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La vie prénatale. Destin, identité, mémoire
Ildefonse Frédérique ; D'Intino Silvia
MILLON
22,00 €
Épuisé
EAN :9782841374229
La vie de chacun est-elle contenue entre deux termes, le moment de la naissance (ou de la conception) et le moment indéterminé de la mort ? Le coryphée à la fin d'Odipe-roi de Sophocle appelle à toujours considérer le dernier jour de la vie d'un homme : seul le terme de sa vie peut permettre de dire s'il a vécu heureux. Mais la mort n'est pas seule décisive : l'impact qu'a la vie prénatale sur la vie de chacun, son identité, son destin a été pensé et développé dans différentes traditions religieuses, philosophiques et médicales. Parler d'une vie prénatale ne suppose pas seulement, pour celui qui vit la vie que nous connaissons et que nous avons en partage, un statut d'avant la vie, mais que cet avant soit aussi une vie. Les questions qui découlent de cette double acception sont au coeur de ce volume où l'on examine les représentations, les théories et les pratiques concernant la vie prénatale à partir de matériaux à la fois ethnographiques et textuels. De la Grèce et de la Chine anciennes, de l'Inde védique au Togo contemporain et à la philosophie tardo-antique, les auteurs s'intéressent aussi bien à l'embryologie qu'aux idées concernant une vie ou des vies prénatales.
En 1746, dom Augustin Calmet, Bénédictin connu dans l'Europe entière pour ses travaux d'exégèse biblique, publia la première édition de son Traité des Apparitions, qui réinstallait au c?ur de la culture savante des Lumières tout un monde surnaturel qu'on croyait aboli. L'ouvrage essuya une vague de critiques, notamment de la part de Voltaire, et un confrère de dom Calmet, dom Ildefonse Cathelinot, prit la plume pour rédiger une série de Réflexions et remarques, demeurées inédites jusqu'à ce jour. Elles rappellent avec énergie aux philosophes et aux théologiens, tentés par un rationalisme réducteur, que le surnaturel fait partie de l'ordre du monde : quels que soient les progrès accomplis dans l'interprétation des faits, il demeurera toujours un noyau de récits mettant en scène des Anges, des Démons et des apparitions qui se révélera irréductible à l'explication, sauf à admettre qu'Anges, Démons et apparitions sont bien des catégories de la réalité, et non des fictions. Conservée dans un manuscrit unique, l'apologie de dom Cathelinot est ici publiée pour la première fois.
Pourquoi le mal ? Répondre à cette question, c'est tenter d'élucider l'énigme qui menace, en ses fondements, toute construction de la pensée rationnelle ; c'est aussi renouveler l'exigence d'un sens global du monde qui se dérobe à notre quête. La difficulté, réside dans la dualité qui compose la notion elle-même : la souffrance et la culpabilité. Rendre raison de l'une et de l'autre, de l'une par l'autre, est une tentation sans cesse renouvelée afin d'éliminer le scandale que paraît représenter le mal. Les diverses formes que prend la question de la théodicée sont autant de réponses qui tentent d'intégrer la souffrance à l'ordre et au sens de l'univers. La liberté de l'être humain au sein de ce monde définit les conditions de sa culpabilité et de sa responsabilité dans l'existence du mal. De l'ordre du monde ou de l'action humaine, doit-on chercher un responsable de sa présence ? Quelle relation est-il possible d'établir entre un mal subi passivement et un mal commis intentionnellement ?
Sous l?Inquisition espagnole, le combat d?un musulman pour la liberté du culte? En cette année 1568, tandis que l?Inquisition continue à soumettre de son talon de fer la vie politique, religieuse et culturelle des royaumes espagnols, dans les montagnes et les vallées des Alpujarras, au sud de la Péninsule, l?heure de la révolte a sonné. Éc?uré par les injustices, les expropriations et les humiliations, les musulmans se dressent contre l?oppresseur afin qu?on reconnaisse leurs droits civils et religieux. Parmi eux, Hernando, dit « le nazaréen », né d?une Mauresque violée par un prêtre, qui rêve d?unir sa vie à celle de l?incandescente Fatima, est entraîné dans un combat redoutable qu?il fera sien et qui le forgera?
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.