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Les Travailleurs de la mer
Hugo Victor
VOILIER ROUGE
26,90 €
Épuisé
EAN :9782940744107
Imaginez un homme seul, sorte de diable local dans la petite communauté que forme la population de l'île de Guernesey au XIXe siècle. Cerné par la mer, contraint par la vie et les moeurs, tourmenté par l'amour, c'est un drame de la navigation qui lui permettra de déployer toute sa grandeur dans une épreuve surhumaine, ayant la mer pour décor. Cet homme, battu par les préjugés autant qu'il le sera par l'élément au milieu duquel il vit, mènera une suite de combats épiques, qui l'emmèneront loin du monde, jusqu'au bout de ses propres limites. Le monstre marin qu'il affrontera constituera le point d'orgue de cette fresque sublime où, entouré par l'océan, l'homme se dépasse. Il ne fallait rien de moins qu'un maître de la littérature française pour donner toute sa dimension à ce récit, classique depuis longtemps. L'étonnante culture maritime de Victor Hugo ne pourra que ravir le lecteur. Rivalisant de prouesses avec son héros, il l'emmène dans un voyage dont nul ne revient indemne. Un choix d'illustrations principalement tirées d'éditions précédentes donne un visage et une forme perceptible à l'un des principaux romans maritimes français.
Résumé : "Tout parle chez Hugo et tout est verbal ; rien n'est hors du langage. Nous avons noté l'importance de ce thème des langages multiples dans son oeuvre et, aussi, cette façon qu'ont ses oeuvres de composer ensemble un univers équivalent à l'autre univers et se confondant avec lui. Tel est l'effet de cette recherche du texte total que, si le livre s'assimile au monde, le monde s'assimile au livre. Le langage renvoie à cet univers qu'il manifeste, mais cet univers est tout entier, de part en part, verbal. Ainsi, Hugo est bien l'anti- et l'anté-Mallarmé, puisqu'il assigne comme fonction au langage poétique de refléter la réalité extérieure ; mais il conduit à Mallarmé, puisque cette réalité extérieure et transcendante parle et ne se donne jamais que comme langage. Le livre hugolien aboutit à tout, mais tout aboutit au livre. Mais Dieu ? Peut-être sa transcendance n'est-elle que cette incessante différence qui permet au langage de se produire sans arrêt. Et le texte hugolien tend à être infini. Il est la présence du monde à lui-même, mais une présence jamais assez totale, toujours poursuivie et qui ne cesse de se proférer. Mais l'auteur ? Certes, il s'affirme dans la souveraineté de son moi, dans la superbe de son ego ; il est l'auteur au point d'en arriver à être le créateur du Créateur lui-même. Mais, en même temps, il n'est que son propre texte et son énormité est l'effet de ce texte total : il est la voix où parlent toutes les voix. Il est, comme son texte, le flux de toutes les voix. Le texte hugolien est plein, mais en mouvement perpétuel. Il est le passage de tous les langages. Il suffit d'écouter d'un peu loin, de façon à brouiller le message, en dépit de son insistante clarté ; alors, on n'entend plus qu'un murmure immense, un bruissement à l'infini ; c'est un tourbillon de langages, c'est Babel, étourdissante, exaltante, jubilante, c'est, vague sur vague, sans fin, l'océan de tous les langages qui constituent l'humanité, l'histoire et la nature, inanité et plénitude sonore", Pierre Albouy.
Quatrevingt-treize conclut le dialogue que Hugo a poursuivi toute sa vie avec la Révolution. Quatrevingt-treize, c'est la Convention, " assemblée qui a eu un duel avec la royauté comme Cromwell et un duel avec l'univers comme Annibal " et qui a " tranché le n?ud gordien de l'histoire ". Immense fresque épique, Quatrevingt-reize est aussi l'histoire de trois hommes. Lantenac, l'homme du roi et de tout l'honneur de l'ancienne France. Cimourdain, le génie austère et implacable de la Révolution. Entre eux Gauvain, neveu de Lantenac et fils spirituel de Cimourdain, aristocrate passé au peuple, que Cimourdain fera guillotiner pour avoir permis la fuite de Lantenac et qu'il suit aussitôt dans la mort. " Au moment où la tête de Gauvain roulait dans le panier, Cimourdain se traversait le cour d'une balle... Ces deux âmes s'envolèrent ensemble, l'ombre de l'une mêlée à la lumière de l'autre. "
Tout s'est éteint, flambeaux et musique de fête. Rien que la nuit et nous ! Félicité parfaite ! Dis, ne le crois-tu pas ? Sur nous, tout en dormant, La nature à demi veille amoureusement. La lune est seule aux cieux, qui comme nous repose, Et respire avec nous l'air embaumé de rose ! Regarde : plus de feux, plus de bruit. Tout se tait. La lune tout à l'heure à l'horizon montait, Tandis que tu parlais, sa lumière qui tremble Et ta voix, toutes deux m'allaient au coeur ensemble ; Je me sentais joyeuse et calme, ô mon amant ! Et j'aurais bien voulu mourir en ce moment.
