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Henry Bulawko (1918-2011). Une vie après la vie
Huber Gérard ; Delanoë Bertrand
BORD DE L EAU
24,00 €
Épuisé
EAN :9782356871718
Biographie d'un acteur majeur de l'organisation des mouvements juifs laïcs en France et de la création des commémorations officielles, Une vie après la vie permet, à partir du récit de la vie d'Henry Bulawko, de se plonger dans la grande histoire du XXe siecle à travers des problématiques peu connues du public. A l'appui de nombreux témoignages, Gérard Huber retrace les deux vies d'Henry Bulawko, celle qui par sa naissance le conduit inexorablement à Auschwitz, l'autre qui, du fait de son espérance, proclame qu'il existe une vie après Auschwitz. Né dans une famille juive religieuse, Henry Bulawko rejoint très vite un mouvement sioniste de gauche, le hachomer hatzair, puis s'implique dans les réseaux de solidarité juive qui le mènent à entrer en résistance au centre de la rue Amelot, en liaison avec les jeunes juifs communistes de la MOI. Arrêté le 19 novembre 1942, déporté à Auschwitz en juillet 1943, libéré par l'armée soviétique, il rentre à Paris en mai 1945. Journaliste, auteur de nombreux ouvrages parfois humoristiques, il se consacre immédiatement au travail de mémoire, ce qui en fait un des interlocuteurs privilégiés de l'Etat Français désireux de faire repentance. Infatigable témoin, combattant le négationnisme, oeuvrant pour la reconnaissance spécifique du génocide juif, travaillant à la renaissance et à la diffusion de la langue yiddish, il crée à Paris le cercle Bernard Lazare et fonde les amis de Shalom Archav, comme bâtisseur de paix. Au-delà d'un témoignage et d'une leçon de vie, c'est un destin qui est ici évoqué, comme Gérard Huber l'avait déjà fait à propos de Mala Zimetbaum, dont Henry Bulawko avait préfacé la biographie.
Depuis plus de trente ans, Gérard Huber s'intéresse aux origines d'Israël. Dans ce nouveau livre, il se penche sur une énigme : la découverte, en décembre 1895, par Flinders Petrie, d'une stèle sur laquelle le pharaon Mineptah célèbre sa victoire sur des peuplades en révolte. Car, très vite, cette stèle prend le nom de "Stèle d'Israël". Avec son ami Wilhelm Spiegelberg, Petrie a, en effet, traduit le nom d'une de ces peuplades, "Isiriar", par "Israël". Or, tandis que ces deux savants sont convaincus d'avoir produit la preuve que le récit biblique dit vrai, ils ne prennent pas conscience que ce "billet de naissance" est pour le moins funeste et en contradiction avec la Bible, puisqu'il dit "d'Israël" "qu'il n'a plus de semence". Mais, Gérard Huber ne s'arrête pas à ce constat. Il se rend compte que cette traduction commence à être contestée. C'est alors que, croisant l'essentiel de la littérature égyptologique consacrée à la stèle, il comprend que c'est l'orientation bibliste qui a précédé la lecture égyptologique de cet hapax "Isiriar" et non l'inverse. D'où la question : Si plus "d'Israël" sur la "Stèle de Mineptah", quid des origines d'Israël ? Quelle place pour Abraham et Moïse ? Ce livre répond dans l'esprit de la "science du judaïsme" renouvelée, depuis Spinoza et Freud. Il y est aussi question du devenir de la pensée de Dieu et du combat qu'il convient de mener contre toutes les formes d'antijudaïsme qui contestent au peuple juif le droit de se raconter comme il l'entend.
En février 1997, l'annonce de la naissance de la brebis Dolly bouleverse les esprits, suscitant fascination ou indignation. Un mot nouveau fait irruption dans notre vocabulaire: "clonage". Cette technique de reproduction, inédite dans l'histoire, sera-t-elle bientôt appliquée à l'homme? Cela constituera-t-il une transgression, et de quelle nature? Faudra-t-il la permettre ou l'interdire, et au nom de quelles valeurs? Autant de questions nouvelles pour les religions, les sciences, la philosophie et la psychanalyse. Pour certains, le clonage représente un espoir médical. Il permettrait de lutter contre la stérilité et de guérir des maladies aujourd'hui incurables. Mais, en détruisant les notions d'hérédité et de filiation, en réveillant le spectre de l'eugénisme, le clonage ne risque-t-il pas de donner corps aux cauchemars préfigurés par le mythe de la mort de Narcisse ou le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley? A travers le clone, l'homme se trouve confronté à un nouveau "stade du miroir". Qu'il tente de le traverser, et l'humanité se divisera peut-être en de nouvelles espèces. Saura-t-elle surmonter cette épreuve?
