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PROF DANS UNE ZEP ORDINAIRE
HUSSAIN F
SERPENT A PLUME
17,26 €
Épuisé
EAN :9782268058153
Un prêtre syriaque prédit un avenir brillant à un jeune élève kurde. Quelques années plus tard, muni d'une licence de lettres et de son passeport, et prêt à réaliser la prophétie, le jeune Kurde arrive à Paris pour poursuivre des études à la Sorbonne. Son diplôme en poche, il se retrouve contractuel en Seine-Saint-Denis dans une zone d'éducation prioritaire. Sans formation préalable, la nouvelle recrue est parachutée dans un des lycées ayant la réputation d'être le plus difficile des ZEP. C'est le début d'un long voyage au cœur de la banlieue et de ses réalités. Fawaz Hussain raconte avec acuité humour et poésie sa descente dans l'enfer des zones d'éducation prioritaire et le désarroi galopant d'une génération livrée à elle-même.
Résumé : La cinquantaine, Farzand quitte Paris où il vient de passer la moitié de son existence. Il veut rentrer chez lui, à Amoudé, un village perdu de Syrie à la frontière avec la Turquie, pris dans le feu et le sang du Printemps arabe. Conscient de l'impossibilité d'un tel voyage dans un pays qui entame sa cinquième année de guerre civile, il accepte l'idée de se contenter d'une nuit, du côté turc, à regarder les lumières de sa ville natale. Après une escale à Istanbul, il passe une longue semaine à Diyarbakir, au bord du Tigre, où il fera la rencontre d'un garçon d'une douzaine d'années, vendeur de pépins de pastèque bouillis, avec lequel il va se lier d'amitié. Farzand pensait seulement revoir sa ville en faisant ce voyage ; il retrouvera un fils, lui qui a perdu le sien tragiquement il y a des années. Un livre sur l'espoir et la beauté au milieu des ruines.
Résumé : Vouant une grande passion pour la Grèce antique, Farhad, un Kurde originaire de Halabja, se rend dans ce pays. Ce voyage sur les traces d'Ulysse s'apparente à une résurrection. Grâce à des Grecques aussi charmeuses que les sirènes et aussi envoûtantes que les muses, Farhad s'arrache à la banalité de son quotidien sans pour autant oublier le martyre de sa ville, Halabja, et Chirine, l'amour de sa vie.
Résumé : A Amoudé, village aux confins de la Syrie, en terre kurde, le héros perçoit à peine les bouleversements venus de la Turquie voisine. Il se laisse bercer par son quotidien, entre apprentissage scolaire et respect des traditions ancestrales, et porte un regard émerveillé sur le monde. L'enfance est pour lui un horizon de promesses et d'espoir, au coeur de la barbarie dont seuls les adultes ont le secret. Fawaz Hussain est né en 1953 dans le Nord-Est de la Syrie, une des terres du Kurdistan, désormais divisé. Il vit aujourd'hui à Paris et se consacre à l'écriture et à la traduction des classiques français en kurde, sa langue maternelle. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Orages pèlerins. " Vous nous faites découvrir dans votre style précis et savoureux l'univers de ces villes d'Orient. " Sébastien de Courtois, France Culture
Lorsque je suis parti de chez moi, je n'aurais jamais imaginé que je m'éloignerais autant de ce Kurdistan de toutes les convoitises et de toutes les douleurs. Sur le chemin jonché de traquenards et de dangers, j'étais en nage comme si je sortais des eaux de l'Euphrate. La sueur qui me coulait du front se frayait un chemin entre mes sourcils et mes cils pour me piquer les yeux et me brouiller la vue. Que fuyais-je ? De quoi avais-je peur ? Il nous était difficile d'être Kurdes sur la terre de nos ancêtres. Des guerriers arabes, turcs et iraniens avaient juré notre anéantissement sur la tête de leur mère et le Coran de La Mecque. Depuis qu'ils avaient envahi notre sol, ils nous imposaient des identités qui nous allaient comme des guêtres à un lapin. Ils voulaient tout contrôler, absolument tout ; notre façon de respirer, de bouger et surtout de rêver. Ces hommes craignaient nos rêves de liberté et nos phantasmes de paix comme la peste et le choléra réunis. Ainsi débute l'une des nouvelles de ce recueil, nouvelles dont l'assemblage constitue un véritable roman qui conte les tribulations d'un Kurde exilé en France, hanté par la figure du Père, resté au pays.
