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L'homme dupliqué. Clonage humain, effroi et séduction
Huber Gérard
ARCHIPEL
18,00 €
Épuisé
EAN :9782841872022
En février 1997, l'annonce de la naissance de la brebis Dolly bouleverse les esprits, suscitant fascination ou indignation. Un mot nouveau fait irruption dans notre vocabulaire: "clonage". Cette technique de reproduction, inédite dans l'histoire, sera-t-elle bientôt appliquée à l'homme? Cela constituera-t-il une transgression, et de quelle nature? Faudra-t-il la permettre ou l'interdire, et au nom de quelles valeurs? Autant de questions nouvelles pour les religions, les sciences, la philosophie et la psychanalyse. Pour certains, le clonage représente un espoir médical. Il permettrait de lutter contre la stérilité et de guérir des maladies aujourd'hui incurables. Mais, en détruisant les notions d'hérédité et de filiation, en réveillant le spectre de l'eugénisme, le clonage ne risque-t-il pas de donner corps aux cauchemars préfigurés par le mythe de la mort de Narcisse ou le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley? A travers le clone, l'homme se trouve confronté à un nouveau "stade du miroir". Qu'il tente de le traverser, et l'humanité se divisera peut-être en de nouvelles espèces. Saura-t-elle surmonter cette épreuve?
Luther, Kant, Marx, Heidegger : autant de figures majeures de l'esprit allemand dont la caractéristique est de penser le rapport au vivant en mettant le Juif à la place du mort. L'hallucination du fantôme juif devient le moteur interne d'un discours qui, progressivement, tente de donner ses lettres de noblesse à la détestation, l'euthanasie, la dissolution puis à l'abolition du judaïsme. Il n'en faut pas plus, mais pas moins non plus, pour que l'extermination des Juifs se prépare dans les universités allemandes. Après Hitler, la Shoah, puis la chute du IIIe Reich, le fantôme court toujours. Chez les néo-marxistes et les post-heideggeriens, mais aussi chez les islamistes : inexistence des Juifs, utopie du peuple juif, évidement du signifiant " Juif " et destruction de l'État d'Israël convergent dans la tête de ceux qui -négationnistes et anti-négationnistes ici étrangement réunis - ne s'expliquent pas que le judaïsme ne soit pas mort. Des penseurs qui refusent de soumettre l'esprit allemand à une critique, radicale, tentent d'arraisonner le fantôme et même de lui dire adieu : Levinas, Lyotard, Derrida, Badiou, Baudrillard, Nancy.... mais en vain, car ils évitent l'essentiel du problème : expliquer pourquoi il était dans la nature acritique de l'esprit allemand de justifier le meurtre, et comment il faut y renoncer. Une nouvelle fois, c'est à l'esprit du judaïsme, à nouveaux frais, de donner le courage de ce détournement.
Raconter Freud, au jour le jour, entre feu et cendre, bonheur et souffrance; peindre, sur le vif, le petit Juif errant dans la maison natale de Freiberg, puis, chez lui, à Vienne; camper le jeune ambitieux au lycée, à l'Université, puis dans son cabinet médical, où il découvre l'Inconscient et invente la psychanalyse... Ecrire l'histoire affective et intellectuelle d'un créateur qui se veut au-delà de Goethe et de Nietzsche, mais aussi de Darwin et de Charcot; préciser ses enjeux et décrire ses combats, ses alliances et ses ruptures; montrer comment il ouvre son esprit aux pulsions de vie, puis de mort; dire sa judéité, son combat contre l'antisémitisme, contre la maladie, et sa mort... Voici quelques traits majeurs de cette première biographie psychanalytique de Freud. Soixante-dix ans après sa mort, cette vaste enquête qui croise les souvenirs, les lettres, les archives, les textes autobiographiques, les biographies de nombreux auteurs et toute l'?uvre publiée à ce jour, fait tomber les clichés. Elle tient compte de nombreuses informations et documents que les précédents biographes n'avaient pas exploités... Dans cette biographie, chaque article, chaque essai de l'?uvre de Freud est situé dans la structure de sens qui domine sa vie affective et intellectuelle, au moment où il l'écrit, ce qui la fait apparaître comme une création accompagnée d'une auto-interprétation, comme un roman psychanalytique à visée universelle. Dans le même temps, l'ensemble de ses écrits est relu comme une anticipation et une construction des principales questions de notre temps qui vont de l'avenir de la mémoire à la maîtrise de la technique, en passant par la division intérieure de l'individu, l'avenir de la sexualité et de la mort, la protection de la petite enfance et la survie de l'espèce humaine.