Cet ouvrage est un ensemble de réponses directes et indirectes aux États d'âme de la psychanalyse, conférence que le philosophe Jacques Derrida a donnée lors des États généraux de la Psychanalyse en juillet 2000. Distancée par le monde, les sciences et les techniques, et au lieu de construire une nouvelle perspective épistémologique, la psychanalyse se console par le discours d'un philosophe qui trouve les mots justes pour nommer son angoisse de séparation, là où elle se montre incapable de la dire. Ce livre est construit comme une anatomie de la séparation, de l'angoisse qu'elle génère et des réponses spécifiques que la mythologie, la religion, la philosophie, la science et la psychanalyse lui opposent.
Comment les acteurs, dans le cadre de leur travail, définissent et perçoivent la rationalité économique et quelle place occupe-t-elle dans le rapport au travail ? A partir de deux univers opposés apriori, le secteur de l'industrie automobile et l'hôpital public, cette recherche tente de comprendre ce que l'économie fait au travail. Elle appréhende la rationalité économique comme une composante de l'activité et analyse comment les acteurs l'intègrent, s'en arrangent ou la contestent. Les deux univers retenus proposent différentes facettes de la rationalité économique, tour à tour perçue comme une entrave au travail, elle abime l'activité ; comme une de ses composantes qui ne saurait supplanter les règles de l'art et les savoirs faire ; et enfin comme une dimension morale qui permet de mettre fin à l'activité, elle fixe les limites entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Ces trois manières d'éprouver la rationalité économique se combinent plus qu'elles opposent. Elles viennent d'abord rappeler que le rapport au travail n'est pas seulement donné par des éléments objectifs de la situation. Le travail est aussi le fruit de l'action des acteurs capables de rendre compte de ce qu'ils font.
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.
Tantôt décrié, tantôt encensé, le revenu de base apparaît comme l'une des principales utopies d'un XXIe siècle où la fin de la croissance économique, les mutations du travail et les transformations de la société nous obligent à réviser nos logiciels de pensée. Loin de n'être qu'un phénomène de mode, le revenu de base s'inscrit dans une tradition historique ancienne qui prend sa source dans la Révolution française. Une ligne de force est ainsi repérable sur deux siècles, qui alterne lueurs et éclipses, pour proposer des solutions aux défis de nos sociétés, successivement : la question agraire, la révolution industrielle et la société postindustrielle. Timothée Duverger suit ainsi la piste du droit au revenu et se concentre en particulier sur les trois grandes démocraties libérales, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Il croise tour à tour le radicalisme britannique, le socialisme utopique au XIXe siècle, les propositions de crédit social puis de dividende social dans l'entre-deux-guerres en Grande-Bretagne, le débat sur l'impôt négatif dans les Etats-Unis des années 1970, l'essor d'un mouvement européen autour de l'allocation universelle dans les années 1980, l'émergence contemporaine du débat en France, avant de terminer ce voyage par un tour du monde des expérimentations. A l'issue de cette exploration, une conclusion s'impose : le revenu de base, quels que soient sa forme, le moment ou le lieu où il est conçu, interroge toujours nos sociétés démocratiques et l'autonomie de l'individu dans une reconfiguration permanente des rapports entre l'économie et la société. Le revenu de base se présente bien comme l'une des utopies à expérimenter pour ouvrir une brèche vers le nouveau monde qui tarde à naître.
Cet ouvrage propose : 1°) Un état de la recherche en matière de complotisme (surtout du point de vue psychologique - domaine dans lequel de nombreuses recherches ont été menées ces dernières années et dont il n'existe pas de synthèse grand public) ? 2°) Liens entre complotisme , antisémitisme et islamophobie (C'est toujours le Mossad qui est derrière; Eurabia) ? 3°) Repenser le complotisme à l'ère des medias sociaux (les classiques du sujet datent d'avant Facebook) ? 4°) Pourquoi la lutte contre le complotisme est-elle condamnée à l'échec.