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L'art de la guerre idéologique
Huyghe François-Bernard
CERF
16,00 €
Épuisé
EAN :9782204133760
Par l'auteur de la Soft-Idéologie, un éclairage total des moyens actuels de censure de masses. La face obscure de la société mondiale du tout-communication enfin révélée dans ses moindres détails. Pourquoi les convictions de ceux que l'on appelle les " élites " ne séduisent plus les masses ? Comment une guerre idéologique, que les libéraux avaient l'habitude de remporter, a finalement basculé en faveur du camp conservateur ? En quoi les nouvelles technologies ont-elles été les premiers outils de ce renversement ? Pour comprendre ce phénomène à l'oeuvre, François-Bernard Huyghe part d'un constat : la gestion économique de droite alliée à des références morales de gauche se heurtent au mécontentement populaire. Ce qui ne serait rien si ce couple ne menait à l'effondrement de la crédibilité des appareils politiques, culturels et médiatiques. C'est donc à une " crise de la séduction " à laquelle nous assistons, et dont Emmanuel Macron est l'avatar. Les promoteurs de " la société ouverte " ont accumulé des erreurs qui ont non seulement conduit à leur effacement, mais ont aussi détruit un logiciel idéologique qu'il leur faudra, à terme, renouveler. Diagnostic lucide et sans concession, ce livre est aussi le savant exposé des moyens mis en oeuvre par les deux camps idéologiques pour imposer leur hégémonie.
Les " fakes" (infox, fausses nouvelles), théories du complot, intoxications en ligne ou faits alternatifs, révélations imaginaires..., tous mobilisent des vérificateurs et dénonciateurs dans la presse, les ONG, dans les gouvernements plus les grands du Net. Cette vague de faux est censée expliquer des votes irrationnels (Brexit, Trump...). Pour certains, elle annonce une ère de la "post-vérité" où les masses deviendraient indifférentes aux faits vérifiés. Pendant l'épidémie de coronavirus, Chine et USA se livrent une guerre de l'information pour une influence mondiale. Chacun peut-il choisir la version de la réalité qui renforce ses préjugés ? Les communautés vont-elles s'isoler dans leurs univers imaginaires ? Au détriment de la vérité commune et de la démocratie ? Si tel est le cas, il faut se demander pourquoi une fraction de la population est devenue si rétive aux évidences que professent médias ou experts, d'où vient ce scepticisme de masse et comment se propage la fausse croyance. Prolongeant ses travaux sur la désinformation, l'auteur montre les ressorts culturels, psychologiques et technologiques. Il analyse la coupure entre des élites convaincues que seuls les manipulés ou les délirants doutent de réalités évidentes et, d'autre part, des populations devenues insensibles au pouvoir des médias classiques ou au discours venu d'en haut. Le livre pose la question de l'impuissance à maintenir un consensus sur le réel. Mais il analyse aussi le pouvoir inédit des technologies de communication et le conflit entre les médias, les vieilles machines à faire-croire et les nouveaux réseaux. Un monde où chacun croit ce qui lui plaît ou une crise de confiance dans les anciennes sources d'autorité ?
Tuer pour l'idée, répandre l'idée...Les milliers d'attentats commis chaque année sous toutes les latitudes montrent la permanence d'une violence politique et symbolique née vers 1880 dans la Russie tsariste. Depuis, des centaines de groupes ont pratiqué la lutte armée clandestine au nom de leur idéologie: nihilisme ou anarchisme, indépendantisme ou anticolonialisme, réaction ou révolution mondiale, peurs apocalyptiques ou jihad planétaire. IRA, ETA, "bande à Baader", Action directe, Brigades rouges, groupes palestiniens, Tigres tamouls, FARC ou Al-Qaïda marquent leur époque. François-Bernard Huyghe décrypte leurs méthodes, leurs modes d'action, leurs discours et pose la question: y a-t-il une fin au terrorisme?
Résumé : Entre craintes de l'émergence d'une société de la surveillance totale et reconnaissance de l'utilité des écoutes dans la lutte contre la criminalité et le terrorisme, le débat fait rage autour des " interceptions de télécommunications ". Pour éclairer les enjeux de ce débat, cet ouvrage, proposé par Alain Bauer, analyse ce que sont les écoutes et interceptions sur les plans historique, juridique, mais aussi " stratégique " (les usages qui en sont faits) et technique. Il explique également ce que les écoutes représentent en pratique, car le quotidien des policiers qui utilisent des interceptions pour prendre des voleurs de voiture ne ressemble pas forcément à ce qu'on peut lire chez les spécialistes du numérique, toujours au courant de la dernière faille sécuritaire et de la prochaine invention...
Les fausses nouvelles (fake news) peuvent-elles fausser la démocratie ? Le peuple est-il devenu complotiste ? Les réseaux sociaux entretiennent-ils des délires autistes ? Experts, médias et élites sont-ils devenus incapables d'imposer faits incontestés et raison minimale ? Venue des Etats-Unis après l'élection de Trump, la panique se répand. A preuve, les gouvernements et l'Europe légifèrent contre le faux. Les grands du numérique tentent de le chasser du Net. Les médias traditionnels pratiquent la vérification (fact-checking) pour le stigmatiser et le démentir. En vain, dirait-on. Entre fuite de données et théories alternatives, rumeurs, trucages, influences étrangères, canulars et désinformations, bidouillages informatiques et croyances sauvages, nos sociétés de l'information ont visiblement un problème avec le contrôle de l'information et la supposée post-vérité. Si tel est le cas, il faut se demander pourquoi une telle fraction de la population est devenue si rétive aux évidences d'une autre, d'où vient ce scepticisme de masse et comment se propagent des versions alternatives du réel. Il faut se demander quels sont les ressorts culturels, psychologiques et technologiques de cette rupture. Et si les contre-mesures idéologiques et politiques destinées à rétablir le règne du vrai ne risquent pas d'entretenir un cycle infernal d'incroyance et de censure.