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Innombrables retours
Husquinet Jean-Pierre ; Blaine Julien ; Bosseur Je
YELLOW NOW
15,00 €
Épuisé
EAN :9782873401955
Faire des n?uds est un lent détour, un " innombrable retour " : un point de départ, et une direction indiquée, l'assignation d'une origine débouchant à l'autre extrémité sur une ouverture, avec entre les deux, une forme, un dessin, une idée qui se déploie et vous invite à suivre son fil. Autant dire que le n?ud est un tout, forme un monde, une cosmogonie possible :le repli ou l'horizon, l'énigme et la solution, l'harmonie ou la rupture, l'individualisme ou le lien, l'attache ou la dérive, une entrave ou une envisageable liberté, un ancrage ou l'appel du lointain... Ce sont ces questions que tisse sans répit Jean-Pierre Husquinet, c'est entre ces pôles, moins contradictoires que complémentaires, qu'il serpente, sinue, s'égare pour se retrouver -jaillissant au sortir d'une forme parfaite lorsque l'on croyait l'artiste en train de s'emberlificoter, n'oubliant jamais de teinter d'humour et de couleurs vives la complexité retorse ou les méandres trompeurs de son matériau.
Si la présence du handicap dans l'histoire peut sembler un invariant, il n'en est pas de même de sa perception. En se penchant sur les sources qui permettent d'aborder une telle question, on remarque très vite qu'en dehors des restes osseux, que seul le regard d'un anthropologue peut faire parler, l'historien est confronté à une subjectivité qu'il ne peut ignorer. Saisir cette subjectivité permet de rendre la perception du handicap et la condition des êtres qui en sont atteints au sein d'une société donnée. Le regard de l'autre est l'élément qui conditionne l'existence d'un individu dans les sociétés anciennes, sa capacité à être pleinement un homme, notamment pour un citoyen romain, de sa naissance à sa mort. Dès lors, la répugnance prêtée à la société romaine pour les atteintes au corps semble être la condition de l'inclusion ou de l'exclusion des individus dans le corps social, ce qui n'est pas sans incidences, car "l'oeil du spectateur" n'est pas un simple vecteur de préjugés mais peut donner lieu à des définitions juridiques avec des répercussions politiques, sociales et religieuses. Le but de ce livre est d'étudier, en associant à la fois approche historique et démarche anthropologique, à partir d'un large dépouillement de la documentation littéraire et archéologique, les perceptions et représentations de l'atteinte corporelle du Ier s. av. n. è. au IVe s. n. è. et leurs évolutions. Il s'agit de dépeindre comment furent considérées et assistées les personnes concernées, à Rome et dans le monde romain, au travers de problématiques qui, pour certaines, sont toujours d'une saisissante actualité dans les sociétés contemporaines.
Résumé : Que sait-on des publics de musées d'art moderne et contemporain ? Il s'agit, pour la plupart, de personnes dotées d'un haut niveau d'éducation, participant de l'élite culturelle. C'est l'image que les enquêtes de participation culturelle continuent à juste titre de véhiculer. L'établissement des profils de visiteurs s'est jusqu'à présent focalisé pour l'essentiel sur les données sociodémographiques pour expliquer leurs motivations, attentes et usages du musée. Bien qu'intéressante, cette perspective conçoit trop la participation culturelle comme le simple produit des catégories sociales instruites et surtout, masque d'autres formes de diversité au sein des publics. Elle informe peu sur qui ils sont, au-delà de leur statut, et pourquoi ils visitent. Cela montre que la démocratisation culturelle n'a pas eu lieu mais doit-on en déduire pour autant que les publics forment une masse indifférenciée et homogène de "snobs" marqués par un rapport précis à la culture ? Sur la base d'une enquête réalisée au sein de six musées d'art moderne et contemporain en Belgique, cet ouvrage montre qu'il existe une réelle hétérogénéité en termes de goûts et de pratiques culturels parmi les visiteurs, qui ne se réduit pas directement à la position sociale et au niveau d'instruction. Etudier cette diversité culturelle permet de comprendre ce que la visite au musée représente dans la vie quotidienne des gens et dans quelle mesure elle reflète un choix en termes de style de vie. Cet ouvrage établit six différents "profils culturels" de visiteurs, synthétisant chacun une relation particulière au musée d'art. La visite au musée d'art peut ainsi refléter un amour de l'art, une recherche de nouvelles expériences, un certain classicisme, un prétexte pour voir des amis, une ouverture sur le monde, ou encore une sortie exceptionnelle pour voir de belles choses. Loin des clichés, ce livre offre donc une vision contrastée des publics des musées d'art moderne et contemporain, tout en discutant des principales théories sociologiques actuelles de la participation culturelle.
Sculpteur, peintre, sérigraphe, éditeur, musicien occasionnel, enseignant, collectionneur? Artiste pluridisciplinaire voire protéiforme, Jean-Pierre Husquinet a plusieurs cordes à son arc ? voire à son arbre, voire à sa harpe ? et autant de n?uds à son filet. Et si les noeuds ne constituent pas l?exclusive ni même l?essentiel de son travail artistique, ils en sont le maillage central, le point d?accroche où se bouclent ses multiples retours. Au détour de trois installations récentes (Stavelot, Bastogne, Montauban-Buzenol) et de quelques autres méandres, le présent ouvrage entrelace les images et les imaginaires de l?artiste avec des textes d?inspiration libre d?Emmanuel d?Autreppe, à propos et autour de l?oeuvre d?Husquinet, de ses ressorts, de ses éventuelles sources d?inspiration, de ses possibles aspirations. Ce qui donne un livret tissé à plusieurs mains, mélange étrange de n?uds et de n?uds de mots, hybride d?essai visuel et d?obsessions textuelles. Jean-Pierre Husquinet a déjà publié, chez Yellow Now, Innombrables retours, en 2006.
