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Art et industrie. Philosophie du Bauhaus
Huyghe Pierre-Damien
CIRCE
19,50 €
Épuisé
EAN :9782842423841
Le Bauhaus fut une institution créative et pourtant irrésolue. Bien des disputes ont jalonné son histoire. S'il fut fermé d'autorité en 1933 par les nazis à peine arrivés au pouvoir, c'est sans doute parce que ce pouvoir ne pouvait supporter son principe de tension incessante. Pareil événement n'est pas seulement de circonstance. Il s'est produit dans un champ de possibilités. Que le politique ait pu se déchaîner et que dans ce déchaînement même il n'ait pas admis que soient discutées des questions qui, le plus souvent sous une allure artistique, touchaient en définitive aux valeurs, portées et méthodes du faire ou du produire en général, voilà sur quoi il faut encore réfléchir. Il nous reste à déconstruire, c'est-à-dire à rendre à sa complexité, voire à son ambiguïté philosophique toute une mécanique de notions dont la logique efficace est fort capable de nous échapper réellement. Parmi ces notions, celle d'industrie dont le présent essai, réédition notablement augmentée et revue d'un ouvrage paru en 1999, montre, en s'appuyant sur une lecture de Rousseau, qu'elle a elle-même excédé certaines de ses limites historiques. Les interrogations portées par le Bauhaus dans ses divers champs d'activité ne se sont pas développées dans une société simplement industrielle, mais dans une monde touché depuis quelques décennies par une révolution dans l'industrie. Ce sont les échos et les ondes de choc de cette révolution qu'il y a lieu, encore, d'entendre et de lire dans les textes de divers artistes ayant travaillé sur place (Gropius, Kandinsky, Klee, Mies van der Rohe, Moholy-Nagy, Schlemmer) ou dans ceux de proches comme Schönberg.
Résumé : Plusieurs recherches s'intéressent ces derniers temps au concept d'appareil. Issu de diverses rencontres réalisées à l'initiative du Collège des arts, le présent livre propose quelques-unes des sources de cette réflexion. L'enjeu. c'est la relation du sensible et du dicible. La notion d'appareil signifie globalement qu'il y a du côté des formes de l'expérience une fabrique, un art, une technique, un faire par rapport à quoi le langage. sans être secondaire, est néanmoins second. Elle implique à titre d'hypothèse cette idée qu'un travail du sensible peut avoir lieu sans tomber d'entrée de jeu sous la coupe de catégories établies de la réception. Ce travail du sensible est du ressort de "passages" techniques aptes à faire époque. Les arts sont liés à ces passages, ils sont de leurs conditions, ils les avèrent esthétiquement. Les études rassemblées dans le présent volume analysent divers cas de la contribution artistique à la mise en évidence, à l'exposé de l'époque. Sont mis en discussion au fil des pages, et compte tenu des récents développements techniques ? vidéo, numérique ?, l'identité du corps. les valeurs de la photographie, le concept d'index... Le Collège des arts regroupe artistes, historiens de l'art et philosophes. Il organise au Centre d'Art Contemporain de l'abbaye de Beaulieu-en-Rouergue, en partenariat avec le Centre des Monuments Nationaux, des Rencontres au cours desquelles sont examinées des questions intéressant les arts contemporains. Un volume - Le jeu de l'exposition - a déjà été publié dans la mime collection en 1998.
Résumé : Alors que les perspectives des universités se modifiaient au niveau européen, les écoles d'art en France se sont trouvées obligées de répondre à ce que Pierre-Damien Huyghe présente comme une "injonction à faire de la recherche". Cette injonction a un contexte : le merchandising des savoirs. Le philosophe dresse un état des conséquences en matière d'éducation et d'enseignement, et examine les possibilités demeurant dans les champs des arts, du design et de l'architecture. Entre ces trois domaines, malgré les discussions, une parenté existe : tous ne sont pas intrinsèquement discours. Ainsi des expériences spécifiques de fabrique aptes à faire recherche peuvent s'y développer. Il s'agit de donner au fait de faire une place singulière et de faire cas de problèmes qui peuvent se poser en lui et depuis lui. Que sont ces cas ? Comment se montrent-ils ? Comment les relever ? Au-delà, comment écrire non pas sur mais avec l'expérience de l'art, de l'architecture et du design ? Aucune de ces questions n'est économiquement motivée. C'est en dernière analyse la condition politique de l'humanité qui se trouve en elles esquissée.
