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LA CONDUITE DE L ISOLE ET DEUX AUTRES EPITRES
IBN BAGGA
VRIN
46,00 €
Épuisé
EAN :9782711622788
Ibn Bagga, dont le nom devint dans les traductions latines médiévales, Avempace, peut être considéré, même s'il eut des précurseurs, comme le fondateur de la tradition philosophique aristotélicienne dans l'Espagne musulmane au début du XIIe siècle. Il est à l'origine du mouvement qui aboutira, en moins d'un siècle, à l'admirable floraison des commentaires et traités d'Ibn Rusd (Averroès). Les trois traités édités dans le présent volume, sans doute les derniers qu'il ait écrits, présentent sa pensée la plus aboutie et la plus personnelle, le fruit de lectures allant de la République de Platon et de l'Ethique à Nicomaque d'Aristote aux ouvrages d'al-Farabi. Ils résument ainsi les acquis d'une longue tradition, nourris par une expérience personnelle qui affleure au travers des discussions les plus techniques. Au confluent de la psychologie, de l'éthique et de la politique, ils tentent d'élaborer une méthode d'accomplissement intellectuel et moral à l'usage des hommes pris dans les turbulences d'une époque agitée. Ils n'étaient disponibles jusqu'ici que dans des éditions relativement anciennes et insatisfaisantes. La découverte de quelques nouveaux manuscrits permet d'améliorer sensiblement la base textuelle et philologique d'écrits qui se distinguent par la densité de la pensée non moins que par la concision de l'expression. Ils sont accompagnés pour la première fois d'une traduction française, ainsi que d'un commentaire, complément indispensable pour dégager les intentions de l'auteur et éclairer ses allusions.
Ibn Khaldûn (Tunis, 1332 - Le Caire, 1406), le plus connu des historiens arabes, est un esprit tiraillé entre ambition politique et amour de la science. Contemporain de Froissart, de Chaucer et de Pétrarque, il exerce diverses fonctions administratives, d'abord au Maghreb, où on le voit souvent changer de pays et de maîtres, puis, à partir de 1382, en Egypte où il occupa à six reprises la haute charge de grand cadi malikite. Le Kitâb al-'Ibar, ou Livre des Exemples, histoire universelle monumentale à laquelle il travailla près de trente ans et dont l'objet est la civilisation et la société humaine, fait de lui non seulement un historien, mais, cinq siècles avant Auguste Comte, l'inventeur de la sociologie.
Ibn Kammuna vécut à Bagdad au XIIIe siècle (ca 1215-ca 1285). Issu d'une lignée de lettrés juifs, il reçut une sérieuse éducation littéraire, aussi bien juive qu'islamique. Il fut médecin réputé, philosophe autodidacte, versé dans les mathématiques et la logique. Il est connu des musulmans par ses commentaires sur les Isharat d'Avicenne et surtout sur les Talwihat de Suhrawardi, le grand philosophe " illuminationiste " iranien du XIIe siècle. Lorsqu'en 1280 il achève le Tanqih, l'islam, religion majoritaire, n'est plus, depuis la prise de Bagdad par les Mongols en 1258, religion officielle de l'état. Cette situation exceptionnelle explique la critique franche de l'islam qu'il y exprime. L'ouvrage comprend quatre chapitres traitant successivement de la prophétie en général, du judaïsme, du christianisme et de l'islam. La discussion de chaque religion est dépassionnée. Animé par l'esprit d'équité, Ibn Kammuna donne toujours la parole aux différentes factions religieuses. A l'égard des trois monothéismes, il manifeste une objectivité relative ; défendant fermement le judaïsme, la religion devancière décriée par les deux autres, il se montre plus complaisant envers le christianisme et plus rigoureux envers l'islam. C'est qu'il vise à mettre toutes les religions sur un pied d'égalité, dans une perspective fondamentalement humaniste : dégager leur dénominateur commun qui est l'appel adressé aux hommes pour tendre vers la conduite morale la plus élevée.
Résumé : Ce n'est pas sans raison qu'Ibn'Araî est appelé en Islam al-Sheykh al-akbar, "le plus grand des maîtres spirituels". Soufi andalou du XIIIe siècle, il a produit une oeuvre qui couvre toutes les dimensions de la spiritualité musulmane. Avec Les Illuminations de la Mecque, La Sagesse des prophètes (en arabe Fusus al-Hikam, "les chatons des sagesses") est un de ses textes majeurs. D'Adam à Muhammad en passant par Noé, Énoch, Abraham, Moïse, Salomon ou encore Jésus, il montre comment chaque " prophète " de la tradition musulmane manifeste l'un des aspects de la sagesse divine. En retour, chacun des chapitres constitue une étape sur la voie qui mène toute personne à réaliser "l'homme parfait", ainsi qu'à percevoir l'Unité divine dans toute la Création. Ce classique du soufisme s'adresse, par-delà les barrières confessionnelles, à tous les authentiques chercheurs de vérité.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.