Le corps laissé à la nature, mort ou vif ; le corps mis en quarantaine ; le corps exclu, mis au ban de la société ; le corps qui s'adonne à des pratiques déviantes et réprouvées : les corps abandonnés s'égrènent dans une sombre litanie. De quelle catastrophe le corps abandonné est-il alors le sujet ? De quelle épiphanie ? L'ouvrage consiste en l'exploration de cet abandon du corps à partir de plusieurs partis pris. Le premier est celui de ne pas faire de ce sujet une thématique, mais une question à partir de l'analyse d'une tension entre la vulnérabilité et la puissance du corps, à partir de la mise en évidence de leur retournement. Le second est de faire dialoguer les époques de l'Antiquité à aujourd'hui ainsi les perspectives disciplinaires (histoire, art, littérature) afi n de montrer des lieux de singularité, des situations critiques, des temps de renversement entre faiblesse et énergie, abattement et prise d'élan. L'apport méthodologique et épistémologique de l'ouvrage réside dans ces échos, ces entrelacs, ces effets de palimpseste mis en oeuvre et à l'oeuvre au creux de ces dialectiques.
Bérard Stéphane ; Gomez-Passamar Nadine ; Pugnet N
Les Alpes de Haute-Provence sont l'un des terrains d'expérimentation de Stéphane Bérard. Il les connaît bien et depuis longtemps. Sur ce territoire, il ne s'agit pas seulement pour lui de valoriser un paysage, d'en exalter la beauté ou les failles, d'y attirer les touristes ou d'en consoler les habitants. Les oeuvres imaginées et l'oeuvre réalisée in situ, Mille Plateaux-repas, ont comme point commun le constant souci de l'usage qu'on pourrait en faire, et le regard qu'elles appellent n'est jamais coupé d'une pensée pratique - et d'une réflexion sur nos habitudes, nos routines. Ces oeuvres s'adressent au passant, qu'il soit d'ici ou d'ailleurs.
Cet ouvrage résolument composite, comme son titre le suggère, s'inscrit dans la suite d'un autre recueil, Twist dans le studio de Velasquez, publié en 1998. Les textes regroupés ici (préfaces, articles, poèmes, récits, embryons de fictions, chansons, entretiens, échanges de mails), ou plus exactement étirés en chapelet, pour une grande majorité de circonstance ou de commande, sont présentés sans retouches (aux corrections d'usage près) par ordre alphabétique. Certains diront peut-être à propos de quelques-uns d'entre eux qu'il s'agit de fonds de tiroir. Absolument ! Et pourquoi le nier ? Je ne cherche pas le moins du monde, en effet, à hiérarchiser ce que j'écris. Par ailleurs, les plus anciens de ces textes ont, de fait, été retrouvés presque par hasard, comme lorsque, ouvrant une malle remplie de vieux papiers, on y découvre des bouts de soi-même oubliés. Leur provenance est indiquée en fin de volume.
Le piano n'est pas un objet ordinaire à l'écran. Dans les films habités de sa présence, ce meuble joue un rôle clef, qui éclaire la poétique des cinéastes. Cet essai s'attache à la cinégénie secrète de l'instrument de musique par excellence. On a cherché à identifier quelques figures majeures du piano, telles que de grands auteurs les ont façonnées. Douze haltes ponctuent ce chemin, depuis Max Ophuls et ses pianos-miroir et horloge, Jean Renoir et son piano-boîte à musique, et Jean Grémillon avec son piano-moteur. On rencontre le piano-coeur de Lubitsch, le piano-rêve que partagent Dreyer et Bunuel, le piano-radio de Borzage et le pianopensée de Sirk ; ainsi que le piano-outil d'Hitchcock et le piano-sentiment de McCarey. Enfin, on s'aventure dans les séries du piano-démon (avec Robert Wiene, Karl Freund, John Brahm, Robert Florey et Edmond T. Gréville) et du piano-porte-voix (en compagnie de Roy Rowland, Nicholas Ray, Jean-Claude Guiguet, Robert Bresson, Pier Paolo Pasolini et Jean-Luc Godard), le piano-ange de Jacques Demy demeurant à part. En prélude et postlude, on fête le piano-cinéma d'Oliveira et Grémillon, et le piano-âme d'un trio de poètes d'aujourd'hui : Todd Haynes, Pere Portabella et Peter Sülyi. Après ce voyage, le lecteur ne considérera plus un piano dans un film du même oeil ni de la même oreille, c'est le bonheur qu'on lui souhaite.
Les cartons de Jean-Michel Vlaeminckx sont remplis de souvenirs de famille. Les proches qui l'ont entouré et accompagné sa vie durant : Michèle, Tom et ceux que Jean-Michel a accompagnés et suivis : Mary, Chantal, Marion, Jaco, Joachim, Luc et Jean- Pierre, Bouli... La grande famille du cinéma belge était aussi la sienne, sa famille de coeur qu'il admirait. Il a mis tout son savoir-faire au service des créateurs d'images, ceux qui se trouvent derrière la caméra, sur les côtés, hors champ, et devant la caméra. Il leur a donné ce qu'il recevait : reconnaissance, estime et connivence. Sans ces ingrédients, les photos de JMV seraient de simples clichés, témoins d'un réel révolu. Mais ses prises de vue vont au-delà, elles reflètent l'âme du septième art. "Le regard des regards", comme il aimait dire.