Paris et ses prisons, ses égouts. Paris insurgé : le Paris de la révolution de 1848, des barricades sur lesquelles fraternisent les hommes du peuple. Paris incarné à travers la figure de Gavroche, enfant des rues effronté et malicieux. Hugo retrace ici avec force les misères et les heures glorieuses des masses vivantes qui se retrouvent. Les événements se précipitent, les personnages se rencontrent, se heurtent, s'unissent parfois, à l'image de Cosette et de Marius. L'histoire du forçat évadé et de la petite miséreuse symbolise quelque chose de plus grand : avec Les Misérables, Hugo réalise enfin l'esprit du peuple.
De nos jours, effectuer le tour du monde à la voile reste un exploit mythique. Les Français n'ont pas attendu Bougainville pour se lancer dans cette aventure : cinquante ans plus tôt, le premier navire français qui boucla le tour de la planète est un navire marchand, le Grand Dauphin, parti de Saint-Malo en 1710, et qui y rentra trente mois plus tard, après avoir fait escale au Pérou et en Chine. Le résultat de cette première campagne incita l'armateur à renvoyer son navire pour un second tour du monde, qui eut le même succès que le premier. Le détail de ces deux campagnes nous est connu par le récit manuscrit de la première, et par le journal de bord de la seconde. On y découvre que ces navigations sont loin d'avoir été paisibles : le navire eut à affronter plusieurs fortes tempêtes, une attaque de pirates, un échouage sur un récif isolé, ignoré des cartes de l'époque, et bien d'autres péripéties. Ces récits nous font également participer à l'étonnement des Français découvrant les civilisations de ces contrées lointaines.Notes Biographiques : Patrice Decencière est rédacteur en chef de « Neptunia », la revue de l'Association des Amis du Musée de la Marine.
Résumé : Gamin turbulent écumant les rues du Paris de la fin du XVIIe siècle, le jeune Raveneau de Lussan n'a qu'une seule idée en tête : partir en voyage. C'est la tête pleine d'images qu'il s'embarque pour les îles d'Amérique, sans se douter que ses tribulations l'amèneront à devenir membre de redoutables équipages corsaires qui iront écumer la côte Pacifique, à l'affût de tout ce que les Espagnols peuvent bien laisser derrière eux. Traversant à pied le détroit qui sépare la mer des Caraïbes de l'océan Pacifique (la fameuse "mer du Sud"), il nous livre un récit rare, haut en couleur, touchant parfois, montrant la vie du flibustier dans toute sa réalité. Celle-ci est dure, marine, constellée de hasards, de rencontres sans pitié, d'attaques et de défaites, sachant que toute cette souffrance est compensée, parfois pour peu de temps, par son poids en or. Toujours est-il que le bruit des canons retentirait presque à travers le temps jusqu'aux oreilles du lecteur, comme l'écho d'une vivante aventure qui retrouve aujourd'hui tout son poids dans la mémoire humaine.
Résumé : La Compagnie des Indes et le cardinal de Richelieu s'intéressent très tôt au potentiel économique des îles nouvellement peuplées par les Français, de l'autre côté de l'océan. C'est pourquoi un religieux, jésuite, est parti faire une petite enquête pendant quelques mois, afin de faire un bref rapport sur ce dont il a été témoin. Succinct, mais n'omettant rien, le père Bouton passe tout et tout le monde en revue, ce qui peut nous permettre, à nous aujourd'hui, d'avoir une idée de ce que furent les îles autrefois, avant même qu'elles ne prennent leur essor.