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LITTERATURE MEDIEVALE ET PSYCHANALYSE. Pour une clinique littéraire
Huchet Jean-Charles
PUF
13,18 €
Épuisé
EAN :9782130422976
En apparence, tout sépare la psychanalyse de la littérature médiévale - les structures mentales, les concepts mis en circulation par Freud qui n'ouvrent la voie des textes qu'en manquant l'essentiel... Pourtant, ces textes ne cessent de dire, avec une constance têtue, les errances du désir, les impasses de la jouissance qui font de l'amour un voile d'oubli jeté sur l'impossible union de l'homme et de la femme. Là où elle se fait passion de l'impossible, la littérature médiévale anticipe la clinique freudienne transformant en savoir la souffrance de l'hystérique dont le symptôme tente de parer à l'impossible sexuel. La " clinique littéraire " décrit la manière dont les textes éludent cette impasse et y enracinent la singularité de leur écriture; ce faisant, elle recueille un savoir psychanalytique, sur la grammaire du fantasme, le sujet, l'objet... Vouée à l'étude des rendez-vous manqués, la " clinique littéraire " s'avère aussi le champ où le rapport entre la littérature et la psychanalyse apparaît comme évident et nécessaire et pourtant impossible. Dans ce ratage, gît la chance d'un savoir sur le texte, l'avènement et le suspens de l'écriture... apte à (re)donner à la littérature médiévale sa juste place dans le concert critique.
En terre d'oc, le roman fut, au Moyen Age, un genre minoritaire. La poésie des troubadours y était prépondérante. Deux formes de roman voient pourtant progressivement le jour : la première prend sa source dans la tradition extérieure : le roman arthurien ou le roman d'aventure, et se nourrit d'imitations et de traductions ; la seconde, plus originale, s'inspire de la lyrique des troubadours et constitue le "romanesque poétique". Les novas de ce volume, que l'on situe approximativement autour de 1200, appartiennent au dernier courant. Elles permettent de parcourir le chemin qui va du poème au roman. Elles illustrent aussi un nouvel art d'aimer. A l'orée du XIIème siècle, les troubadours inventaient en effet l'amour, la poésie et définissaient progressivement un art de vivre ; la fin'amor proposait un culte du désir et de sa sublimation. Avec l'apparition des novas, la Dame devient une femme. La belle inflexible des troubadours découvre l'amour et le désir. La fin'amor s'humanise alors et la narration s'enrichit d'un thème nouveau : la jalousie. Face à une érotique de la continence illustrée par la poésie, les novas militent désormais en faveur d'un hédonisme courtois.
Louis-Ferdinand Céline aimait la danse et les danseuses. Elles furent l'affaire de sa vie et de son oeuvre, la seule cause pour laquelle il milita durablement, puisque s'y nouaient le plus intime d'une fascination personnelle vécue dans le compagnonnage de danseuses et la quête d'une écriture. Que signifie pour Céline aimer la danse et les danseuses ? Le goût pour l'une se confond-il avec la dilection pour les autres ? Ne remplissent-elles pas des fonctions différentes dans le grand écart esthétique et idéologique de l'oeuvre ? Si Céline a peu pensé la danse, elle lui a servi à penser à autre chose : au corps, fétichisé pour le regard ou mis en transe par la pulsion et destiné à réparer les boiteries de l'existence, à la politique, à la littérature surtout, qui trouve, grâce aux ballets, des miroirs où réfléchir ce qui la meut. La danse et les danseuses confèrent à l'oeuvre de Céline une cohérence singulière et une clé de son interprétation.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.