Issu d'un séminaire organisé au Centre Pompidou à l'occasion du trentième anniversaire de son inauguration, ce livre a pour objet de discuter quelques-uns des fondements théoriques et méthodologiques des pensées qui ont conduit à tenir la notion de "modernité" pour dépassée, en particulier celles d'Ulrich Beck en Allemagne, de Bruno Latour en France, de Fredric Jameson aux Etats-Unis, etc. Que peut bien vouloir signifier "modernes sans modernité"? Ceci, entre autres: que la phase historique que nous vivons est certes marquée par des processus de modernisation, mais que l'expression de ces processus n'est pas encore parvenue au stade d'un style. Y a-t-il lieu de le déplorer? Pas selon Pierre-Damien Huyghe, qui soutient que c'est au contraire dans l'absence de repères stylistiques que l'esprit est le plus susceptible de se montrer présent aux modifications des capacités productives et aux poussées techniques qui affectent les conditions d'existence. "Présence d'esprit" que voulut historiquement désigner et signifier le terme "modernité" lors de son introduction dans la langue, au XIXe siècle. Se passer de ce terme, comme semblent vouloir le faire ceux qui le prétendent obsolète, c'est s'exposer aux risques d'une modernisation sans mesure.
Simmel entreprend à la fin de sa vie quatre méditations. Il y présente sa propre philosophie. Il s'engage dans une réflexion sur la vie humaine dans son élan incessamment renouvelé, mais aussi sur les formes où cet élan se dépose, qui constituent les oeuvres de la culture : les institutions, les réalisations de la technique ou l'art. En considérant ce qui excède la vie, Simmel fait place à la négativité. Penser la mort à même la vie, c'est considérer la finitude, mais aussi la condition de la culture. La mort est ce qui sépare l'individu, qui rend les mondes partagés nécessaires. Et si, étant mortels, les êtres sont individuels, quelle serait la morale pour un individu séparé, sinon de tâcher de suivre sa propre loi ? Comment penser jusqu'au bout l'individualisme de notre modernité ?
Une rue de Londres vers 1750, un café, une librairie et, à l'étage, l'appartement d'un riche négociant... Le jeune Jacob, adepte de la philosophie des Lumières est le précepteur de milord Wambert et de madame de Brindè. Or Milord tombe amoureux de Madame, mais Madame aime en secret Jacob qui ne veut aimer que la paix de l'âme et du coeur afin de rester un homme d'étude. Ajoutons deux artisans qui se disent philosophes, mais savent user surtout de la calomnie, une épouse spirituelle amoureuse du jeu, un chevalier servant qui pratique la satire : toutes ces forces s'allient à la passion déçue du jeune lord pour mettre en péril la vie même de Jacob. Le tout sous le regard d'employés, de marins et de serviteurs qui mènent leur vie sans se mêler de celle des maîtres. Quelles autres forces sont invitées à sauver le jeune philosophe en qui s'incarne, en 1754, un Goldoni lui-même en butte à Venise à des factions rivales ou contraires ?...
Cervantes du ghetto, Maître Mendele a légué à la postérité un Don Quichotte qui est parfois son propre Sancho et un Sancho trop doué d'humour et de poésie, trop empreint de pitié pour dissiper la vision d'une armée de chevaliers par une grossière mise au point concernant des moulins à vent.
Résumé : " Aimer quelqu'un ou quelque chose signifie ou consiste dans le fait, entre autres choses, de prendre ses intérêts comme des raisons d'agir pour servir ces intérêts. L'amour est lui-même, pour celui qui aime, une source de raisons. Il crée les raisons par lesquelles ses actes d'intérêt et d'attachement amoureux sont inspirés... "