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Les Lèvres nues
Huser France
SEUIL
12,70 €
Épuisé
EAN :9782020102872
La quête des images, pour être exquise, n'en est pas moins dangereuse. Enfant, Laura Alpiani s'ingéniait à guetter le bonheur sous le vernis des cartes postales. Il lui suffirait, pensait-elle, de soulever cette mince pellicule glacée qui les recouvre et elle entrerait enfin dans le rêve. Laura rencontre un homme, Gilles. Il sera son maître. Celui qui possède. Celui qui enseigne. Avec lui, les tricheries deviennent jeu, le vol plaisanterie. Avec lui, toujours asservie au jeu des images, elle se fera meurtrière, crime et acte d'amour se mêlant. Les lèvres nues, c'est le monde sans fard, qui se décolore sous les propos froids des témoins, qui s'aiguise sous les reflets des néons, que la nuit n'éteint jamais. La prison, un procès, un verdict bientôt. Qu'importe ! Si Laura a tué la caissière aux ongles rouges, au moins a-t-elle eu l'illusion, l'espace d'un instant, d'échapper à la solitude de l'amour même. "Un auteur qui sait écrire la sensualité en une impudeur si pure", soulignait la critique lors de la parution de la Chambre ouverte. Un don qui s'affirme une fois de plus dans un roman dont les suspenses révèlent un nouvel aspect du talent de l'auteur de la Maison du désir.
Tricher. Pour moi, ce ne fut pas une décision. Ce fut un destin. Déjà, à ma naissance, j'ai triché. Mes parents attendaient avec certitude un garçon. Ils n'avaient jamais imaginé qu'ils pourraient avoir une fille. Une fille! Ma mère pleura. Il m'avait suffi de naître pour commettre une trahison. Loin de me repentir, je persévérai dans cette direction".
C'est une petite ville aux confins du désert saharien, à une époque non précisée, qui pourrait être aujourd'hui, avec des restes des années 30. Peu importe le temps et la localisation exacte. Le roman n'est ni historique, ni « idéologique » par rapport à la colonisation ou à la post-colonisation. Il est géographique: ce qui compte et pèse, c'est le sable, la chaleur, « l'étrangeté » pour la plupart des européens qui sont là. Deux groupes de personnages: D'un côté, un homme d'un certain âge qui, installé de longue date, fait des recherches sur les peintures rupestres et sa fille qui se considère comme une « saharienne ». Une jeune chercheuse arrive de France. Elle a les dents longues, trouve peu sérieux les travaux du père qui préfère nettement le pays et ses habitants à des publications savantes. L'autre groupe est constitué d'un couple, puis de l'amant de la femme. Le mari du couple fait du trafic d'objets d'art avec l'Afrique Noire. C'est un personnage assez froid et énigmatique. Le meurtre sur lequel commence le roman coïncide avec son retour dans le bang saharien où il rapporte une statue africaine qui est un objet de culte pour les peuples noirs du Sud. L'épouse supporte très difficilement l'ambiance et le climat. Elle ne rêve que de repartir pour Paris jusqu'où moment où elle tombe amoureuse d'un ingénieur avec lequel elle noue une relation passionnée mais sans avenir car son amant finit par lui avouer l'amour exclusif qu'il voue à une femme morte. Le roman comporte beaucoup d'événements et d'épisodes dramatiques: un meurtre au début, les soupçons et intrigues que ce meurtre déclenche, la jalousie violente de la fille du vieux chercheur à l'égard de l'ambitieuse jeune chercheuse (elle finira par la tuer en l'abandonnant dans le désert), les aléas de la liaison adultère et les tensions provoquées par la présence de la statue (les hommes du Sud envahissent le village, des tempêtes de sable éclatent, des marchands véreux accourent). Mais l'essentiel du roman est ailleurs, dans l'évocation extrêmement réussie d'une atmosphère où les passions humaines, les désirs et les dégoûts des personnages sont en phase avec la géographie et le climat sahariens. C'est ce qui porte le roman et y attache le lecteur. On signalera la présence discrète et omniprésente des personnages sahariens en arrière-plan.
La Colline rouge. A quoi pense Emilie ? Dans une chambre d'hôtel, une nuit d'orage, elle raconte à son amant les jours d'un été brûlant. Une histoire ? C'est un secret qu'elle lui livre. Elle n'avait pas quinze ans et sa tante Julia aimait Alexandre. Dans la garrigue, sur la colline rouge, cachée, elle les a vus s'embrasser et se caresser. Jalousie ou désir ? Emilie aimait Julia qui lui avait fait découvrir son corps. Emilie aimait Alexandre. Alors, peut-être parce que le soleil était trop chaud, et la lumière trop vive, elle décida de commettre l'irréparable... Démon, Emilie apprendra ainsi, avant de devenir victime, que les chemins de l'amour sont souvent jalonnés par l'écueil enivrant des liaisons dangereuses.
Le 18 avril 1912 à 21 heures 30, le paquebot Carpathia accoste à New York. A son bord, les 711 rescapés du Titanic. Dans la nuit, les flashes des photographes projettent une lumière blafarde sur des visages hébétés. Des dizaines de milliers de personnes sont massées sur les quais. Un homme fend la foule, c'est le sénateur Smith. Il vient d'être nommé président de la commission d'enquête sénatoriale américaine qui doit faire le jour sur les causes et les circonstances du drame.Pendant plus d'un mois, assisté de six autres sénateurs, il va recueillir le témoignage des principaux témoins du naufrage: officier, marins, responsables de la compagnie maritime propriétaire du navire, passagers de première et de troisième classes. Les récits que livrent les survivants sont bouleversants. Ils mettent en scène la lâcheté des uns, l'incroyable courage des autres, entre horreur et burlesque, tragique et incongru. Mais ces rescapés doivent avant tout surmonter le poids de la culpabilité, affronter le regard des autres, répondre à leurs questions: pourquoi sont-ils vivants quand tant d'autres ne reviendront jamais?En s'appuyant sur de nombreux documents d'archives, dont la plupart sont inédits en français, Bernard Géniès et France Huser ont retracé le film de ces journées incroyables qui ont forgé la légende du Titanic.Bernard Géniès et France Huser sont journalistes au Nouvel Observateur. Ils ont publié en 1995, chez Fayard, La Nuit de l'iceberg, le roman du naufrage du Titanic.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.