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Quand le travail rend fou. Pour que ça change !
Huber Gérard ; Karli Madeleine ; Lujan Christian
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782296547926
La société moderne découvre que le travail rend fou. Les raisonnements qui tournent le dos au bon sens, les décisions qui veulent faire mal, le chantage (harcèlement moral, sexuel, menace de licenciement pour rien...), les injures, les passages à l'acte violents, les jeux d'alliance qui visent à atteindre l'autre dans le sentiment qu'il a de sa dignité, sont devenus monnaie courante au sein des entreprises, des associations et des administrations. Du même coup, les conflits professionnels ne sont plus construits comme des oppositions à surmonter ensemble, mais comme des affrontements à l'issue desquels l'un s'efforce de faire "disjoncter" l'autre. La violence psychique se constitue en non-dit (secret, amnésie, exclusion) de l'organisation. La conséquence est que, quelle que soit sa place dans l'organigramme, n'importe quel individu peut en venir à retourner cette violence contre lui (actes manqués, maladies, troubles psychiques graves, agressions, démissions...). Dans ce livre, les auteurs décrivent minutieusement les mécanismes psychiques et institutionnels qui expliquent comment la société en est arrivée là. De nombreux exemples révèlent comment l'organisation (entreprise, administration) crée du trauma et détermine le destin psychique des individus qui en souffrent. Ils identifient également les fondements symboliques et psychoéthiques qui peuvent prévenir ces situations psychopathologiques et ouvrir, lorsqu'elles se produisent, la voie de la mémoire, du deuil, du rebond et du changement.
Dans La Résistance comme alibi de la résistance à Israël, Gérard Huber déconstruit les sophismes de trois champions de l'anti-israélisme primaire: Edgar Morin, Stéphane Hessel et Alain Badiou. Il démontre notamment comment, chacun à sa manière, instrumentalise le discours de la "Résistance" pour tenter de saper les fondements de la légitimité de l'Etat d'Israël. Outre l'originalité du sujet, il situe aussi la controverse dans l'histoire des idées qui mit en présence la Résistance et la Résistance juive, dès 1940, ainsi que dans l'histoire politique qui, au lendemain de la guerre de 39-45, vit les Résistants accompagner l'Etat d'Israël (dans lequel ils voyaient bien souvent une continuation de l'action de "Résistance") jusqu'en 1967, date à laquelle, certains prirent de la distance, pour, finalement, se parjurer, au prétexte qu'Israël devenait une puissance d'occupation.
A la lumière des récentes découvertes archéologiques, égyptologiques, linguistiques, mythologiques et psychanalytiques, cet essai éclaire de façon originale les textes de la Bible hébraïque et la Bible araméenne, du Talmud, du Midrash et du Zohar qui sont consacrés à Moshé (Moïse). Prenant plaisir à reconstituer la palimpseste biblique, l'auteur centre son étude sur la querelle théologique qui donne tout son sens au Livre de l'Exode et propose un scénario qui s'affine toujours plus au gré de chacun de ses livres. Les Bnei Israël ("enfants d'Israël") y apparaissent comme des tribus qui apportent leur spécificité au peuple cosmopolite qui s'était rassemblé à Tell-El Amarna à l'appel du premier pharaon monothéiste de l'Histoire, Aménophis IV-Akhenaton. Le haut dignitaire Moïse (Paramessou) est un général d'origine sémite et égyptienne appelé à devenir le pharaon Ramsès Ter. Après la chute d'Akhenaton et de son successeur, Paramessou est, en effet chargé par Toutankhâmon et Aï d'anéantir les dissidents monothéistes. Mais il n'en fait rien. Au contraire, il les conduit en Canaan. Son souvenir est alors conservé par le scribe biblique comme celui du sauveur du peuple monothéiste qui, le premier, sut s'opposer au retour des dieux.
Cet ouvrage est un ensemble de réponses directes et indirectes aux États d'âme de la psychanalyse, conférence que le philosophe Jacques Derrida a donnée lors des États généraux de la Psychanalyse en juillet 2000. Distancée par le monde, les sciences et les techniques, et au lieu de construire une nouvelle perspective épistémologique, la psychanalyse se console par le discours d'un philosophe qui trouve les mots justes pour nommer son angoisse de séparation, là où elle se montre incapable de la dire. Ce livre est construit comme une anatomie de la séparation, de l'angoisse qu'elle génère et des réponses spécifiques que la mythologie, la religion, la philosophie, la science et la psychanalyse lui opposent.
S'interrogeant sur les conditions psychiques d'une réalité neuronale et dégageant les principales réponses de l'humanisme philosophique contemporain face aux avancées de la biologie, l'auteur détecte en celles-ci les formes de méconnaissance des apports de la métapsychologie freudienne.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.