Guerre en Yougoslavie, en Irak, en Palestine, au Venezuela, en Afrique... Que fait l'ONU, à quoi sert-elle ? Et du reste qu'en sait-on ? Quelques images rapides à la télévision de réunions du Conseil de sécurité, quelques courtes interviews de son Secrétaire général et parfois le débarquement des Casques bleus dans une région du globe avec quelques idées reçues : l'ONU coûte cher, les fonctionnaires internationaux sont des nantis, etc. Première enquête d'investigation journalistique au sein du système onusien et de ses organisations internationales, celle-ci intervient à un moment où se pose avec force dans plusieurs grands conflits la question du rôle et de l'efficacité de l'ONU. Faut-il brûler l'ONU ? est donc un livre d'actualité. Enquêter au sein de l'ONU conduit à un constat interne accablant : le droit du travail est quasiment inexistant, l'emploi d'une précarité insoupçonnée - sauf pour les hauts fonctionnaires internationaux nommés aux postes de direction par les Etats, essentiellement les grandes puissances occidentales qui s'octroient 60 % de ces postes -, la justice inique, le harcèlement psychologique, sexuel et le mobbing répandus, la répression syndicale importante, etc. Mais ce n'est pas tout. A cette situation interne s'ajoute le bilan catastrophique de plus d'un demi-siècle d'ONU. Si vous lisez ce livre en une heure, dans le même temps 900 personnes seront mortes de faim. Des épidémies anciennes et nouvelles se propagent, trois milliards d'habitants sur six "vivent" avec moins de deux dollars par jour, un milliard ne sait ni lire ni écrire, un milliard est sans travail, 800 millions d'individus n'ont pas accès aux soins, le revenu par habitant est aujourd'hui plus bas dans 80 pays qu'il y a dix ans... Que reste-t-il de la Charte des Nations Unies ? Faut-il vraiment brûler cette Organisation qui ne serait plus que " le machin " de quelques grandes puissances ?
Il y a quelques années, je tombai sur un recueil hilarant : Politiquement correct, de l'Américain James Finn Garner. Dans cette série de contes folkloriques revus et corrigés selon la morale d'Outre-Atlantique, les nains étaient devenus des " verticalement contrariés ", Blanche-Neige avait une âme d'écologiste, la puanteur des trolls était considérée comme un trésor culturel et Boucles d'Or avait pris une saignante revanche sur le pouvoir des mâles. Plein d'admiration, je pensai aussitôt : " Génial ! " L'objet eut un succès planétaire. Quelque temps plus tard, je découvris les joyeux récits de Jean-Pierre Enard à faire rougir les petits chaperons. Fondés, eux aussi, sur un détournement de la tradition, mais sous l'angle exclusivement libertin. Que faire, après ces deux magnifiques inventions ? En forger une troisième, peoplisée et up-to-date : sous forme d'un bref roman, des histoires politiquement correctes (à faire rougir les trois petits cochons), dans la bouche d'un moderne marquis de Sade progressivement contaminé par le style cheum et dégueu de nos écrivains à la mode. Le génie est comme l'ail : plus vous vous y frottez, plus vous embaumez. Ainsi naquirent les Histoires chuchotées à Justine, ravissante Lolita posée sur les genoux du Divin marquis. Yann Rebell.
Le roman du drame qui déchire actuellement la Côte-d'Ivoire (pays nommé Zamba) et, au-delà, tous les pays où la population est prise en otage, lorsque le régime politique est instable, prévaricateur, et que des soulèvements incessants opposent, jusqu'à la barbarie, les différentes factions. Tanella Boni nous raconte le calvaire vécu par la narratrice en butte aux tracasseries de la police parallèle et de son chef le machiavélique Arsène K qui, l'assignant à résidence durant neuf mois, mettra " son âme en grossesse ". L'occasion pour elle de réfléchir sur le cours de son existence et de se remémorer les grandes figures des femmes de sa famille. Celle de sa mère en particulier, qui endura le pire de la part de son père. Ce qu'elle-même ne voulut pas, incapable de continuer à aimer Timothée, cet homme à femmes, toujours absent, n'assumant rien de ses infidélités constantes. Une satire pleine d'humour, parfois féroce, de la société ivoirienne prisonnière de ses démons : la pauvreté, l'ethnicisation, la violence, l'ivresse du pouvoir, les enfants-soldats meurtriers, les différents visages des matins et des nuits de couvre-feu lorsque la mort décime à l'aveugle les familles.
Biographie de l'auteur Roland Brival a vécu aux Antilles, aux États-Unis et en Angleterre, avant de s'installer à Paris. Ecrivain reconnu, il est l'auteur de douze romans publiés à ce jour. Il poursuit également une double carrière de musicien de jazz et de plasticien.