Depuis plus de trente ans, Gérard Huber s'intéresse aux origines d'Israël. Dans ce nouveau livre, il se penche sur une énigme : la découverte, en décembre 1895, par Flinders Petrie, d'une stèle sur laquelle le pharaon Mineptah célèbre sa victoire sur des peuplades en révolte. Car, très vite, cette stèle prend le nom de "Stèle d'Israël". Avec son ami Wilhelm Spiegelberg, Petrie a, en effet, traduit le nom d'une de ces peuplades, "Isiriar", par "Israël". Or, tandis que ces deux savants sont convaincus d'avoir produit la preuve que le récit biblique dit vrai, ils ne prennent pas conscience que ce "billet de naissance" est pour le moins funeste et en contradiction avec la Bible, puisqu'il dit "d'Israël" "qu'il n'a plus de semence". Mais, Gérard Huber ne s'arrête pas à ce constat. Il se rend compte que cette traduction commence à être contestée. C'est alors que, croisant l'essentiel de la littérature égyptologique consacrée à la stèle, il comprend que c'est l'orientation bibliste qui a précédé la lecture égyptologique de cet hapax "Isiriar" et non l'inverse. D'où la question : Si plus "d'Israël" sur la "Stèle de Mineptah", quid des origines d'Israël ? Quelle place pour Abraham et Moïse ? Ce livre répond dans l'esprit de la "science du judaïsme" renouvelée, depuis Spinoza et Freud. Il y est aussi question du devenir de la pensée de Dieu et du combat qu'il convient de mener contre toutes les formes d'antijudaïsme qui contestent au peuple juif le droit de se raconter comme il l'entend.
Tout le monde croît connaître Jacques et Bernadette Chirac. Mais qui sont-ils vraiment ? Deux conquérants que tout opposait au départ, embarqués pour une épopée qui les mènera de Sciences-Po au sommet du pouvoir, en passant par la Corrèze, Matignon, l'Hôtel de ville de Paris, le quai Branly. Cinquante ans plus tard, en mai 2007, ils jettent l'ancre. L'homme, qui a dit non à la guerre en Irak, se consacre au dialogue des cultures et à la sauvegarde de la planète. L'ex-première dame se bat pour les adolescents anorexiques, comme leur fille, Laurence. Jacques, "l'ex-président préféré des Français", révèle un coin de son jardin secret : les arts premiers. Mais aussi sa solitude. Jocelyne Sauvard nous invite à suivre la trajectoire de ce couple fascinant, soudé par six décennies d'épreuves, de chagrins et de victoires.
En 1963, Sheila décrète que l'école est finie. Sa carrière débute... Cinq décennies après, elle se retourne sur sa carrière, et sur sa vie. On sait sa passion pour la danse, qui a rythmé son existence depuis qu'enfant elle rêva d'être petit rat de l'Opéra. Twist, yé-yé, pop, disco: elle a traversé toutes les modes et conservé intact sa popularité.Les moments de doute, pourtant, n'ont pas manqué. Mais Sheila a toujours rebondi, retrouvant le chemin des studios et la joie de vivre.Amitiés fortes, grandes rencontres, coups durs... Sheila refait ici le parcours de sa vie. En toute sincérité.
On le savait peu, mais Moustaki (1934-2013) était le chanteur français le plus demandé à l'étranger. On le croyait à la retraite ou au soleil, alors qu'il n'arrêtait pas de chanter, du Japon au Canada, mais aussi de composer, d'enregistrer, de peindre et d'écrire. Moustaki, c'est "Milord", dont Piaf fit un succès, "Sarah", que Reggiani détaillait comme une saynète et, bien sûr, "Le Métèque" qui le rendit célèbre. C'est aussi "Ma liberté", "Votre fille a vingt ans", "Ma solitude", "Il est trop tard". des dizaines de chansons qui sont autant de standards. Louis-Jean Calvet est remonté aux origines, à cette ville d'Alexandrie où Moustaki est né, pour suivre les fils des influences, des amitiés, des rencontres : le cours d'une vie. Mais ce livre est plus qu'une biographie : il scrute l'ouvre, les musiques, il fait parler les témoins (dont l'auteur), il est à l'écoute des hésitations, des choix de vie, des engagements. Calvet réserve ici la place qu'elle mérite à Yui Hamauzu, sa dernière compagne japonaise, qu'il a longuement interviewée, afin de raconter les "années de résilience" 2008-2013.
On se souvient du "pornographe" un peu canaille, amateur de chansons paillardes, brocardant les putains, les pucelles et les femmes faciles. On n'a pas oublié le misogyne fustigeant les emmerdantes et les casseuses. Mais qui fut vraiment Georges Brassens (1921-1981) ? Coureur de jupons ou " fidèle absolu" ? Tendre canaille ou amoureux transi ? Tous à la fois ! En fin connaisseur, il a chanté la femme à tous les âges de la vie, et dans tous ses états, qu'elle soit épouse modèle ou veuve éplorée, adolescente ou fille publique et nous a dressé un bel inventaire de ses vices et vertus. Ce livre invite à rencontrer le troubadour sétois au petit air frondeur à travers les femmes qui ont marqué sa vie : sa mère Elvira, sa compagne Joha Heyman, la Jeanne et sa célèbre canne, mais aussi ses amours d'adolescent, les femmes mariées de ses années de vache maigre, la " princesse amoureuse du croque-note " débutant, les chanteuses qui firent ses premières parties, bref toutes "les jolies fleurs et les peaux de vache" .