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Shakespeare, le marrane du théâtre. Essai sur Le Marchand de Venise
Huber Gérard ; Rey Jean-François ; Baillon Jacques
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782343121529
Un jour de l'année 1596, Shakespeare écrit Le Marchand de Venise. C'est un véritable tournant dans son oeuvre. Une rupture qui lui donnera la force d'écrire plus d'une trentaine de pièces. Déjà surnommé par un de ses contemporains, Robert Green, un "ébranleur de scène" ("Shakes-scene"), cet ébranlement va entraîner la production de la matière même du théâtre. Le grand Will libère la parole (30 000 mots différents) et invente la vie rêvée des personnages. Que s'est-il passé ? Rien de moins que le télescopage entre la volonté de dépasser son double marranisme originaire, juif par le père, catholique par la mère, et le traumatisme de la mort de son fils Hamnet. Face au silence qui lui est alors imposé, il décide, en effet, de mettre tous ses conflits intérieurs sur la table. Mais pas n'importe comment. Shakespeare est dans Shylock. L'association entre "Sh", "Y" ("I") et "Lock" indique qu'il parle, mais "sous serrure". "Moi, Shakespeare, sous serrure". Ses conflits sont réélaborés. Un siècle plus tard, Spinoza fera de même avec la philosophie. Mais Shakespeare n'est pas un "marrane de la raison", c'est un "marrane du théâtre". Il se préoccupe de montrer ce que sont des vies qui ont vraiment relégué le monde d'hier, judéo-chrétien, mais aussi latin et grec, au musée des accessoires, non sans les parodier de mille et une manières. Ainsi, Gérard Huber prend-il cet exceptionnel marrane en filature et démontre que le monde d'aujourd'hui ne peut plus se passer de la "marranité" de Shakespeare qui, tout en exigeant que la vérité l'emporte sur le mensonge, démontre que la mauvaise foi et le parjure sont toujours triomphants. Un essai passionnant sur le théâtre de Shakespeare qui, grâce à l'analyse rigoureuse et psychanalytique menée par l'auteur, éclaire d'une façon novatrice bien des problèmes de notre époque.
Raconter Freud, au jour le jour, entre feu et cendre, bonheur et souffrance; peindre, sur le vif, le petit Juif errant dans la maison natale de Freiberg, puis, chez lui, à Vienne; camper le jeune ambitieux au lycée, à l'Université, puis dans son cabinet médical, où il découvre l'Inconscient et invente la psychanalyse... Ecrire l'histoire affective et intellectuelle d'un créateur qui se veut au-delà de Goethe et de Nietzsche, mais aussi de Darwin et de Charcot; préciser ses enjeux et décrire ses combats, ses alliances et ses ruptures; montrer comment il ouvre son esprit aux pulsions de vie, puis de mort; dire sa judéité, son combat contre l'antisémitisme, contre la maladie, et sa mort... Voici quelques traits majeurs de cette première biographie psychanalytique de Freud. Soixante-dix ans après sa mort, cette vaste enquête qui croise les souvenirs, les lettres, les archives, les textes autobiographiques, les biographies de nombreux auteurs et toute l'?uvre publiée à ce jour, fait tomber les clichés. Elle tient compte de nombreuses informations et documents que les précédents biographes n'avaient pas exploités... Dans cette biographie, chaque article, chaque essai de l'?uvre de Freud est situé dans la structure de sens qui domine sa vie affective et intellectuelle, au moment où il l'écrit, ce qui la fait apparaître comme une création accompagnée d'une auto-interprétation, comme un roman psychanalytique à visée universelle. Dans le même temps, l'ensemble de ses écrits est relu comme une anticipation et une construction des principales questions de notre temps qui vont de l'avenir de la mémoire à la maîtrise de la technique, en passant par la division intérieure de l'individu, l'avenir de la sexualité et de la mort, la protection de la petite enfance et la survie de l'espèce humaine.
Depuis plus de trente ans, Gérard Huber s'intéresse aux origines d'Israël. Dans ce nouveau livre, il se penche sur une énigme : la découverte, en décembre 1895, par Flinders Petrie, d'une stèle sur laquelle le pharaon Mineptah célèbre sa victoire sur des peuplades en révolte. Car, très vite, cette stèle prend le nom de "Stèle d'Israël". Avec son ami Wilhelm Spiegelberg, Petrie a, en effet, traduit le nom d'une de ces peuplades, "Isiriar", par "Israël". Or, tandis que ces deux savants sont convaincus d'avoir produit la preuve que le récit biblique dit vrai, ils ne prennent pas conscience que ce "billet de naissance" est pour le moins funeste et en contradiction avec la Bible, puisqu'il dit "d'Israël" "qu'il n'a plus de semence". Mais, Gérard Huber ne s'arrête pas à ce constat. Il se rend compte que cette traduction commence à être contestée. C'est alors que, croisant l'essentiel de la littérature égyptologique consacrée à la stèle, il comprend que c'est l'orientation bibliste qui a précédé la lecture égyptologique de cet hapax "Isiriar" et non l'inverse. D'où la question : Si plus "d'Israël" sur la "Stèle de Mineptah", quid des origines d'Israël ? Quelle place pour Abraham et Moïse ? Ce livre répond dans l'esprit de la "science du judaïsme" renouvelée, depuis Spinoza et Freud. Il y est aussi question du devenir de la pensée de Dieu et du combat qu'il convient de mener contre toutes les formes d'antijudaïsme qui contestent au peuple juif le droit de se raconter comme il l'entend.
S'interrogeant sur les conditions psychiques d'une réalité neuronale et dégageant les principales réponses de l'humanisme philosophique contemporain face aux avancées de la biologie, l'auteur détecte en celles-ci les formes de méconnaissance des apports de la métapsychologie freudienne.
Dans La Résistance comme alibi de la résistance à Israël, Gérard Huber déconstruit les sophismes de trois champions de l'anti-israélisme primaire: Edgar Morin, Stéphane Hessel et Alain Badiou. Il démontre notamment comment, chacun à sa manière, instrumentalise le discours de la "Résistance" pour tenter de saper les fondements de la légitimité de l'Etat d'Israël. Outre l'originalité du sujet, il situe aussi la controverse dans l'histoire des idées qui mit en présence la Résistance et la Résistance juive, dès 1940, ainsi que dans l'histoire politique qui, au lendemain de la guerre de 39-45, vit les Résistants accompagner l'Etat d'Israël (dans lequel ils voyaient bien souvent une continuation de l'action de "Résistance") jusqu'en 1967, date à laquelle, certains prirent de la distance, pour, finalement, se parjurer, au prétexte qu'Israël devenait une puissance d'occupation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.