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Si c'était Freud
Huber Gérard
BORD DE L EAU
32,50 €
Épuisé
EAN :9782356870414
Raconter Freud, au jour le jour, entre feu et cendre, bonheur et souffrance; peindre, sur le vif, le petit Juif errant dans la maison natale de Freiberg, puis, chez lui, à Vienne; camper le jeune ambitieux au lycée, à l'Université, puis dans son cabinet médical, où il découvre l'Inconscient et invente la psychanalyse... Ecrire l'histoire affective et intellectuelle d'un créateur qui se veut au-delà de Goethe et de Nietzsche, mais aussi de Darwin et de Charcot; préciser ses enjeux et décrire ses combats, ses alliances et ses ruptures; montrer comment il ouvre son esprit aux pulsions de vie, puis de mort; dire sa judéité, son combat contre l'antisémitisme, contre la maladie, et sa mort... Voici quelques traits majeurs de cette première biographie psychanalytique de Freud. Soixante-dix ans après sa mort, cette vaste enquête qui croise les souvenirs, les lettres, les archives, les textes autobiographiques, les biographies de nombreux auteurs et toute l'?uvre publiée à ce jour, fait tomber les clichés. Elle tient compte de nombreuses informations et documents que les précédents biographes n'avaient pas exploités... Dans cette biographie, chaque article, chaque essai de l'?uvre de Freud est situé dans la structure de sens qui domine sa vie affective et intellectuelle, au moment où il l'écrit, ce qui la fait apparaître comme une création accompagnée d'une auto-interprétation, comme un roman psychanalytique à visée universelle. Dans le même temps, l'ensemble de ses écrits est relu comme une anticipation et une construction des principales questions de notre temps qui vont de l'avenir de la mémoire à la maîtrise de la technique, en passant par la division intérieure de l'individu, l'avenir de la sexualité et de la mort, la protection de la petite enfance et la survie de l'espèce humaine.
Luther, Kant, Marx, Heidegger : autant de figures majeures de l'esprit allemand dont la caractéristique est de penser le rapport au vivant en mettant le Juif à la place du mort. L'hallucination du fantôme juif devient le moteur interne d'un discours qui, progressivement, tente de donner ses lettres de noblesse à la détestation, l'euthanasie, la dissolution puis à l'abolition du judaïsme. Il n'en faut pas plus, mais pas moins non plus, pour que l'extermination des Juifs se prépare dans les universités allemandes. Après Hitler, la Shoah, puis la chute du IIIe Reich, le fantôme court toujours. Chez les néo-marxistes et les post-heideggeriens, mais aussi chez les islamistes : inexistence des Juifs, utopie du peuple juif, évidement du signifiant " Juif " et destruction de l'État d'Israël convergent dans la tête de ceux qui -négationnistes et anti-négationnistes ici étrangement réunis - ne s'expliquent pas que le judaïsme ne soit pas mort. Des penseurs qui refusent de soumettre l'esprit allemand à une critique, radicale, tentent d'arraisonner le fantôme et même de lui dire adieu : Levinas, Lyotard, Derrida, Badiou, Baudrillard, Nancy.... mais en vain, car ils évitent l'essentiel du problème : expliquer pourquoi il était dans la nature acritique de l'esprit allemand de justifier le meurtre, et comment il faut y renoncer. Une nouvelle fois, c'est à l'esprit du judaïsme, à nouveaux frais, de donner le courage de ce détournement.
La société moderne découvre que le travail rend fou. Les raisonnements qui tournent le dos au bon sens, les décisions qui veulent faire mal, le chantage (harcèlement moral, sexuel, menace de licenciement pour rien...), les injures, les passages à l'acte violents, les jeux d'alliance qui visent à atteindre l'autre dans le sentiment qu'il a de sa dignité, sont devenus monnaie courante au sein des entreprises, des associations et des administrations. Du même coup, les conflits professionnels ne sont plus construits comme des oppositions à surmonter ensemble, mais comme des affrontements à l'issue desquels l'un s'efforce de faire "disjoncter" l'autre. La violence psychique se constitue en non-dit (secret, amnésie, exclusion) de l'organisation. La conséquence est que, quelle que soit sa place dans l'organigramme, n'importe quel individu peut en venir à retourner cette violence contre lui (actes manqués, maladies, troubles psychiques graves, agressions, démissions...). Dans ce livre, les auteurs décrivent minutieusement les mécanismes psychiques et institutionnels qui expliquent comment la société en est arrivée là. De nombreux exemples révèlent comment l'organisation (entreprise, administration) crée du trauma et détermine le destin psychique des individus qui en souffrent. Ils identifient également les fondements symboliques et psychoéthiques qui peuvent prévenir ces situations psychopathologiques et ouvrir, lorsqu'elles se produisent, la voie de la mémoire, du deuil, du rebond et du changement.
