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Moïse et le retour des dieux. Aux origines du conflit entre polythéisme et monothéisme
Huber Gérard
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782296563223
A la lumière des récentes découvertes archéologiques, égyptologiques, linguistiques, mythologiques et psychanalytiques, cet essai éclaire de façon originale les textes de la Bible hébraïque et la Bible araméenne, du Talmud, du Midrash et du Zohar qui sont consacrés à Moshé (Moïse). Prenant plaisir à reconstituer la palimpseste biblique, l'auteur centre son étude sur la querelle théologique qui donne tout son sens au Livre de l'Exode et propose un scénario qui s'affine toujours plus au gré de chacun de ses livres. Les Bnei Israël ("enfants d'Israël") y apparaissent comme des tribus qui apportent leur spécificité au peuple cosmopolite qui s'était rassemblé à Tell-El Amarna à l'appel du premier pharaon monothéiste de l'Histoire, Aménophis IV-Akhenaton. Le haut dignitaire Moïse (Paramessou) est un général d'origine sémite et égyptienne appelé à devenir le pharaon Ramsès Ter. Après la chute d'Akhenaton et de son successeur, Paramessou est, en effet chargé par Toutankhâmon et Aï d'anéantir les dissidents monothéistes. Mais il n'en fait rien. Au contraire, il les conduit en Canaan. Son souvenir est alors conservé par le scribe biblique comme celui du sauveur du peuple monothéiste qui, le premier, sut s'opposer au retour des dieux.
Cet ouvrage est la première biographie en langue française de Mala Zimetbaum (1918-1944), une femme juive polonaise, déportée de Belgique, le 15 septembre 1942, dans le camp d'Auschwitz-Birkenau. Mais c'est aussi une étude qui vise à expliquer la stratégie de cette héroïne qui conquit la confiance de la hiérarchie S.S., dans le but d'aider les femmes juives et non juives à survivre dans ce camp et qui, grâce à son ami Edek Galinski, s'évada pour ébranler le pouvoir concentrationnaire nazi et révéler le grand secret de l'extermination au monde entier. Enfin, c'est une exploration de la grandeur avec laquelle Mala a su transformer sa mort en exemple, puisque, reprise à la frontière slovaque et ramenée au camp, elle est morte, le 15 septembre 1944, en insultant ses assassins. Nourrie de témoignages inédits, d'entretiens avec des rescapés, de descriptions historiques, de photos, d'archives et d'analyses, cette reconstitution raconte, pas à pas, le difficile chemin de cette personnalité exceptionnelle, "au-dessus de la mêlée", qui déconstruit l'image d'impuissance, de résignation et de soumission qui, encore aujourd'hui, et notamment en France, est trop souvent associée aux déportés juifs. A cet effet, l'auteur explique le fonctionnement du mécanismecomplexe de l'identification avec l'agresseur et pourquoi il ne signifie pas inéluctablement la disparition de la distinction entre victimes etbourreaux. A chaque page, des femmes de toutes nationalités détenues dans le camp racontent aussi, à travers Mala, leur solidarité au quotidien, leur combat contre la déshumanisation et pour la conservation de l'espoir.
Luther, Kant, Marx, Heidegger : autant de figures majeures de l'esprit allemand dont la caractéristique est de penser le rapport au vivant en mettant le Juif à la place du mort. L'hallucination du fantôme juif devient le moteur interne d'un discours qui, progressivement, tente de donner ses lettres de noblesse à la détestation, l'euthanasie, la dissolution puis à l'abolition du judaïsme. Il n'en faut pas plus, mais pas moins non plus, pour que l'extermination des Juifs se prépare dans les universités allemandes. Après Hitler, la Shoah, puis la chute du IIIe Reich, le fantôme court toujours. Chez les néo-marxistes et les post-heideggeriens, mais aussi chez les islamistes : inexistence des Juifs, utopie du peuple juif, évidement du signifiant " Juif " et destruction de l'État d'Israël convergent dans la tête de ceux qui -négationnistes et anti-négationnistes ici étrangement réunis - ne s'expliquent pas que le judaïsme ne soit pas mort. Des penseurs qui refusent de soumettre l'esprit allemand à une critique, radicale, tentent d'arraisonner le fantôme et même de lui dire adieu : Levinas, Lyotard, Derrida, Badiou, Baudrillard, Nancy.... mais en vain, car ils évitent l'essentiel du problème : expliquer pourquoi il était dans la nature acritique de l'esprit allemand de justifier le meurtre, et comment il faut y renoncer. Une nouvelle fois, c'est à l'esprit du judaïsme, à nouveaux frais, de donner le courage de ce détournement.
Depuis plus de trente ans, Gérard Huber s'intéresse aux origines d'Israël. Dans ce nouveau livre, il se penche sur une énigme : la découverte, en décembre 1895, par Flinders Petrie, d'une stèle sur laquelle le pharaon Mineptah célèbre sa victoire sur des peuplades en révolte. Car, très vite, cette stèle prend le nom de "Stèle d'Israël". Avec son ami Wilhelm Spiegelberg, Petrie a, en effet, traduit le nom d'une de ces peuplades, "Isiriar", par "Israël". Or, tandis que ces deux savants sont convaincus d'avoir produit la preuve que le récit biblique dit vrai, ils ne prennent pas conscience que ce "billet de naissance" est pour le moins funeste et en contradiction avec la Bible, puisqu'il dit "d'Israël" "qu'il n'a plus de semence". Mais, Gérard Huber ne s'arrête pas à ce constat. Il se rend compte que cette traduction commence à être contestée. C'est alors que, croisant l'essentiel de la littérature égyptologique consacrée à la stèle, il comprend que c'est l'orientation bibliste qui a précédé la lecture égyptologique de cet hapax "Isiriar" et non l'inverse. D'où la question : Si plus "d'Israël" sur la "Stèle de Mineptah", quid des origines d'Israël ? Quelle place pour Abraham et Moïse ? Ce livre répond dans l'esprit de la "science du judaïsme" renouvelée, depuis Spinoza et Freud. Il y est aussi question du devenir de la pensée de Dieu et du combat qu'il convient de mener contre toutes les formes d'antijudaïsme qui contestent au peuple juif le droit de se raconter comme il l'entend.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.