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Nouvelles occitanes du Moyen Age
Huchet Jean-Charles
FLAMMARION
8,50 €
Épuisé
EAN :9782080705556
En terre d'oc, le roman fut, au Moyen Age, un genre minoritaire. La poésie des troubadours y était prépondérante. Deux formes de roman voient pourtant progressivement le jour : la première prend sa source dans la tradition extérieure : le roman arthurien ou le roman d'aventure, et se nourrit d'imitations et de traductions ; la seconde, plus originale, s'inspire de la lyrique des troubadours et constitue le "romanesque poétique". Les novas de ce volume, que l'on situe approximativement autour de 1200, appartiennent au dernier courant. Elles permettent de parcourir le chemin qui va du poème au roman. Elles illustrent aussi un nouvel art d'aimer. A l'orée du XIIème siècle, les troubadours inventaient en effet l'amour, la poésie et définissaient progressivement un art de vivre ; la fin'amor proposait un culte du désir et de sa sublimation. Avec l'apparition des novas, la Dame devient une femme. La belle inflexible des troubadours découvre l'amour et le désir. La fin'amor s'humanise alors et la narration s'enrichit d'un thème nouveau : la jalousie. Face à une érotique de la continence illustrée par la poésie, les novas militent désormais en faveur d'un hédonisme courtois.
Au milieu du XIIIe siècle, on s'est mis à raconter en langue d'oc les troubadours. On leur a inventé une vie (vida) à partir de fragments empruntés à leurs poèmes. Poèmes dotés eux aussi d'une "? vie ? ", grâce à un commentaire (razo) rapportant les circonstances "? biographiques ? " de leur composition. Ainsi naquirent, en même temps, la prose littéraire occitane, la première critique littéraire européenne en langue vernaculaire et le mythe des troubadours et de l'amour courtois qui a traversé les siècles. Nous avons feuilleté ce "? roman des troubadours ? " en deux cents chapitres, animés par cent personnages de poètes, pour montrer, à travers une dizaine de figures emblématiques, qu'il ne parlait pas uniquement du Moyen Age, mais pouvait dialoguer, à travers des questions anthropologiques (le désir, la mort, la folie, la guerre...) ou littéraires (qu'est-ce qu'un auteur, un poème, une biographie ?? ...), avec des penseurs et des écrivains contemporains. Nous avons raconté à notre tour, autrement, les troubadours afin que leur invention du poète et de la poésie reste d'une vivante actualité et participe d'une aventure de la pensée.
Tout le monde se réclame de l'Ecole de la République. Les acteurs politiques la mobilisent en permanence dans leurs stratégies de conquête ou de conservation du pouvoir. Néanmoins, elle a échoué à réaliser la promesse républicaine de liberté, d'égalité et de fraternité et n'est pas parvenue à assumer la fonction politique qui lui est assignée en France. Prendre acte de cette faillite consiste à découpler l'Ecole de la République pour la rendre à elle-même, la sortir de la "théologie des savoirs" invalidée par la révolution numérique et l'adapter aux besoins des enfants et des jeunes des sociétés hypermodernes. En finir avec l'Ecole de la République plaide pour une "démocratie apprenante", concrétisée par un véritable service public d'éducation répondant aux besoins de ses usagers, et propose de sortir de la déploration permanente de "la crise de l'éducation" pour mieux contribuer à une mutation de l'Ecole, qui se doit d'être plus réaliste et ouverte au monde social.