiographie classique de la pensée médiévale a trop négligés. En effet, il est hautement improbable que la division de la société médiévale en clercs et laïcs n'ait exercé aucune influence sur les contenus et les œuvres qui intéressent l'histoire de la pensée médiévale. Cet essai tente de montrer que non seulement il existait une philosophie pour les laïcs mais encore des philosophes laïcs. C'est pourquoi, après des chapitres consacrés aux traductions et à la philosophie dans les cours princières, la philosophie de Dante Alighieri est présentée sous différents angles (philosophie du langage, politique). Chaque chapitre est complété par un dossier de textes dont la plupart sont pour la première fois traduits en français. Ce volume est le premier d'une série consacrée à l'introduction à la pensée médiévale.
Résumé : Thomas d'Aquin commente et enseigne le texte biblique de la même manière que les textes profanes. Pourtant la lecture biblique joue chez l'Aquinate un rôle particulier dans la doctrine sacrée considérée comme science : par cette lecture, le commentateur acquiert une participation à la sagesse de Dieu qui permet au théologien de forger les principes dont il a besoin pour argumenter scientifiquement puisque le commentaire est considéré comme un prolongement homogène du texte inspiré. Le Commentaire de l'évangile de Jean est un bon témoin de cela dans l'oeuvre du dominicain. La Samaritaine y est présentée comme le modèle du chemin intellectuel que le lecteur biblique doit parcourir : elle écoute le Christ puis l'annonce, conduisant ainsi les habitants à venir au Christ. Elle écoute les mots humains de Dieu et cherche à les pénétrer, elle peut alors prendre à son tour la parole et conduire ses auditeurs à la source de la sagesse.
Eloge de la faiblesse retrace un itinéraire intérieur, une sorte de conversion à la philosophie. L'auteur, handicapé de naissance, imagine recevoir la visite de Socrate en personne. Dès lors, s'ensuit un échange où de proche en proche émergent des outils pour apprendre à progresser dans la joie, garder le cap au coeur des tourments et ne pas se laisser déterminer par le regard de l'autre. La philosophie est ici un art de vivre, un moyen d'abandonner les préjugés pour partir à la découverte de soi et bâtir sa singularité. Peu à peu, une conversion s'opère, le faible, la vulnérabilité, l'épreuve peuvent devenir des lieux fertiles de liberté et de joie.
Les querelles médiévales qui opposèrent les défenseurs du pouvoir laïque à la Papauté ont été étudiées par les historiens de la pensée politique. Mais on ne saurait y réduire la question des rapports de la laïcité et de la philosophie à cette époque. À l'âge de la scolastique, l'Eglise exerce aussi un monopole culturel - un fait que l'histoire de la philosophie se doit d'examiner de plus près. Quelle instruction les laïcs reçoivent-ils des clercs et, en regard, comment s'approprient-ils la philosophie? Quelles sont les politiques culturelles et les productions des clercs à destination des laïcs, comment sont-elles reçues par ceux-ci qui prétendent de leur côté aux différents savoirs philosophiques? Une telle enquête n'est pas qu'historique: elle conduit réflexivement à la définition de la philosophie comme discipline spécifique; définition où la philosophie varie dans ses contenus, ses fins et ses formes, selon les auteur les destinataires supposés et les lecteurs réels.
Bagus Philipp ; Imbach Olivier ; Huerta de Soto Je
La fin de l'euro est-elle arrivée ? Le projet euro semble en voie d'effondrement. Philipp Bagus, professeur d'économie et expert en théorie monétaire et des cycles économiques, montre que la crise de l'euro est la conséquence directe de son architecture originelle, d'intrigues politiques, des intérêts divergents des Etats, ainsi que du caractère autodestructeur de la monnaie unique. A l'origine de la création de l'euro, les intentions étaient de nature politique. Grâce à la monnaie unique, la classe politique française allait se débarrasser du Deutsche Mark et s'affranchir de la tyrannie de la banque centrale allemande, la Bundesbank. Mais le système mis en place se révèle être autodestructeur parce que plusieurs gouvernements peuvent utiliser une seule banque centrale pour financer leurs déficits, sans véritable contrôle. Il est conçu comme une planche à billets avec plusieurs propriétaires qui peuvent l'utiliser selon leurs besoins. La crise des dettes souveraines, le manque de compétitivité et l'absence de réformes structurelles dans bien des pays membres en sont les conséquences. L'euro engendre une redistribution monétaire à l'échelle européenne, et, finalement, un nouveau super-Etat européen, objectif à long terme des élites politiques. L'auteur nous montre que d'autres voies sont toujours ouvertes pour les membres de la zone euro, et ce que le futur peut nous apporter.