Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La Documentation photographique N° 8101, septembre-octobre 2014 : La IIIe République. La République
Houte Arnaud-Dominique
CNRS EDITIONS
11,50 €
Épuisé
EAN :3303331281016
La Troisième République naît d'une défaite militaire, celle de 1870 ; elle meurt dans un débâcle, celle de 1940. Mais c'est à l'aube d: la Grande Guerre que nous avons choisi d: clore ce dossier, un tournant dans l'histoire longue de cette République. Dans les années 1870-1914 s'ancrent les fondements du modèle républicain : la petite propriété, le droit de vote, l'école pour tous, la laïcité, la foi dans le progrès.. Villes et campagnes entrent dans une ère de modernité qui coïncide avec le début du XXe siècle, cette "Belle Epoque" mythifiée Sans en méconnaître les apports, bien réels, l'historiographie récente donne une image plus nuancée de cette période, entre lumières et ombres. Traversée de tensions et de conflits, la Troisième République ne fut pas un âge d'or. Le combat pour la "défense républicaine" y est constant, la place des femmes fort réduite. La France d'alors est aussi celle de l'exploitation coloniale, les mouvements sociaux y sont réprimés, les marginaux exclus. Aujourd'hui, ce passé à la fois lointain et proche résonne avec nombre de débats de société contemporains. Est-ce pour cette raison que la Troisième République est inscrite au programme de nombreux concours ?
Cette publication conclut une trilogie, commencée avec Gendarmerie, Etat et société au XIXe siècle Publications de la Sorbonne, 2002) et prolongée par Soldats de la loi. La gendarmerie au XXe siècle PUPS, 2010). Où aller pour ne plus trouver de gendarmes se lamente George Sand, en1841 ! Certainement pas dans les dizaines de pays où des gendarmeries ont été installées, sous différents noms Carabinieri, Guardia civil, etc.), au cours des deux derniers siècles. Qu?est-ce que cette expansion nous apprend sur le rôle de cette force publique originale et sur l?audience internationale d?un modèle policier français, devenu, dès la fin du XVIIIe siècle, l?un des modèles policiers européens ? La réponse à ces questions se situe au carrefour de l?histoire des polices, de l?armée, des relations internationales, de la colonisation et de la décolonisation, de la réorganisation de l?Europe après l?effondrement de l?empire soviétique et des politiques de sécurité, qu?une analyse faisant appel à l?histoire, la sociologie, les sciences politiques et le droit permet de saisir dans son ensemble. Initiée par la Révolution et l?Empire, l?exportation du prototype français contribue à la recréation de nombreuses gendarmeries dans le monde. De la colonisation aux actuelles OPEX, la diffusion internationale des Pandores, puis des "soldats de la loi" qui leur succèdent, est également le fruit des interventions de la Guardia civil, des Carabinieri et des autres corps de gendarmes européens.
Résumé : L' originalité de cette synthèse repose sur un triple choix : traiter à parts égales Paris, province et colonies ; accorder toute leur place aux destins individuels des hommes et des femmes ; articuler l'histoire sociale et culturelle au récit politique. Il s'agit de rendre leur éclat, leur jeunesse et leur indétermination aux débats et aux choix d'une République qui mûrit dans une France transformée par une modernisation accélérée. Ce livre parle donc d'une société hantée par le spectre de la division et d'un régime qui se vit comme fragile et menacé. De 1871 à 1914, il raconte "le triomphe de la République", sans en occulter les limites ni en négliger les difficultés, mais en rendant justice tant à sa force combative qu'à son sens de la pédagogie et du consensus.
Résumé : "Gare aux voleurs", "Ne tentez pas les pickpockets", "Protégez votre foyer", "Ne soyez pas cambriolable"... Ces slogans alarmistes qui saturent notre paysage sonore et visuel depuis plusieurs décennies témoignent d'une sensibilité aiguë au vol dont ce livre veut comprendre les fondements et les recompositions du XIXe siècle à nos jours. Il s'ouvre au lendemain de la révolution de 1830, dans une France qui célèbre la propriété, quand s'impose une morale dure aux voleurs, appuyée par une justice impitoyable. La protection des biens inspire des politiques de sécurité publique et des pratiques de surveillance privée (les serrures se renforcent, les chiens aboient, les voisins épient). Solidement enraciné, ce consensus propriétaire résiste au défi des contestations politiques, des crises et des guerres du XXe siècle, mais il cède sous la pression des mutations sociales et culturelles qui s'accélèrent avec les années 1960-1970. Au temps des assurances et de la consommation de masse, le vol n'est plus la menace prioritaire ; plus banal, il n'en reste pas moins le principal facteur de l'insécurité moderne. Fondé sur de foisonnantes sources originales, ce livre explore deux siècles d'histoire de France dans ses aspects les plus méconnus ; sous les auspices d'Arsène Lupin et de Jean Valjean, il s'intéresse autant aux exploits criminels des bandes organisées qu'aux menus larcins des voleurs de poules (ou même de livres) ; il questionne aussi bien le statut disputé des objets trouvés que le drame des pillages par temps de guerre. Essai érudit et enlevé, il éclaire notre rapport complexe à la propriété et au vol pour expliquer les enjeux contemporains de la sécurité.
Paris, 1889 : la tour Eiffel éclaire la Ville Lumière. La Belle Epoque qui s'annonce est faite de progrès technique, de prospérité économique, de démocratie politique et de grandeur diplomatique. Mais la modernité a sa part d'ombre. Loin d'être cachée ou refoulée, la peur est au coeur de l'imaginaire des hommes et des femmes de 1900 : les meurtres, les mauvais coups des "apaches" , les accidents spectaculaires, les épidémies, les attentats anarchistes, les manifestations réprimées dans le sang et les menaces plus ou moins fantasmées envahissent la presse. De l'Exposition universelle de 1889 à la mobilisation générale de l'été 1914, Arnaud-Dominique Houte étudie les dangers et les angoisses de la société française. C'est l'imaginaire de la Belle Epoque qui se révèle dans une formidable traversée de la France de 1900.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.