Biographie de l'auteur Gérard Huber est psychanalyste, écrivain et dramaturge. Il a publié de nombreux essais et articles, et une pièce de théâtre. Il est sociétaire de la Société des Gens de lettres.
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.
Comment expliquer qu'un mode d'organisation capitaliste - fondé sur un principe d'accumulation continue - autorise la perpétuation d'activités qui obéissent à une autre logique et paraissent lui poser des limites ? Pour résoudre cette énigme, l'ouvrage évalue les clés de lecture disponibles et formule de nouvelles propositions. Pour nombre d'auteurs, le capitalisme procède de forces économiques naturelles et autonomes, accompagnées ou canalisées dans un second temps par quelques politiques publiques. Il se heurte parfois à une résistance - que le terme serve à désigner une force d'obstruction passive ou une capacité de mobilisation. L'ouvrage invite à inverser la perspective et à considérer plutôt les rapports de force politiques qui débouchent sur la représentation d'un ordre économique naturel et qui expliquent le développement du capitalisme. Il examine sur ce mode les activités des entrepreneurs, mais aussi les affrontements entre chercheurs et les luttes qui ont cours au sein des administrations publiques. Dans leur ensemble et par leur articulation, différents champs composent ainsi les structures politiques de l'accumulation. Dans certains cas et sous certaines conditions, des activités non capitalistes s'en trouvent dans le temps confortées : de multiples agents les perçoivent comme extérieures à l'ordre économique naturel ; ils anticipent leur disparition et se persuadent qu'il suffit de laisser la nature accomplir son oeuvre. Nul ne travaille à leur élimination ni ne pousse à l'organisation d'un mouvement qui en prendrait la défense. Pour mesurer la portée de ses propositions, l'auteur retient l'exemple de l'agriculture en Roumanie : il s'efforce d'expliquer la coexistence sur ce terrain de grandes exploitations capitalistes et de petites propriétés qui entretiennent des pratiques d'autoconsommation, sans prêter à la moindre forme d'accumulation. Au-delà de ce cas d'étude, l'ouvrage affiche une visée pédagogique et offre une présentation actualisée des théories du capitalisme. Il pose par ailleurs les bases d'un nouveau programme de recherche en économie politique.
Avons-nous (vraiment) bien lu Durkheim et bien saisi toute la radicalité de son geste fondateur de la discipline sociologique ? A lire Anne Rawls, et relire avec elle De la division du travail social, rien n'est moins sûr. Peut-être alors le temps est-il venu, cent ans après la mort de Durkheim, de faire revivre ce texte inaugural. Telle est l'invitation du présent ouvrage. Textes à l'appui. La contribution de la sociologue américaine peut être lue comme une nouvelle préface à l'édition originale de La division du travail social. A ce titre, Durkheim lui aussi et tout autant l'auteur du présent livre, notamment par la publication de sa longue introduction oubliée de 1893. Plus encore, tel un palimpseste, orage convoque tout un ensemble d'auteurs contemporains pour esquisser à l'ombre de l'histoire officielle, une histoire en quelque sorte clandestine de la sociologie, attentive à la créativité des pratiques sociales et à la morale propre aux interactions. Pour autant, cette invitation à découvrir un autre Durkheim, jamais lu (ou presque) - à relire cette Division du travail social revisited -, n'intéressera pas seulement les sociologues, mais aussi les philosophes. En effet, un autre texte s'enchâsse dans cette intrigue, la fameuse Théorie de la justice de John Rawls, le père de l'auteur. Car ce qui est avant tout en jeu dans cette relecture de l'ambition sociologique durkheimienne, c'est aussi et surtout sa dimension politique et toute sa pertinence aujourd'hui pour penser les formes et les conditions d'une société juste. Cette audacieuse lecture de l'oeuvre de Durkheim ne manquera pas de susciter des réactions contrastées tant elle bouscule bien des interprétations convenues de la sociologie durkheimienne. Voire de la sociologie tout court. Elle invitera par ailleurs les philosophes à nouer un dialogue renouvelé entre science sociale et philosophie morale et politique.
Cet ouvrage propose : 1°) Un état de la recherche en matière de complotisme (surtout du point de vue psychologique - domaine dans lequel de nombreuses recherches ont été menées ces dernières années et dont il n'existe pas de synthèse grand public) ? 2°) Liens entre complotisme , antisémitisme et islamophobie (C'est toujours le Mossad qui est derrière; Eurabia) ? 3°) Repenser le complotisme à l'ère des medias sociaux (les classiques du sujet datent d'avant Facebook) ? 4°) Pourquoi la lutte contre le complotisme est-elle condamnée à l'échec.